Le marché immobilier au Québec en 2026 entre dans une phase de modération après des années d’activité exceptionnelle : les ventes ralentissent légèrement, mais les prix continuent de progresser, portés par une offre qui demeure insuffisante face à la demande. Selon les prévisions de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), 2026 marque une transition où l’activité se normalise sans s’effondrer, tout en restant élevée par rapport à la moyenne historique. Pour les acheteurs, cela se traduit par un marché encore concurrentiel mais offrant un peu plus de choix qu’auparavant, avec une abordabilité qui ne s’améliore pas vraiment malgré la hausse des inscriptions. Pour les vendeurs, les conditions demeurent favorables, avec des délais de vente courts et une pression haussière persistante sur les prix. Mais le portrait n’est pas uniforme : Montréal et Québec connaissent des dynamiques contrastées, et les régions évoluent à des rythmes très différents selon leur niveau d’offre et d’abordabilité. Comprendre ces tendances aide à prendre de meilleures décisions, qu’on envisage d’acheter, de vendre ou d’investir. Ce guide dresse le portrait du marché immobilier québécois en 2026 : les grandes tendances, les prévisions de prix et de ventes, les contrastes régionaux, l’évolution des taux et de l’abordabilité, et ce que tout cela signifie concrètement pour les acheteurs et les vendeurs. Les chiffres présentés sont indicatifs et proviennent de sources reconnues comme l’APCIQ ; ils visent à éclairer votre réflexion, non à prédire l’avenir avec certitude.
Après des sommets historiques, le marché immobilier québécois amorce une normalisation en 2026 — sans pour autant basculer dans une baisse de prix. Ralentissement des ventes, prix toujours en hausse, contrastes régionaux marqués : voici le portrait complet de l’année, fondé sur les données les plus récentes de l’APCIQ, avec des liens vers nos analyses détaillées par ville et par sujet.
Sommaire
- Le portrait d’ensemble en 2026
- Les ventes : un ralentissement modéré
- Les prix : toujours en hausse
- Montréal et Québec : deux dynamiques
- Les régions : des rythmes différents
- L’offre et l’abordabilité
- Les taux et le financement
- Ce que ça signifie pour les acheteurs
- Ce que ça signifie pour les vendeurs
- Le prix des maisons va-t-il baisser ?
- Erreurs fréquentes d’interprétation
- FAQ
- Sources officielles
Le portrait d’ensemble en 2026
Pour comprendre le marché immobilier au Québec en 2026, il faut d’abord saisir la grande tendance de l’année : une phase de modération qui succède à une période d’activité exceptionnelle. Ce n’est ni un effondrement ni une poursuite de la frénésie des dernières années, mais un entre-deux.
Selon l’APCIQ, le marché québécois ne bascule pas vers un ralentissement marqué ; il entre plutôt dans une phase de transition où l’activité se normalise après des sommets historiques, tout en demeurant élevée par rapport à la moyenne historique. Charles Brant, directeur de l’analyse de marché à l’APCIQ, parle d’une activité qui se normalise sans s’effondrer.
Plusieurs facteurs caractérisent cette phase de modération :
- Un ralentissement de la croissance démographique — Qui réduit une partie de la pression sur la demande.
- Une inabordabilité élevée — Dans certains marchés, agissant comme un frein naturel.
- Une offre insuffisante — Qui continue de soutenir les prix malgré une demande plus prudente.
- Une stabilité des taux — Désormais en deçà des sommets de 2023, un élément positif pour le marché.
Selon l’APCIQ, 2026 n’est ni un effondrement ni une poursuite de la frénésie : c’est une phase de transition où l’activité se normalise après des sommets historiques, tout en restant élevée par rapport à la moyenne historique.
Ce portrait d’ensemble fournit le cadre pour comprendre les chiffres plus détaillés. Pour qui veut approfondir la lecture des données de marché, notre guide pour lire un rapport de l’APCIQ ou de la SCHL explique comment interpréter ces statistiques. Et pour une vue de fond du marché québécois, notre guide du marché immobilier au Québec pose les bases au-delà de la conjoncture d’une année.
Les ventes : un ralentissement modéré
Le premier indicateur d’une phase de modération est l’évolution du volume des ventes. En 2026, celui-ci recule, mais de façon mesurée plutôt que brutale.
À l’échelle provinciale, l’APCIQ prévoit environ 95 700 transactions en 2026, soit un recul d’environ 2 % par rapport à l’année précédente. Ce ralentissement reflète une demande plus prudente, mais qui demeure bien présente. Les données du début de 2026 confirment cette tendance : au premier trimestre, environ 23 354 ventes ont été réalisées, en baisse d’environ 2 % sur un an.
Ce ralentissement des ventes présente plusieurs nuances :
- Un recul modéré — De l’ordre de 2 % à l’échelle provinciale, loin d’un effondrement.
- Une demande résiliente — L’intérêt pour l’achat reste présent, soutenu par l’emploi et la stabilité des taux.
- Des acheteurs plus prudents — Plusieurs ménages ajustent leur budget, leurs critères ou le moment de leur projet.
- Des délais de vente courts — Les propriétés continuent de se vendre rapidement, signe d’un marché encore actif.
Ce ralentissement modéré des ventes traduit un changement de comportement des acheteurs plus qu’une désaffection pour l’immobilier. Camille Laberge, économiste principale à l’APCIQ, observe que si l’intérêt pour l’achat demeure, plusieurs ménages adoptent une approche plus réfléchie. Cette prudence se reflète dans le choix du meilleur moment pour vendre comme pour acheter.
Les prix : toujours en hausse
Le fait le plus marquant du marché immobilier au Québec en 2026 est sans doute le contraste entre des ventes en léger recul et des prix qui, eux, continuent de progresser. C’est la signature d’un marché où l’offre reste le facteur déterminant.
Malgré le ralentissement des ventes, l’APCIQ prévoit une poursuite de la hausse des prix en 2026. À l’échelle provinciale, le prix médian des maisons unifamiliales pourrait atteindre environ 520 200 $ (une hausse d’environ 6 %), tandis que celui des copropriétés s’établirait autour de 408 000 $ (environ +3 %). Ces hausses sont soutenues par la rareté de l’offre et la croissance des coûts de construction.
Voici les prévisions de prix médians provinciaux pour 2026 selon l’APCIQ :
| Type de propriété | Prix médian provincial (indicatif 2026) | Variation annuelle |
|---|---|---|
| Maison unifamiliale | ~520 200 $ | ~+6 % |
| Copropriété | ~408 000 $ | ~+3 % |
| Plex (T1 2026, médian) | plus de 675 000 $ | ~+8 % |
Le fait marquant de 2026 : des ventes en léger recul, mais des prix qui continuent de monter. C’est la signature d’un marché où l’offre insuffisante reste le facteur déterminant, malgré une demande plus prudente.
Cette hausse des prix malgré le ralentissement des ventes s’explique par le déséquilibre persistant entre l’offre et la demande. Tant que l’inventaire reste sous les niveaux historiques, la pression haussière se maintient. Pour comprendre comment ces prix s’inscrivent dans le coût réel d’un achat, notre guide du coût réel d’une propriété va au-delà du seul prix d’affichage.
Montréal et Québec : deux dynamiques
Le marché immobilier québécois n’est pas monolithique, et 2026 illustre particulièrement bien les écarts entre les grandes régions. Montréal et Québec, les deux principaux pôles, connaissent des dynamiques nettement différentes.
Dans la RMR de Montréal, l’activité devrait reculer d’environ 3 % en 2026, le marché de l’unifamiliale restant sous pression en raison d’un inventaire limité et de prix élevés. La RMR de Québec, de son côté, affiche une vigueur remarquable : en mai 2026, elle a connu un sommet de ventes, soutenue par une remontée de l’offre.
Voici les prévisions de prix médians des unifamiliales pour 2026 dans les deux grandes RMR :
- Montréal — Prix médian unifamiliale autour de 645 000 $ (environ +4 %), avec une copropriété autour de 425 100 $ (stable).
- Québec — Prix médian unifamiliale autour de 486 300 $ (environ +8 %), une des plus fortes hausses, avec une copropriété autour de 336 000 $ (+8 %).
- Contraste d’activité — Montréal en baisse graduelle des ventes, Québec en vigueur exceptionnelle.
- Pression sur les prix — Persistante dans les deux cas, mais plus marquée à Québec.
Ces dynamiques contrastées montrent qu’il n’existe pas un seul marché québécois, mais plusieurs. Nos analyses dédiées au marché immobilier de Montréal et au marché immobilier de Québec détaillent chacune de ces réalités locales, tout comme celles de la Rive-Sud et de la Rive-Nord de Montréal, et de Laval.
Le marché par région
- Marché immobilier de Sherbrooke
- Marché immobilier de Trois-Rivières
- Marché immobilier de Gatineau
- Marché immobilier de Saguenay
Les régions : des rythmes différents
Au-delà de Montréal et Québec, les régions du Québec affichent en 2026 des évolutions très variables. C’est l’une des caractéristiques marquantes de cette année : des marchés régionaux qui évoluent à des rythmes différents selon leur offre et leur abordabilité.
Comme le souligne l’APCIQ, là où l’offre demeure extrêmement limitée, la pression sur les prix reste élevée même dans un contexte de modération de la demande. Les marchés où les prix demeurent plus accessibles continuent souvent d’afficher des hausses supérieures à la moyenne provinciale, portés par les premiers acheteurs et par ceux qui cherchent des marchés de repli.
Au début de 2026, certaines régions se sont distinguées par des hausses notables :
- Copropriétés — Hausses prononcées à Saguenay (+12 %), Sherbrooke (+11 %), Trois-Rivières et Québec (+9 %).
- Plex — Évolution marquée à Trois-Rivières (+27 %) et Saguenay (+24 %).
- Unifamiliales — Fortes croissances à Mont-Tremblant (+22 %), Sainte-Agathe (+17 %), Victoriaville (+13 %), Shawinigan (+11 %).
- Facteur d’abordabilité — Les régions plus accessibles attirent les acheteurs repoussés par les marchés coûteux.
Les marchés régionaux évoluent à des rythmes différents en 2026. Là où l’offre demeure extrêmement limitée, la pression sur les prix reste élevée, même dans un contexte de demande plus modérée.
Cette diversité régionale signifie qu’une moyenne provinciale cache des réalités très différentes selon l’endroit. Pour un projet immobilier, il est essentiel de regarder le marché local précis plutôt que la seule tendance provinciale. L’attrait persistant pour les plex dans plusieurs régions s’explique notamment par un marché locatif sous pression.
L’offre et l’abordabilité
Au cœur de la dynamique du marché immobilier au Québec en 2026 se trouvent deux enjeux liés : le niveau de l’offre et l’abordabilité. Ce sont eux qui expliquent en grande partie le comportement des prix.
L’année 2026 apporte une nouveauté positive : une reconstitution graduelle de l’offre. En mai 2026, les inscriptions en vigueur ont bondi d’environ 13 % par rapport à l’année précédente, atteignant environ 42 066. Cette hausse donne plus de choix aux acheteurs, mais elle n’a pas pour autant fait baisser les prix, l’inventaire restant sous sa moyenne historique.
Plusieurs éléments caractérisent l’offre et l’abordabilité en 2026 :
- Une offre en reconstitution — Les inscriptions augmentent, offrant plus d’options aux acheteurs.
- Un inventaire encore bas — Toujours sous les niveaux historiques, ce qui maintient la pression sur les prix.
- Une abordabilité qui ne s’améliore pas — Malgré plus de choix, les prix fermes maintiennent les défis d’accès.
- Un avantage relatif du Québec — La province demeure plus abordable que l’Ontario et la Colombie-Britannique.
Ce paradoxe — plus de choix mais pas de répit sur les prix — résume bien la situation de 2026. Pour les premiers acheteurs en particulier, l’abordabilité reste un défi malgré l’amélioration de l’offre. Notre guide de l’achat d’une première maison aide à naviguer ce contexte, et l’outil de calcul acheter ou louer permet de soupeser les options.
Les taux et le financement
Un facteur déterminant du marché immobilier en 2026 est l’environnement des taux d’intérêt et des conditions de financement. Après les sommets de 2023, la situation s’est améliorée, mais le financement reste exigeant.
Selon l’APCIQ, la stabilité des taux d’intérêt hypothécaires, désormais bien en deçà des sommets atteints en 2023, constitue un élément positif pour le marché en 2026. Toutefois, les acheteurs doivent composer avec des conditions de financement encore exigeantes, notamment le test de résistance toujours en vigueur.
Plusieurs aspects du financement marquent l’année 2026 :
- Des taux plus stables — En deçà des sommets de 2023, ce qui soutient le marché.
- Un financement encore exigeant — Les conditions de qualification restent strictes.
- Le test de résistance — Toujours en vigueur, il encadre la capacité d’emprunt.
- L’importance de la préapprobation — Une préapprobation aide à fixer son budget avant de magasiner.
L’environnement de taux plus favorable qu’en 2023 soutient la demande, mais les règles de qualification continuent de poser des défis, surtout aux premiers acheteurs. Pour comprendre l’évolution des taux, nos articles sur le taux directeur de la Banque du Canada et le choix taux fixe ou variable apportent un éclairage utile dans ce contexte mouvant.
Ce que ça signifie pour les acheteurs
Au-delà des chiffres globaux, que signifie concrètement le marché de 2026 pour quelqu’un qui souhaite acheter ? Le contexte présente à la fois des défis et des occasions.
Pour les acheteurs, 2026 offre un marché un peu plus respirable qu’aux pires moments de la frénésie, avec plus d’inscriptions et une surenchère qui s’estompe graduellement. Mais l’abordabilité ne s’améliore pas vraiment : les prix restent fermes et le financement exigeant. La prudence et la préparation sont donc de mise.
Voici ce que le marché de 2026 implique pour les acheteurs :
- Plus de choix — La hausse des inscriptions augmente les chances de trouver la bonne propriété.
- Une surenchère qui s’atténue — La pression des enchères diminue graduellement, sans disparaître.
- Une abordabilité stable — Les prix fermes maintiennent les défis d’accès à la propriété.
- L’importance de la préparation — Préapprobation, budget réaliste et critères clairs restent essentiels.
Pour les acheteurs, la clé en 2026 est de profiter du choix accru tout en restant réaliste sur l’abordabilité. Une bonne préparation financière et une approche méthodique font la différence dans un marché encore concurrentiel. Notre guide de l’achat détaille cette démarche, étape par étape.
Ce que ça signifie pour les vendeurs
Du côté des vendeurs, le marché de 2026 reste globalement favorable, même si les conditions exceptionnelles des dernières années s’atténuent légèrement. C’est encore un bon moment pour vendre, avec quelques nuances.
Les conditions demeurent favorables aux vendeurs en 2026 : les prix continuent de monter, les délais de vente restent courts, et la demande est présente. Toutefois, avec la hausse des inscriptions et l’atténuation de la surenchère, les vendeurs doivent parfois être un peu plus réalistes qu’au plus fort du marché.
Voici ce que le marché de 2026 implique pour les vendeurs :
- Des conditions favorables — Prix en hausse et délais de vente courts soutiennent les vendeurs.
- Une concurrence accrue — Plus d’inscriptions signifient plus de propriétés concurrentes.
- Un prix réaliste — Avec l’atténuation de la surenchère, un prix bien établi reste important.
- Une bonne préparation — Présentation soignée et stratégie de prix font toujours la différence.
En 2026, le marché reste favorable aux vendeurs (prix en hausse, délais courts), mais la hausse des inscriptions et l’atténuation de la surenchère invitent à un prix réaliste plutôt qu’à miser sur une enchère systématique.
Pour les vendeurs, 2026 demeure une bonne période, à condition d’aborder la vente avec réalisme plutôt qu’en comptant sur la frénésie des années passées. Le choix du meilleur moment pour vendre et une stratégie de prix avisée maximisent les chances d’une vente réussie.
Le prix des maisons va-t-il baisser ?
C’est sans doute la question que se posent le plus d’acheteurs et de propriétaires en 2026 : les prix vont-ils enfin baisser ? Les données et les prévisions apportent une réponse assez claire, même si l’avenir reste incertain.
Selon les prévisions de l’APCIQ, les prix ne devraient pas baisser à l’échelle provinciale en 2026, mais plutôt continuer de progresser, quoique de façon plus modérée et différenciée. Le faible inventaire devrait empêcher des corrections de prix importantes, maintenant des conditions concurrentielles dans plusieurs marchés. Le Québec se distingue ainsi de marchés comme l’Ontario ou la Colombie-Britannique, où des signes de correction sont observés.
Plusieurs facteurs expliquent cette résilience des prix :
- Un inventaire bas — Le manque d’offre empêche les corrections de prix importantes.
- Une demande soutenue — Portée par l’emploi et la stabilité relative des taux.
- L’immobilier comme valeur refuge — Perçu comme tel dans un contexte d’incertitude économique.
- Une hausse plus modérée — La croissance des prix ralentit sans se transformer en baisse.
La réponse, à la lumière des prévisions actuelles, est donc qu’une baisse généralisée des prix est peu probable en 2026 au Québec, même si la hausse ralentit. Cela dit, ces prévisions ne sont pas des certitudes, et les situations locales varient. Il est sage de fonder ses décisions sur sa propre situation plutôt que sur l’espoir d’une baisse incertaine, comme le rappelle notre approche dans notre méthodologie.
La règle d’or à retenir sur le marché immobilier au Québec en 2026 : c’est une phase de modération, pas un effondrement. Les ventes ralentissent légèrement (environ -2 % à l’échelle provinciale selon l’APCIQ), mais les prix continuent de monter (prix médian unifamiliale autour de 520 200 $, environ +6 %), portés par une offre encore insuffisante malgré une reconstitution graduelle des inscriptions. Le portrait varie fortement selon les régions : Montréal en baisse d’activité, Québec en vigueur exceptionnelle, et plusieurs régions plus abordables affichant de fortes hausses. Pour les acheteurs, le marché offre plus de choix mais pas de répit sur l’abordabilité ; la préparation (préapprobation, budget réaliste) reste essentielle. Pour les vendeurs, les conditions demeurent favorables, mais un prix réaliste s’impose face à l’atténuation de la surenchère. Une baisse généralisée des prix est peu probable en 2026 selon les prévisions actuelles. Rappel important : ces chiffres sont indicatifs, proviennent de sources comme l’APCIQ, et ne constituent pas des certitudes — fondez vos décisions sur votre propre situation.
Erreurs fréquentes d’interprétation
L’erreur la plus répandue consiste à croire qu’un ralentissement des ventes signifie une baisse des prix. En 2026, le Québec illustre clairement le contraire : les ventes reculent légèrement, mais les prix continuent de monter, car l’offre insuffisante reste le facteur déterminant. Confondre volume des ventes et niveau des prix mène à de mauvaises anticipations.
Une autre erreur fréquente est de se fier à la moyenne provinciale pour un projet local. Les données provinciales cachent des écarts régionaux énormes : une région peut afficher +20 % pendant qu’une autre stagne. Pour un projet réel, c’est le marché local précis qui compte, pas la tendance d’ensemble du Québec.
Beaucoup commettent l’erreur d’attendre une baisse des prix qui ne vient pas. Reporter un projet en espérant une correction généralisée peut faire manquer des occasions, surtout quand les prévisions pointent vers une poursuite de la hausse. Mieux vaut fonder sa décision sur sa situation et ses besoins que sur un pari sur le marché.
Sur le plan des données, prendre les prévisions pour des certitudes est une erreur classique. Les prévisions de l’APCIQ ou d’autres sources sont des estimations éclairées, pas des garanties. Le contexte économique et géopolitique peut modifier la donne. Il faut les utiliser comme repères, en gardant à l’esprit leur part d’incertitude.
Enfin, une erreur courante est de réagir émotionnellement aux gros titres. Les manchettes sur l’immobilier sont souvent alarmistes ou sensationnalistes. Prendre du recul, consulter les données de sources reconnues et les interpréter avec nuance vaut mieux que de réagir à un titre accrocheur. C’est l’approche que nous privilégions.
FAQ
Le marché immobilier au Québec va-t-il s’effondrer en 2026 ?
Non, selon les prévisions de l’APCIQ. Le marché entre dans une phase de modération, pas d’effondrement : l’activité se normalise après des sommets historiques, tout en demeurant élevée par rapport à la moyenne historique. Les ventes reculent légèrement (environ -2 % à l’échelle provinciale), mais le marché reste actif, avec des délais de vente courts et une demande présente. Le faible inventaire et la stabilité relative des taux soutiennent le marché. Il s’agit d’une transition vers un rythme plus normal, pas d’une crise.
Quel est le prix médian d’une maison au Québec en 2026 ?
Selon les prévisions de l’APCIQ, le prix médian provincial d’une maison unifamiliale pourrait atteindre environ 520 200 $ en 2026 (une hausse d’environ 6 %), et celui d’une copropriété environ 408 000 $ (environ +3 %). Ces chiffres sont des médianes provinciales indicatives ; les prix réels varient fortement selon la région. À Montréal, l’unifamiliale médiane se situe autour de 645 000 $, tandis qu’à Québec elle est plutôt autour de 486 300 $. Pour votre projet, il est essentiel de regarder le marché local précis plutôt que la seule médiane provinciale.
Les prix des maisons vont-ils baisser au Québec en 2026 ?
Selon les prévisions actuelles de l’APCIQ, une baisse généralisée des prix est peu probable en 2026 au Québec. Les prix devraient plutôt continuer de progresser, mais de façon plus modérée. Le faible inventaire devrait empêcher des corrections importantes, contrairement à des marchés comme l’Ontario ou la Colombie-Britannique où des signes de correction sont observés. Cela dit, ces prévisions ne sont pas des certitudes, et les situations locales varient. Il est plus sage de fonder ses décisions sur sa propre situation que sur l’espoir d’une baisse incertaine.
Est-ce un bon moment pour acheter en 2026 ?
Cela dépend de votre situation. Le marché de 2026 offre plus de choix qu’aux pires moments de la frénésie (hausse des inscriptions) et une surenchère qui s’atténue, ce qui est positif. Mais l’abordabilité ne s’améliore pas vraiment : les prix restent fermes et le financement exigeant. Le « bon moment » dépend surtout de votre préparation financière, de votre stabilité et de vos besoins, plus que de la conjoncture. Si vous êtes prêt (préapprobation, budget réaliste, projet à long terme), 2026 offre des conditions correctes. Attendre une baisse hypothétique comporte ses propres risques.
Pourquoi les prix montent-ils si les ventes baissent ?
C’est le paradoxe central de 2026, et il s’explique par l’offre. Même si la demande se modère un peu (ventes en léger recul), l’offre de propriétés reste insuffisante, sous les niveaux historiques. Quand il y a peu de propriétés à vendre et encore assez d’acheteurs, la pression haussière sur les prix se maintient. La hausse des coûts de construction et la rareté des unifamiliales accentuent ce phénomène. C’est pourquoi un ralentissement des ventes ne signifie pas automatiquement une baisse des prix : ce sont deux choses différentes.
Quelles régions du Québec connaissent les plus fortes hausses ?
Au début de 2026, plusieurs régions plus abordables ont affiché des hausses supérieures à la moyenne provinciale. Pour les copropriétés, Saguenay, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec se sont distinguées. Pour les plex, Trois-Rivières et Saguenay ont connu des hausses marquées. Pour les unifamiliales, des secteurs comme Mont-Tremblant, Sainte-Agathe, Victoriaville et Shawinigan ont affiché de fortes croissances. Ces hausses s’expliquent souvent par l’abordabilité relative de ces marchés, qui attirent les acheteurs repoussés par les régions plus coûteuses. La RMR de Québec se distingue aussi par sa vigueur.
Le Québec est-il plus abordable que le reste du Canada ?
Oui, relativement. Le Québec demeure plus abordable que des provinces comme l’Ontario et la Colombie-Britannique, où les prix sont nettement plus élevés et où des ajustements plus marqués sont observés en 2026. Les acheteurs québécois disposent ainsi d’une marge de manœuvre plus importante. Cela dit, l’abordabilité reste un défi au Québec aussi, surtout dans les marchés les plus coûteux et pour les premiers acheteurs, en raison de la hausse cumulée des prix des dernières années et des règles de qualification hypothécaire toujours strictes.
Faut-il se fier aux prévisions du marché immobilier ?
Les prévisions de sources reconnues comme l’APCIQ sont des estimations éclairées, utiles comme repères, mais ce ne sont pas des certitudes. Elles reposent sur des hypothèses (démographie, taux, économie) qui peuvent évoluer, et le contexte économique et géopolitique peut modifier la donne. Il est sage de les utiliser pour comprendre les tendances générales, tout en gardant à l’esprit leur part d’incertitude. Pour un projet immobilier, mieux vaut fonder sa décision sur sa propre situation financière et ses besoins que sur un pari sur l’évolution exacte du marché.
Sources officielles
- Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ)
- Statistiques sur le marché immobilier — Gouvernement du Québec
- Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL)
- Banque du Canada
- Institut de la statistique du Québec
- Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ)
Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil financier ou immobilier personnalisé. Les données et prévisions présentées sont indicatives, proviennent de sources reconnues comme l’APCIQ et reflètent l’information disponible au moment de la rédaction ; elles peuvent évoluer et ne constituent pas des garanties sur l’évolution future du marché. Les conditions varient fortement selon les régions et les situations individuelles. Avant de prendre une décision immobilière, la consultation de professionnels (courtier immobilier, courtier hypothécaire, conseiller financier) et la vérification des données les plus récentes sont recommandées. Cet article reflète la conjoncture de 2026 et est appelé à être mis à jour. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.

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