Longueuil est l’un des marchés immobiliers les plus stratégiques du Grand Montréal : deuxième agglomération en importance de la région métropolitaine, reliée à la métropole par le métro, les ponts et bientôt le REM, elle offre un accès direct à Montréal tout en restant nettement plus abordable — une maison unifamiliale y coûte en moyenne des dizaines de milliers de dollars de moins que sur l’île. Au 1er trimestre 2026, le prix médian d’une maison unifamiliale à Longueuil s’établissait autour de 540 000 $, en hausse d’environ 5,9 % sur un an, contre bien plus cher à Montréal — un écart qui peut dépasser 250 000 $ pour une propriété comparable. La copropriété, plus accessible, se situe autour de 360 000 à 405 000 $, et les plex (duplex autour de 670 000 $, triplex encore plus) demeurent très recherchés des investisseurs et des acheteurs-occupants. Portée par sa proximité avec Montréal, l’arrivée du REM qui fait grimper les prix près des futures stations, et une abordabilité qui séduit familles et premiers acheteurs, Longueuil conjugue accessibilité et dynamisme. Mais derrière la moyenne se cachent des réalités très différentes selon les arrondissements : le Vieux-Longueuil, prisé et patrimonial, n’a pas le même profil que Saint-Hubert ou Greenfield Park, plus abordable. Ce guide dresse le portrait complet du marché longueuillois : les prix par segment, la comparaison avec Montréal et les marchés voisins, les arrondissements et leurs particularités, les tendances structurantes (dont le REM), et des stratégies concrètes pour acheteurs, vendeurs et investisseurs. Les chiffres cités sont des ordres de grandeur récents : le marché évolue vite, alors validez toujours les données à jour auprès des sources officielles (APCIQ, Centris) avant de décider.
Longueuil, deuxième agglomération du Grand Montréal, conjugue accès à la métropole (métro, ponts, bientôt le REM) et abordabilité : une unifamiliale y coûte des dizaines de milliers de dollars de moins qu’à Montréal. Prix médian autour de 540 000 $, marché favorable aux vendeurs. Ce guide couvre les prix par segment, les arrondissements, le facteur REM et les stratégies pour acheteurs, vendeurs et investisseurs, avec des données récentes à valider auprès des sources officielles.
Sommaire
- Portrait du marché de Longueuil
- Les prix médians par segment
- Comparaison avec Montréal et les voisins
- Les arrondissements et leurs particularités
- Tendances récentes et facteurs structurants
- Stratégies pour les acheteurs
- Stratégies pour les vendeurs
- Le segment investissement locatif
- Perspectives pour la suite
- Erreurs fréquentes
- FAQ
- Sources officielles
Portrait du marché de Longueuil
Pour comprendre le marché longueuillois, il faut d’abord saisir le poids et la position de cette ville dans le Grand Montréal. Longueuil n’est pas une banlieue parmi d’autres, mais un pôle majeur.
Située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, face à Montréal, Longueuil est la deuxième agglomération en importance de la région métropolitaine de Montréal et un centre urbain majeur de la Montérégie. Reliée à la métropole par le pont Jacques-Cartier, le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine, le métro (ligne jaune) et bientôt le REM, elle combine un riche patrimoine historique à un marché immobilier diversifié et recherché.
Le marché de Longueuil se caractérise par :
- Une position stratégique — Face à Montréal, reliée par le métro, les ponts et bientôt le REM.
- Un statut de pôle majeur — Deuxième agglomération du Grand Montréal, centre de la Montérégie.
- Un parc immobilier varié — Des propriétés patrimoniales du Vieux-Longueuil aux condos modernes.
- Une abordabilité relative — Nettement plus accessible que l’île de Montréal.
Longueuil est la deuxième agglomération en importance du Grand Montréal, reliée à la métropole par le métro, les ponts et bientôt le REM. Cette accessibilité, combinée à une abordabilité nettement supérieure à celle de l’île, en fait un marché de choix pour les familles et les premiers acheteurs.
Ce positionnement explique l’attrait durable de Longueuil : on y accède facilement aux emplois et aux services de Montréal, sans en payer les prix. La ville séduit autant les familles que les premiers acheteurs et les navetteurs. Cette dynamique s’inscrit dans celle, plus large, de la Rive-Sud de Montréal, dont Longueuil est le cœur. Voyons les prix concrets par segment.
Les prix médians par segment
Les prix varient sensiblement selon le type de propriété. Voici un portrait des ordres de grandeur récents pour les principaux segments du marché longueuillois.
La maison unifamiliale, segment le plus demandé, affichait un prix médian d’environ 540 000 $ au 1er trimestre 2026 (en hausse de près de 6 % sur un an). La copropriété, porte d’entrée du marché, se situe autour de 360 000 à 405 000 $. Les plex sont recherchés : le duplex autour de 670 000 à 700 000 $, le triplex autour de 900 000 $. Les délais de vente sont courts (de l’ordre de 32 à 35 jours).
Voici des ordres de grandeur récents par segment :
| Segment | Prix (ordre de grandeur récent) |
|---|---|
| Maison unifamiliale (médian) | Environ 540 000 $ |
| Copropriété | Environ 360 000 à 405 000 $ |
| Duplex | Environ 670 000 à 700 000 $ |
| Triplex | Environ 900 000 $ |
Ces chiffres sont des ordres de grandeur récents qui évoluent d’un trimestre à l’autre. On notera l’écart important entre le prix médian (APCIQ) et le prix moyen (souvent plus élevé, tiré par les propriétés haut de gamme), d’où l’intérêt de bien comprendre ces indicateurs. La copropriété reste la porte d’entrée la plus accessible, tandis que les plex atteignent des sommets. Pour interpréter ces statistiques, notre guide pour lire un rapport de l’APCIQ ou de la SCHL est un complément utile. Ces prix prennent tout leur sens en comparaison avec Montréal.
Comparaison avec Montréal et les voisins
Le principal argument de Longueuil se révèle dans la comparaison avec Montréal : l’écart de prix est l’un de ses plus grands attraits. Regardons-le de près.
À Longueuil, une maison unifamiliale médiane coûte autour de 540 000 $, contre nettement plus à Montréal (où l’unifamiliale peut approcher 800 000 $ dans plusieurs secteurs) : l’économie peut dépasser 250 000 $ pour une propriété comparable, soit une différence majeure sur le paiement mensuel. Longueuil reste toutefois plus chère que des marchés plus éloignés, tout en offrant un accès direct à la métropole.
En comparaison, Longueuil se situe ainsi :
- Bien plus abordable que Montréal — Un écart qui peut dépasser 250 000 $ sur une unifamiliale comparable à Montréal.
- Au cœur de la Rive-Sud — Le pôle principal de la Rive-Sud de Montréal.
- Comparable à Laval — Une dynamique de banlieue proche de celle de Laval, de l’autre côté de l’île.
- Un accès direct à la métropole — Métro et bientôt REM, ce que n’ont pas les marchés éloignés.
- Un profil de pôle de rive — Comparable, dans sa logique, à Lévis face à Québec.
L’argument massue de Longueuil : une unifamiliale médiane y coûte autour de 540 000 $, contre bien plus à Montréal. L’écart peut dépasser 250 000 $ pour une propriété comparable — avec, en prime, le métro et bientôt le REM pour accéder à la métropole.
Cette comparaison éclaire l’attrait de Longueuil : l’accès direct à Montréal (via le métro, unique sur la Rive-Sud, et bientôt le REM) combiné à des prix bien inférieurs à ceux de l’île. C’est ce qui en fait un marché de choix pour ceux qui travaillent à Montréal mais veulent plus d’espace pour leur argent. L’écart de prix se traduit par un revenu requis nettement moindre pour se qualifier. Au-delà des moyennes, chaque arrondissement de Longueuil a sa personnalité.
Les arrondissements et leurs particularités
Longueuil est composée de trois arrondissements aux profils bien distincts, et cette diversité est essentielle à comprendre pour cibler sa recherche. Les prix et l’ambiance y varient nettement.
Longueuil compte trois arrondissements : le Vieux-Longueuil (le plus central, patrimonial et prisé, souvent le plus cher, proche du métro et du futur REM), Saint-Hubert (plus étendu, résidentiel et familial, souvent plus abordable), et Greenfield Park (le plus abordable, à caractère anglophone historique). Chacun a son ambiance, ses prix et son accès aux transports.
Les trois arrondissements de Longueuil :
- Le Vieux-Longueuil — Le plus central et patrimonial, souvent le plus cher ; proche du métro et du futur REM.
- Saint-Hubert — Vaste, résidentiel et familial, généralement plus abordable ; bon compromis espace-prix.
- Greenfield Park — Le secteur le plus abordable, au caractère historique distinct.
- Les secteurs près du REM — Une prime de prix pour la proximité des futures stations.
Longueuil n’est pas un marché uniforme : le Vieux-Longueuil (central, patrimonial, souvent le plus cher), Saint-Hubert (vaste, familial, bon rapport espace-prix) et Greenfield Park (le plus abordable) ont des prix et des ambiances très différents. On analyse par arrondissement, pas sur la moyenne globale.
Cette diversité permet à chaque acheteur de trouver un secteur adapté à ses priorités : cachet et centralité (Vieux-Longueuil), espace familial (Saint-Hubert), ou budget serré (Greenfield Park). Les écarts de prix entre arrondissements sont significatifs, d’où l’importance de bien cibler. Peu importe le secteur, une inspection préachat rigoureuse reste indispensable avant tout achat. Ces choix s’inscrivent dans des tendances de marché plus larges, dont une très structurante : le REM.
Tendances récentes et facteurs structurants
Plusieurs forces façonnent le marché longueuillois, et l’une d’elles est propre à Longueuil : l’arrivée du REM. Ces facteurs éclairent la trajectoire du marché.
Le marché est porté par la proximité de Montréal, l’abordabilité relative qui attire les acheteurs chassés des prix de l’île, un inventaire limité, des taux d’intérêt stabilisés, et surtout l’arrivée du Réseau express métropolitain (REM) : les secteurs proches des futures stations ont vu leurs prix grimper plus vite que la moyenne, un effet de valorisation lié au transport structurant.
Les principaux facteurs structurants sont :
- L’effet REM — Les secteurs proches des futures stations se valorisent plus vite que la moyenne.
- L’abordabilité relative — Attire les acheteurs repoussés par les prix de Montréal.
- L’inventaire limité — Une offre restreinte qui soutient les prix, comme partout au Québec.
- La stabilité des taux — Des taux hypothécaires sous leurs sommets, favorables aux projets.
Ces facteurs se combinent pour maintenir un marché dynamique et favorable aux vendeurs. L’effet REM est particulièrement notable : le transport structurant valorise durablement les secteurs desservis, un phénomène observé dans les grandes agglomérations. Pour un acheteur, cibler un secteur proche d’une future station peut être un pari de valorisation, mais qui se paie déjà en partie. Ce contexte a des implications concrètes selon qu’on achète ou qu’on vend. Commençons par les acheteurs.
Stratégies pour les acheteurs
Dans un marché favorable aux vendeurs, les acheteurs doivent être bien préparés pour réussir. Voici les stratégies clés à Longueuil.
Face à un marché tendu, l’acheteur a intérêt à obtenir une préapprobation hypothécaire avant de magasiner, à comparer les arrondissements pour trouver le meilleur rapport qualité-prix, à profiter des programmes d’aide aux premiers acheteurs (l’écart de prix avec Montréal réduit le revenu requis pour se qualifier), et à considérer la proximité future du REM. La rigueur (inspection, conditions) reste essentielle.
Les stratégies gagnantes pour les acheteurs :
- La préapprobation d’abord — Une préapprobation hypothécaire fixe le budget et crédibilise l’offre.
- Comparer les arrondissements — Greenfield Park pour le budget, Saint-Hubert pour l’espace, Vieux-Longueuil pour la centralité.
- Utiliser les programmes d’aide — Le CELIAPP, le RAP et les programmes pour premiers acheteurs.
- Ne pas sacrifier la rigueur — Maintenir l’inspection et les vérifications malgré la concurrence.
Bien se préparer fait toute la différence dans un marché concurrentiel. L’abordabilité relative de Longueuil est un atout majeur pour les premiers acheteurs : le revenu requis pour se qualifier y est nettement inférieur à celui de Montréal. Mais la vitesse ne doit jamais faire oublier les protections essentielles, comme l’inspection et une promesse d’achat bien rédigée. Pour un premier achat, notre guide de la première maison détaille chaque étape. Les vendeurs, eux, font face à une dynamique différente.
Stratégies pour les vendeurs
Le marché favorise les vendeurs, mais une bonne stratégie reste nécessaire pour maximiser le résultat. Voici comment tirer parti des conditions actuelles à Longueuil.
Dans un marché de vendeurs, il est tentant de croire que tout se vend facilement, mais une bonne préparation maximise le prix et la rapidité. Un prix d’affichage réaliste appuyé sur des comparables du bon arrondissement, une présentation soignée, et la mise en valeur des atouts (proximité du métro ou du REM) restent essentiels. Même dans un marché favorable, une propriété surévaluée peut stagner.
Les stratégies gagnantes pour les vendeurs :
- Un prix stratégique — Appuyé sur des comparables récents du bon arrondissement (les écarts sont grands).
- Mettre en valeur les atouts — Proximité du métro, du futur REM, des services.
- Une présentation soignée — Petites rénovations rentables pour séduire.
- Le bon moment — Profiter des périodes de forte demande, souvent au printemps.
Même dans un marché favorable, la préparation reste payante. Un atout propre à Longueuil : la proximité du métro ou d’une future station du REM est un argument de vente fort, à mettre en avant. Un prix réaliste appuyé sur des comparables du bon arrondissement attire plus d’acheteurs et peut générer des offres multiples. Notre guide pour vendre sa propriété détaille l’ensemble de la démarche. Au-delà des résidences, Longueuil intéresse aussi les investisseurs.
Le segment investissement locatif
Longueuil présente un intérêt marqué pour l’investissement locatif, porté par sa démographie et son accès à Montréal. Voici ce qu’il faut savoir sur ce segment.
Le marché des plex (duplex, triplex, quadruplex) est très dynamique à Longueuil, soutenu par une forte demande locative (proximité de Montréal, du métro, présence étudiante et de jeunes professionnels). Les prix des plex ont atteint des niveaux élevés (duplex autour de 670 000 à 700 000 $, triplex autour de 900 000 $), à l’image de la tendance provinciale où les plex demeurent très recherchés.
Pour l’investissement locatif à Longueuil, retenons :
- Un marché de plex très actif — Duplex, triplex et quadruplex très recherchés, à des prix élevés.
- Une demande locative forte — Proximité de Montréal, du métro, présence étudiante et professionnelle.
- L’analyse de rentabilité — Calculer le rendement d’un plex avant d’acheter, vu les prix élevés.
- L’option propriétaire-occupant — Habiter un logement et louer les autres, stratégie d’entrée prisée.
Longueuil offre des occasions intéressantes pour l’investisseur, mais les prix élevés des plex imposent une analyse rigoureuse de la rentabilité. La formule du propriétaire-occupant (habiter une unité, louer les autres) est particulièrement pertinente ici : avec un loyer couvrant une partie du paiement, le coût net d’habitation peut devenir très avantageux, surtout pour un premier achat. Comme toujours, il faut éviter les erreurs classiques des nouveaux investisseurs en calculant précisément les chiffres. Ces occasions s’apprécient à la lumière des perspectives.
Perspectives pour la suite
Que réserve l’avenir au marché longueuillois ? Plusieurs tendances se dégagent, dont l’effet continu du REM. Voyons ce qui se profile.
Les analystes anticipent une poursuite de la hausse des prix à Longueuil en 2026 (la SCHL évoquait une progression de l’ordre de 4 à 6 %), soutenue par l’inventaire limité et la demande. L’effet REM devrait continuer de valoriser les secteurs desservis. L’activité pourrait se normaliser légèrement, mais la pression sur les prix devrait persister tant que l’offre reste insuffisante.
Pour la suite, les grandes tendances sont :
- Une croissance des prix qui se poursuit — De l’ordre de 4 à 6 % anticipé pour 2026.
- L’effet REM continu — Une valorisation durable des secteurs proches des stations.
- Un inventaire toujours limité — Le principal moteur de la hausse, qui devrait persister.
- Une activité qui se normalise — Après des sommets, sans effondrement attendu.
À retenir sur Longueuil : accès direct à Montréal (métro, bientôt REM) et abordabilité relative en font un marché de choix. Analysez par arrondissement (Vieux-Longueuil, Saint-Hubert, Greenfield Park), car les écarts sont grands. Acheteurs, préparez-vous sans sacrifier l’inspection ; vendeurs, un prix réaliste et la mise en valeur de la proximité du transport restent la clé.
Ces perspectives suggèrent un marché qui reste porteur pour les vendeurs et exigeant pour les acheteurs, avec le REM comme facteur de valorisation à long terme. L’inventaire limité demeure déterminant : tant qu’il persiste, les prix restent soutenus. Ces projections restent des estimations dépendant de l’évolution économique. Pour une vue d’ensemble de la province, notre analyse du marché immobilier québécois en 2026 complète ce portrait local. Voyons maintenant les erreurs à éviter.
Erreurs fréquentes
L’erreur la plus courante consiste à traiter Longueuil comme un marché uniforme. En réalité, les trois arrondissements (Vieux-Longueuil, Saint-Hubert, Greenfield Park) ont des prix et des ambiances très différents. Se fier au prix médian global sans regarder l’arrondissement visé mène à des attentes irréalistes. Il faut analyser le marché arrondissement par arrondissement.
Une autre erreur fréquente, côté acheteur, est de magasiner sans préapprobation. Dans un marché tendu et rapide, une bonne propriété peut partir en quelques jours. Sans préapprobation hypothécaire, on perd du temps et de la crédibilité face aux vendeurs. La préapprobation est la première étape, avant même de commencer à visiter.
Beaucoup commettent l’erreur de sous-estimer ou surpayer l’effet REM. La proximité d’une future station valorise un secteur, mais cette prime est souvent déjà intégrée aux prix. Acheter en pensant réaliser une plus-value automatique, sans vérifier si le prix reflète déjà cet avantage, peut mener à surpayer. Il faut évaluer si la prime REM est justifiée au prix demandé.
Côté vendeur, surévaluer en pensant que « tout se vend » est une erreur classique. Même dans un marché favorable, une propriété surévaluée stagne et finit souvent par se vendre moins cher. Un prix réaliste, appuyé sur des comparables récents du bon arrondissement, attire plus d’acheteurs et peut générer des offres multiples.
Enfin, une erreur répandue est de sacrifier l’inspection préachat à cause de la concurrence. Dans un marché rapide, la tentation est grande de renoncer à l’inspection pour rendre son offre plus attrayante. C’est risqué : l’inspection protège contre des défauts coûteux. Mieux vaut une protection maintenue qu’une aubaine qui tourne au cauchemar.
FAQ
Quel est le prix d’une maison à Longueuil en 2026 ?
Selon les données de l’APCIQ pour le 1er trimestre 2026, le prix médian d’une maison unifamiliale à Longueuil s’établissait autour de 540 000 $, en hausse d’environ 5,9 % sur un an. Les copropriétés sont plus abordables, autour de 360 000 à 405 000 $, et les duplex se négocient autour de 670 000 à 700 000 $. Attention, le prix médian (qui sépare les ventes en deux moitiés égales) diffère du prix moyen, souvent plus élevé car tiré par les propriétés haut de gamme. Ces chiffres sont aussi des ordres de grandeur qui évoluent d’un trimestre à l’autre et varient beaucoup selon l’arrondissement : le Vieux-Longueuil est généralement plus cher, Greenfield Park plus abordable. Pour connaître la valeur à jour d’un bien précis ou d’un secteur, consultez les statistiques les plus récentes de l’APCIQ ou de Centris, et appuyez-vous sur des comparables récents du secteur visé.
Longueuil est-elle moins chère que Montréal ?
Oui, significativement. Une maison unifamiliale médiane coûte autour de 540 000 $ à Longueuil, contre nettement plus à Montréal, où l’unifamiliale peut approcher 800 000 $ dans plusieurs secteurs. L’économie peut ainsi dépasser 250 000 $ pour une propriété comparable, ce qui représente une différence majeure sur le paiement hypothécaire mensuel et sur le revenu requis pour se qualifier. C’est l’un des principaux attraits de Longueuil : offrir un accès direct à Montréal (notamment par le métro, unique sur la Rive-Sud, et bientôt le REM) tout en restant beaucoup plus abordable que l’île. Pour un même budget, on obtient généralement plus d’espace à Longueuil. Cet écart de prix en fait un marché particulièrement intéressant pour les familles et les premiers acheteurs qui travaillent à Montréal mais cherchent une propriété plus accessible. Cela dit, Longueuil reste plus chère que des marchés plus éloignés de la métropole.
Quel arrondissement de Longueuil choisir ?
Longueuil compte trois arrondissements aux profils distincts. Le Vieux-Longueuil est le plus central et patrimonial, avec du cachet et une proximité du métro et du futur REM ; c’est souvent le plus cher. Saint-Hubert est plus vaste, résidentiel et familial, avec généralement un meilleur rapport espace-prix, ce qui plaît aux familles. Greenfield Park est le secteur le plus abordable, avec un caractère historique distinct. Le « meilleur » arrondissement dépend entièrement de vos priorités : cachet et centralité (Vieux-Longueuil), espace familial à bon prix (Saint-Hubert), ou budget serré (Greenfield Park). Les écarts de prix entre arrondissements sont significatifs, tout comme l’accès aux transports. Il est recommandé de bien définir vos critères (budget, temps de navette vers Montréal, écoles, type de quartier, proximité du métro ou du REM) et d’explorer plusieurs arrondissements avant de choisir, idéalement en visitant à différents moments de la journée.
Le REM fait-il monter les prix à Longueuil ?
Oui. L’arrivée du Réseau express métropolitain (REM) a un effet notable sur le marché immobilier longueuillois : les secteurs proches des futures stations ont vu leurs prix augmenter plus rapidement que la moyenne, un phénomène de valorisation typique lié à l’arrivée d’un transport structurant. Un bon accès au transport collectif rend un secteur plus attrayant, surtout pour les navetteurs vers Montréal, ce qui soutient la demande et les prix. Pour un acheteur, cibler un secteur bien desservi peut représenter un pari de valorisation à long terme. Attention toutefois : cette prime de prix est souvent déjà intégrée en partie aux valeurs actuelles, car le marché anticipe l’arrivée du REM. Il ne faut donc pas présumer d’une plus-value automatique et vérifier si le prix demandé reflète déjà cet avantage. Évaluez si la proximité du REM justifie le prix, plutôt que de compter sur une hausse garantie. C’est néanmoins un facteur structurant positif pour le marché longueuillois à long terme.
Est-ce un bon moment pour acheter à Longueuil ?
Le marché longueuillois est actuellement favorable aux vendeurs, avec un inventaire limité et une pression à la hausse sur les prix, ce qui rend l’achat plus exigeant. Cela ne signifie pas qu’il faut renoncer, mais qu’il faut être bien préparé. Obtenez une préapprobation hypothécaire avant de magasiner, comparez les arrondissements pour trouver le meilleur rapport qualité-prix, et profitez des programmes d’aide aux premiers acheteurs (l’abordabilité relative de Longueuil réduit le revenu requis pour se qualifier, comparé à Montréal). La stabilité des taux d’intérêt, sous leurs sommets de 2023, est un facteur favorable. Surtout, ne sacrifiez pas les protections essentielles (inspection préachat, conditions dans la promesse d’achat) sous la pression de la concurrence. Le « bon moment » dépend avant tout de votre situation personnelle : stabilité d’emploi, budget, projet de vie. Un achat bien préparé et bien conseillé reste judicieux même dans un marché tendu, d’autant que Longueuil offre un excellent compromis accès-abordabilité.
Longueuil est-elle un bon marché pour investir dans un plex ?
Oui, Longueuil est un marché de choix pour l’investissement locatif. Le marché des plex (duplex, triplex, quadruplex) y est très dynamique, soutenu par une forte demande locative alimentée par la proximité de Montréal, l’accès au métro, et la présence d’étudiants et de jeunes professionnels. Cela dit, les prix des plex y sont élevés (duplex autour de 670 000 à 700 000 $, triplex autour de 900 000 $), ce qui impose une analyse rigoureuse de la rentabilité avant d’acheter : calculez le rendement, tenez compte de toutes les dépenses, et ne vous fiez pas seulement au prix d’achat. La formule du propriétaire-occupant (habiter une unité et louer les autres) est particulièrement intéressante à Longueuil : avec un loyer couvrant une partie du paiement, le coût net d’habitation peut devenir très avantageux, surtout pour un premier achat. C’est une stratégie d’entrée sur le marché prisée. Analysez chaque immeuble au cas par cas, car les prix élevés laissent peu de place à l’erreur de calcul.
Combien de temps faut-il pour vendre à Longueuil ?
Les délais de vente à Longueuil sont relativement courts, reflétant un marché favorable aux vendeurs. Selon les données récentes, une maison unifamiliale se vend en moyenne en 32 à 35 jours, et les copropriétés dans des délais comparables. Ces délais s’expliquent par l’inventaire limité et la demande soutenue, portée par la proximité de Montréal et l’effet REM. Cela dit, ces moyennes cachent des écarts : une propriété bien préparée, bien présentée et affichée à un prix réaliste (appuyé sur des comparables du bon arrondissement) se vendra rapidement, parfois avec des offres multiples, tandis qu’une propriété surévaluée ou mal préparée peut stagner bien plus longtemps, même dans un marché favorable. Pour vendre rapidement et au meilleur prix, fixez un prix stratégique basé sur des comparables récents de votre arrondissement, soignez la présentation, mettez en valeur les atouts (proximité du métro ou du REM), et choisissez le bon moment (la demande est souvent plus forte au printemps).
Pourquoi Longueuil attire-t-elle autant d’acheteurs ?
Longueuil doit son attrait à une combinaison de facteurs. D’abord, sa position stratégique face à Montréal, reliée à la métropole par le pont Jacques-Cartier, le tunnel La Fontaine, le métro (ligne jaune, unique sur la Rive-Sud) et bientôt le REM, offre un accès direct aux emplois et aux services de la métropole. Ensuite, son abordabilité relative : une unifamiliale y coûte des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars de moins qu’à Montréal, ce qui séduit familles et premiers acheteurs cherchant plus d’espace pour leur argent. Longueuil offre aussi un parc immobilier varié (du patrimonial du Vieux-Longueuil aux condos modernes), un riche patrimoine historique, et tous les services d’un pôle urbain majeur en tant que deuxième agglomération du Grand Montréal. Enfin, l’arrivée du REM valorise plusieurs secteurs et renforce l’attrait de la ville. Cette combinaison d’accès direct à Montréal, d’abordabilité, de diversité et de dynamisme explique pourquoi le marché longueuillois demeure très recherché.
Sources officielles
- APCIQ — Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec
- Centris — Statistiques immobilières
- Gouvernement du Québec — Statistiques du marché immobilier
- Ville de Longueuil
- REM — Réseau express métropolitain
- SCHL — Données sur le marché de l’habitation
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil financier ou immobilier personnalisé. Les prix et statistiques cités sont des ordres de grandeur récents (basés sur des données de 2026) qui varient d’un trimestre à l’autre et d’un arrondissement à l’autre ; le marché immobilier évolue rapidement. Avant de prendre une décision d’achat, de vente ou d’investissement, validez les données à jour auprès des sources officielles (APCIQ, Centris, SCHL) et consultez des professionnels qualifiés (courtier immobilier, courtier hypothécaire, inspecteur, notaire) adaptés à votre situation. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

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