Les nouveautés immobilières et fiscales au Québec en 2026 : ce qui change pour acheteurs et propriétaires

Chaque année apporte son lot de changements en immobilier et en fiscalité, et 2026 ne fait pas exception : entre les programmes d’aide aux premiers acheteurs bonifiés, la réforme du calcul des loyers, l’indexation des paramètres fiscaux et les mesures touchant le gain en capital, plusieurs nouveautés influencent les décisions des acheteurs, des propriétaires et des investisseurs au Québec. Certaines de ces mesures, comme l’amortissement sur 30 ans pour les premiers acheteurs ou la bonification du RAP, améliorent l’accès à la propriété ; d’autres, comme la réforme du calcul des augmentations de loyer, modifient les relations entre locataires et propriétaires ; d’autres encore, sur le plan fiscal, peuvent affecter la rentabilité d’un investissement ou le produit d’une vente. S’y retrouver n’est pas toujours simple, car ces changements proviennent de différents paliers de gouvernement et entrent en vigueur à des dates variées. Pourtant, en avoir une vue d’ensemble aide à mieux planifier ses projets immobiliers et à profiter des occasions ou à anticiper les contraintes. Ce guide récapitule les principales nouveautés immobilières et fiscales au Québec en 2026 : les programmes d’aide aux premiers acheteurs, les changements touchant le financement, la réforme des loyers, les mesures fiscales (indexation, gain en capital), et les éléments à surveiller. Les informations présentées sont indicatives, reflètent ce qui était connu au moment de la rédaction, et plusieurs mesures fiscales sont susceptibles d’évoluer ; elles ne constituent pas un conseil fiscal ou juridique personnalisé, et la vérification auprès des sources officielles ou d’un professionnel est recommandée.

Programmes d’aide bonifiés, réforme des loyers, indexation fiscale, mesures sur le gain en capital : 2026 apporte plusieurs changements qui touchent acheteurs, propriétaires et investisseurs au Québec. Ce guide en fait le tour de façon claire et neutre, avec des liens vers nos analyses détaillées de chaque sujet.

Sommaire

Une vue d’ensemble des changements

Avant d’entrer dans le détail de chaque mesure, prenons une vue d’ensemble des grandes catégories de changements qui marquent l’immobilier et la fiscalité au Québec en 2026. Cela aide à se repérer dans un paysage qui peut sembler complexe.

Les nouveautés de 2026 proviennent de différents paliers (fédéral, provincial, municipal) et touchent plusieurs aspects : l’accès à la propriété (programmes d’aide, financement), les relations locatives (réforme des loyers), et la fiscalité (indexation, gain en capital). Certaines sont récentes, d’autres entrées en vigueur un peu avant mais pleinement applicables en 2026.

On peut regrouper les changements en grandes familles :

  • L’accès à la propriété — Amortissement sur 30 ans, RAP bonifié, CELIAPP : des leviers améliorés pour les premiers acheteurs.
  • Les relations locatives — La réforme du calcul des augmentations de loyer change la donne entre locataires et propriétaires.
  • La fiscalité des particuliers — L’indexation des paramètres fiscaux et les mesures sur le gain en capital.
  • Les taxes et programmes locaux — Taxe de bienvenue et aides municipales aux acheteurs.
Nouveauté 2026 Qui est concerné Effet
Amortissement 30 ans Premiers acheteurs (prêt assuré), propriétés neuves Versements réduits, intérêts totaux plus élevés
RAP bonifié (60 000 $) Premiers acheteurs Plus grande mise de fonds, à rembourser sur 15 ans
CELIAPP (8 000 $/an) Premiers acheteurs Mise de fonds libre d’impôt, sans remboursement
Réforme des loyers (3,1 %) Locataires et propriétaires Nouvelle méthode de calcul des hausses
Indexation fiscale (~2,7 %) Tous les contribuables Seuils d’imposition relevés
Gain en capital Vendeurs d’immeubles (hors résidence principale) Mesures évolutives — à vérifier

Les nouveautés de 2026 proviennent de différents paliers de gouvernement et touchent l’accès à la propriété, les relations locatives et la fiscalité. En avoir une vue d’ensemble aide à mieux planifier ses projets immobiliers.

Cette vue d’ensemble montre que 2026 n’apporte pas une révolution unique, mais une série d’ajustements dont l’effet cumulé mérite attention. Examinons chacun de plus près, en commençant par les mesures qui améliorent l’accès à la propriété, particulièrement pertinentes pour ceux qui suivent notre guide de l’achat d’une première maison.

L’amortissement sur 30 ans

Parmi les mesures qui améliorent l’accès à la propriété, l’amortissement sur 30 ans est l’une des plus marquantes. Elle change concrètement la capacité de plusieurs ménages à accéder à la propriété.

Depuis fin 2024, les premiers acheteurs ayant un prêt assuré (mise de fonds inférieure à 20 %), ainsi que les acheteurs d’une habitation neuve, peuvent étaler leur amortissement sur 30 ans au lieu de 25. Cela réduit les versements mensuels, au prix d’un coût total en intérêts plus élevé sur la durée du prêt. C’est un assouplissement notable des règles de financement.

Voici les points clés de cette mesure :

  • 30 ans au lieu de 25 — Un amortissement plus long, réduisant les versements mensuels.
  • Pour les premiers acheteurs avec prêt assuré — Mise de fonds inférieure à 20 %.
  • Pour les propriétés neuves — Accessible plus largement dans ce cas.
  • Un arbitrage à comprendre — Versements plus bas, mais intérêts totaux plus élevés.

Cette mesure facilite l’accès à la propriété en réduisant la barrière du versement mensuel, mais il faut bien comprendre l’arbitrage : un amortissement plus long signifie payer plus d’intérêts au total. Notre article sur l’amortissement sur 25 ou 30 ans détaille ce compromis, à peser selon sa situation et ses objectifs.

Le RAP bonifié

Un autre levier amélioré pour les premiers acheteurs est le Régime d’accession à la propriété (RAP), dont le plafond a été significativement relevé. Cette bonification renforce un programme déjà populaire.

Le plafond de retrait du RAP est passé à 60 000 $ par personne (contre 35 000 $ auparavant), soit jusqu’à 120 000 $ pour un couple. Le RAP permet de retirer cette somme de son REER sans impôt pour financer une mise de fonds, avec une obligation de remboursement étalée sur 15 ans. C’est un outil puissant pour constituer une mise de fonds.

Les caractéristiques du RAP bonifié sont :

  • Jusqu’à 60 000 $ par personne — Un plafond relevé par rapport au passé.
  • Jusqu’à 120 000 $ pour un couple — En combinant les retraits des deux conjoints.
  • Un retrait sans impôt — À condition de respecter les règles du programme.
  • Un remboursement sur 15 ans — Le RAP est un « prêt à soi-même » à rembourser.

Le RAP bonifié, combiné au CELIAPP, offre aux premiers acheteurs des leviers de mise de fonds considérables. Il faut toutefois se rappeler que le RAP doit être remboursé, contrairement au CELIAPP. La comparaison entre ces deux outils est essentielle, comme l’explique notre article RAP ou CELIAPP, et s’inscrit dans l’ensemble des programmes d’aide aux premiers acheteurs.

Le CELIAPP en 2026

Le Compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP) demeure en 2026 l’un des outils les plus avantageux pour les premiers acheteurs. Faisons le point sur ses paramètres actuels.

Le CELIAPP offre un plafond de cotisation de 8 000 $ par année, jusqu’à un maximum à vie de 40 000 $. Il combine les avantages du REER (cotisations déductibles du revenu) et du CELI (retraits non imposables pour un premier achat), sans obligation de remboursement. Pour un couple, cela représente jusqu’à 80 000 $ de mise de fonds libres d’impôt.

Les paramètres du CELIAPP en 2026 sont :

  • 8 000 $ par année — Le plafond annuel de cotisation.
  • 40 000 $ à vie — Le maximum cumulatif par personne.
  • Double avantage fiscal — Déduction à la cotisation et retrait non imposable pour un premier achat.
  • Aucun remboursement — Contrairement au RAP, les fonds n’ont pas à être remboursés.

Le CELIAPP combine le meilleur du REER (déduction à la cotisation) et du CELI (retrait non imposable), sans obligation de remboursement. Pour un premier acheteur, c’est l’un des leviers les plus efficaces disponibles aujourd’hui au Québec.

Le CELIAPP reste donc un pilier de l’épargne pour un premier achat en 2026, d’autant plus puissant qu’on l’ouvre tôt pour profiter de la croissance non imposable. Combiné au RAP, il forme un duo redoutable pour constituer une mise de fonds. Notre article dédié au CELIAPP pour premier acheteur détaille son fonctionnement et ses stratégies d’utilisation.

La réforme du calcul des loyers

Du côté des relations locatives, 2026 apporte un changement majeur : la réforme de la méthode de calcul des augmentations de loyer. C’est une nouveauté qui touche à la fois locataires et propriétaires.

Depuis le 1er janvier 2026, le Tribunal administratif du logement (TAL) applique une nouvelle méthode de calcul, basée sur la moyenne de l’indice des prix à la consommation du Québec sur trois ans, plutôt que sur le seul IPC de l’année précédente. Le taux de base pour 2026 est de 3,1 %. Cette réforme vise à lisser les hausses et à améliorer la prévisibilité.

Les éléments clés de cette réforme sont :

  • Une nouvelle méthode depuis 2026 — Basée sur la moyenne de l’IPC sur trois ans.
  • Un taux de base de 3,1 % — Pour les baux débutant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027.
  • Une référence, pas un plafond — Des ajustements restent possibles selon les dépenses du propriétaire.
  • Une application aux avis de 2026 — La nouvelle méthode vise les avis donnés à compter du 1er janvier 2026.

Cette réforme est importante pour quiconque loue ou possède un logement locatif. Elle change la façon de calculer et d’évaluer une hausse de loyer. Notre article complet sur l’augmentation de loyer au Québec en 2026 détaille cette réforme, le calcul, les délais et les droits de chacun, en complément de notre analyse de la fixation du loyer par le TAL.

Pour aller plus loin

L’indexation fiscale

Sur le plan fiscal, l’une des nouveautés annuelles à connaître est l’indexation des paramètres du régime fiscal. Souvent discrète, elle a pourtant un effet concret sur l’impôt à payer.

Pour 2026, les paramètres fiscaux québécois ont été indexés d’un certain pourcentage (de l’ordre de 2,7 % selon des sources spécialisées). Cette indexation relève les seuils des tranches d’imposition et divers montants, ce qui peut réduire l’impôt à payer si le revenu n’a pas augmenté au même rythme. C’est un « protecteur » du pouvoir d’achat face à l’inflation.

Les effets de l’indexation incluent :

  • Des seuils relevés — Les tranches d’imposition sont ajustées vers le haut.
  • Un effet sur l’impôt — À revenu égal, l’indexation peut réduire l’impôt à payer.
  • Des montants ajustés — Divers crédits et montants sont aussi indexés.
  • Un ajustement annuel — L’indexation se fait chaque année selon l’inflation.

Bien que l’indexation ne soit pas spécifiquement immobilière, elle touche tous les contribuables, y compris les propriétaires et investisseurs immobiliers, dans le calcul de leur impôt global. C’est un élément du contexte fiscal de 2026 à garder en tête, notamment pour ceux qui déclarent des revenus locatifs.

Le gain en capital

Le sujet fiscal le plus discuté et le plus complexe touchant l’immobilier en 2026 est sans doute celui du gain en capital. C’est aussi le plus délicat, car les règles ont connu des changements et des reports.

Le gain en capital réalisé lors de la vente d’un immeuble (autre que la résidence principale, qui bénéficie généralement d’une exemption) est imposable. Le taux d’inclusion — la portion du gain ajoutée au revenu imposable — a fait l’objet de mesures, d’annonces et de reports au cours des dernières années. Selon Revenu Québec, la mise en œuvre du changement du taux d’inclusion a été reportée au 1er janvier 2026, le Québec s’harmonisant avec les mesures fédérales.

Quelques points importants sur le gain en capital en 2026 :

  • La résidence principale demeure exemptée — La plus-value sur la résidence principale conserve généralement son exemption.
  • Les immeubles locatifs sont imposables — Le gain à la vente d’un immeuble de revenu est imposable.
  • Un taux d’inclusion sujet à évolution — Les règles ont fait l’objet de reports ; ce point reste mouvant.
  • L’importance de la planification — Le moment de la vente et la planification fiscale peuvent avoir un impact significatif.

Le gain en capital est le sujet fiscal le plus mouvant en immobilier : les règles sur le taux d’inclusion ont connu des reports. C’est le point à vérifier impérativement auprès de Revenu Québec, de l’ARC ou d’un fiscaliste avant toute décision de vente.

Étant donné la complexité et le caractère évolutif de ces mesures, le gain en capital est précisément le sujet où il ne faut rien tenir pour acquis et où la consultation d’un professionnel est essentielle avant toute décision. Les règles peuvent différer selon le type de bien et évoluer. Nos articles sur la fiscalité des revenus locatifs, le flip immobilier et la récupération de l’amortissement abordent des aspects connexes, mais une validation professionnelle reste indispensable.

Les taxes à l’achat

Au-delà des mesures spécifiques à 2026, il est utile de rappeler les taxes à l’achat qui s’appliquent, car elles font partie du coût d’une transaction et leurs paramètres peuvent varier selon les municipalités.

La principale est la taxe de bienvenue (droits de mutation immobilière), calculée selon une grille progressive qui varie selon la municipalité. Les taux courants vont d’environ 0,5 % à 1,5 % pour la plupart des municipalités, certaines grandes villes comme Montréal appliquant des tranches supérieures pour les propriétés de plus grande valeur.

Les éléments à connaître sur les taxes à l’achat sont :

  • La taxe de bienvenue — Des droits de mutation calculés sur une grille progressive.
  • Une variation municipale — Les paramètres et tranches peuvent différer selon la ville.
  • Des tranches supérieures dans les grandes villes — Notamment à Montréal pour les propriétés de grande valeur.
  • Un coût à anticiper — Cette taxe arrive généralement quelques mois après l’achat.

Ces taxes ne sont pas une nouveauté de 2026 en soi, mais elles font partie du paysage à connaître pour tout projet d’achat, et leurs paramètres municipaux peuvent évoluer. Il est prudent de vérifier la grille applicable dans sa municipalité. Notre article sur la taxe de bienvenue détaille son calcul et son fonctionnement.

Les programmes municipaux

Un volet souvent méconnu des aides à l’accession concerne les programmes municipaux. Plusieurs villes québécoises offrent en effet leurs propres incitatifs, qui peuvent évoluer d’une année à l’autre.

Certaines municipalités, notamment les grandes villes, proposent des aides aux acheteurs : subventions, remboursements partiels de la taxe de bienvenue, ou aides ciblées aux premiers acheteurs ou aux familles. Ces programmes, qui passent parfois sous le radar, peuvent représenter une aide appréciable pour ceux qui s’établissent dans ces villes.

Les caractéristiques des programmes municipaux incluent :

  • Des aides variables selon la ville — Chaque municipalité a ses propres programmes.
  • Plusieurs formes — Subventions, remboursements de taxe de bienvenue, aides ciblées.
  • Des conditions à vérifier — Admissibilité, délais de demande, critères propres à chaque ville.
  • Des délais à respecter — Souvent un délai après la transaction pour soumettre une demande.

Il vaut la peine de vérifier les programmes offerts par sa municipalité avant un achat, car ces aides peuvent représenter des milliers de dollars et passent souvent inaperçues. Comme elles varient et évoluent, il faut consulter directement sa ville. Ces aides locales complètent les programmes provinciaux et fédéraux couverts dans nos programmes d’aide aux premiers acheteurs.

Ce qu’il faut surveiller

Au-delà des mesures déjà en place, certains éléments méritent une surveillance particulière en 2026, car ils sont susceptibles d’évoluer en cours d’année. Garder un œil dessus permet d’ajuster ses décisions.

Plusieurs dossiers restent mouvants : les mesures fiscales sur le gain en capital (qui ont connu des reports), l’évolution des taux d’intérêt, d’éventuels ajustements aux programmes, et le contexte économique général. Dans un environnement changeant, il est sage de vérifier l’information la plus à jour avant une décision importante.

Les éléments à surveiller en 2026 incluent :

  • Les mesures sur le gain en capital — Sujet évolutif, à vérifier auprès des sources officielles.
  • Les taux d’intérêt — Leur évolution influence le financement et les décisions d’achat.
  • Les ajustements de programmes — Les paramètres des aides peuvent changer.
  • Le contexte économique — Inflation, emploi et conjoncture influencent l’ensemble.

La meilleure approche face à ces incertitudes est de se tenir informé via les sources officielles et de consulter des professionnels avant les décisions importantes. Les règles évoluent, et ce qui est vrai en début d’année peut changer. C’est l’esprit de prudence et de vérification qui guide notre méthodologie éditoriale.

La règle d’or à retenir sur les nouveautés immobilières et fiscales au Québec en 2026 : plusieurs changements influencent acheteurs, propriétaires et investisseurs. Côté accès à la propriété, les leviers se sont améliorés : l’amortissement sur 30 ans (premiers acheteurs avec prêt assuré, propriétés neuves) réduit les versements, le RAP a été bonifié à 60 000 $ par personne, et le CELIAPP (8 000 $/an, 40 000 $ à vie) demeure l’outil le plus avantageux. Côté locatif, la réforme du calcul des loyers (taux de base 3,1 %, méthode sur trois ans) change la donne. Côté fiscal, l’indexation des paramètres ajuste l’impôt, et les mesures sur le gain en capital — le sujet le plus mouvant — exigent une vérification auprès de Revenu Québec, de l’ARC ou d’un fiscaliste. N’oubliez pas les taxes à l’achat (taxe de bienvenue) et les programmes municipaux, souvent méconnus. Rappel essentiel : ces informations sont indicatives et plusieurs mesures fiscales évoluent ; validez toujours auprès des sources officielles ou d’un professionnel avant une décision importante.

Erreurs fréquentes

L’erreur la plus risquée consiste à prendre une décision fiscale importante sur la base d’informations non vérifiées, surtout concernant le gain en capital. Ce sujet a connu des reports et reste évolutif ; se fier à une information périmée ou imprécise peut mener à de mauvaises décisions coûteuses. La vérification auprès des sources officielles ou d’un fiscaliste est indispensable.

Une autre erreur fréquente est de ne pas profiter des programmes d’aide disponibles. Beaucoup de premiers acheteurs ignorent l’ampleur des leviers offerts (amortissement 30 ans, RAP bonifié, CELIAPP) ou ne les combinent pas de façon optimale. Bien utilisés ensemble, ces outils peuvent transformer un projet d’achat. Se renseigner avant d’acheter est essentiel.

Beaucoup commettent l’erreur d’oublier les programmes municipaux. Ces aides, qui passent souvent sous le radar, peuvent représenter des milliers de dollars. Ne pas vérifier ce que sa municipalité offre, c’est risquer de laisser de l’argent sur la table. Un simple coup d’œil aux programmes de sa ville peut être très rentable.

Côté financement, choisir l’amortissement sur 30 ans sans en comprendre l’arbitrage est une erreur. Si cet allongement réduit les versements mensuels, il augmente le coût total en intérêts. Opter pour 30 ans sans peser ce compromis, c’est risquer de payer beaucoup plus à long terme. La décision doit être éclairée.

Enfin, une erreur courante est de croire que toutes les nouveautés s’appliquent automatiquement à sa situation. Chaque mesure a ses conditions d’admissibilité, ses dates d’entrée en vigueur et ses exceptions. Supposer qu’on est admissible sans vérifier peut mener à des déceptions. Il faut valider l’applicabilité de chaque mesure à son cas précis.

FAQ

Quelles sont les principales nouveautés immobilières au Québec en 2026 ?
Les principales touchent trois domaines. Pour l’accès à la propriété : l’amortissement sur 30 ans pour les premiers acheteurs avec prêt assuré et les propriétés neuves, le RAP bonifié à 60 000 $ par personne, et le CELIAPP (8 000 $/an, 40 000 $ à vie). Pour les relations locatives : la réforme du calcul des augmentations de loyer, avec un taux de base de 3,1 % et une nouvelle méthode basée sur la moyenne de l’IPC sur trois ans. Pour la fiscalité : l’indexation des paramètres fiscaux et les mesures touchant le gain en capital. S’ajoutent les taxes à l’achat et les programmes municipaux. Ces informations sont indicatives et certaines évoluent.

L’amortissement sur 30 ans est-il avantageux ?
Cela dépend de votre situation et de vos priorités. L’amortissement sur 30 ans (au lieu de 25) réduit vos versements mensuels, ce qui facilite l’accès à la propriété et améliore votre budget mensuel. En contrepartie, il augmente le coût total en intérêts sur la durée du prêt, car vous remboursez sur une plus longue période. C’est donc un arbitrage : plus d’accessibilité immédiate contre un coût total plus élevé. Cette option est offerte aux premiers acheteurs avec prêt assuré (mise de fonds inférieure à 20 %) et aux acheteurs de propriétés neuves. À évaluer selon vos objectifs financiers à long terme.

Combien puis-je retirer avec le RAP et le CELIAPP en 2026 ?
Le RAP permet de retirer jusqu’à 60 000 $ par personne de votre REER (donc jusqu’à 120 000 $ pour un couple), avec une obligation de remboursement sur 15 ans. Le CELIAPP offre un plafond de 8 000 $ par année jusqu’à 40 000 $ à vie par personne (donc jusqu’à 80 000 $ pour un couple), sans obligation de remboursement. Les deux peuvent être combinés. Pour un couple qui maximise les deux régimes, le potentiel théorique combiné est considérable. Ces montants supposent toutefois que les fonds ont été accumulés dans les comptes, d’où l’intérêt de commencer tôt.

Qu’est-ce qui change pour les loyers en 2026 ?
La méthode de calcul des augmentations de loyer a été réformée depuis le 1er janvier 2026. Le taux de base est désormais calculé selon la moyenne de l’indice des prix à la consommation du Québec sur trois ans, plutôt que sur le seul IPC de l’année précédente, ce qui vise à lisser les hausses. Le taux de base pour 2026 est de 3,1 % (pour les baux débutant entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027). Ce taux est une référence, pas un plafond : des ajustements restent possibles selon les dépenses du propriétaire. La nouvelle méthode s’applique aux avis donnés à compter du 1er janvier 2026.

Le taux d’inclusion du gain en capital a-t-il changé en 2026 ?
C’est le sujet fiscal le plus mouvant, et il faut être prudent. Les mesures sur le taux d’inclusion du gain en capital ont connu des annonces et des reports au cours des dernières années. Selon Revenu Québec, la mise en œuvre du changement a fait l’objet d’un report, le Québec s’harmonisant avec les mesures fédérales. Étant donné le caractère évolutif et la complexité de ce dossier, il est essentiel de vérifier l’information la plus à jour directement auprès de Revenu Québec, de l’Agence du revenu du Canada ou d’un fiscaliste avant toute décision de vente. Ne vous fiez pas à une information générale pour une décision importante : ce point exige une validation professionnelle.

La vente de ma résidence principale est-elle imposable ?
En règle générale, la vente de votre résidence principale bénéficie d’une exemption sur le gain en capital, ce qui demeure le cas en 2026. C’est l’un des avantages fiscaux importants de la propriété. Toutefois, des conditions s’appliquent pour qu’une propriété soit considérée comme votre résidence principale, et des situations particulières (usage mixte, changement d’usage, périodes de location) peuvent affecter cette exemption. Pour les immeubles autres que la résidence principale (immeubles locatifs, secondaires), le gain en capital est généralement imposable. En cas de doute sur votre situation, la consultation d’un fiscaliste est recommandée.

Existe-t-il des aides municipales pour les acheteurs ?
Oui, plusieurs municipalités offrent leurs propres programmes d’aide aux acheteurs, en plus des programmes provinciaux et fédéraux. Ces aides peuvent prendre la forme de subventions, de remboursements partiels de la taxe de bienvenue, ou d’aides ciblées aux premiers acheteurs ou aux familles. Les grandes villes en particulier ont souvent de tels programmes. Comme ils varient d’une ville à l’autre et peuvent évoluer, il faut vérifier directement auprès de sa municipalité, en portant attention aux conditions d’admissibilité et aux délais de demande. Ces aides passent souvent inaperçues mais peuvent représenter des milliers de dollars.

Ces nouveautés s’appliquent-elles automatiquement à ma situation ?
Non. Chaque mesure a ses propres conditions d’admissibilité, dates d’entrée en vigueur et exceptions. Par exemple, l’amortissement sur 30 ans vise certaines catégories d’acheteurs, le RAP et le CELIAPP ont des critères d’admissibilité au statut de premier acheteur, et les mesures fiscales ont leurs propres règles. Il ne faut donc pas supposer qu’une nouveauté s’applique automatiquement à votre cas. Vérifiez toujours l’applicabilité de chaque mesure à votre situation précise, idéalement auprès des sources officielles ou d’un professionnel (courtier hypothécaire, fiscaliste, conseiller financier), avant de fonder une décision dessus.

Sources officielles


Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil fiscal, financier ou juridique personnalisé. Les mesures, programmes, taux et paramètres présentés sont indicatifs, reflètent l’information disponible au moment de la rédaction et proviennent de différents paliers de gouvernement ; ils comportent des conditions d’admissibilité, des dates d’entrée en vigueur et des exceptions, et plusieurs sont susceptibles d’évoluer — en particulier les mesures fiscales touchant le gain en capital, qui ont fait l’objet de reports. Avant toute décision, la vérification auprès des sources officielles (Revenu Québec, ARC, SCHL, TAL, votre municipalité) et la consultation d’un professionnel qualifié (fiscaliste, courtier hypothécaire, conseiller financier, notaire) sont fortement recommandées. Cet article reflète le contexte de 2026 et est appelé à être mis à jour. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.