Marché immobilier à Côte-Saint-Luc : prix, plan directeur et Cavendish

Côte-Saint-Luc a adopté le 11 mai 2026, après quatre ans et demi de consultations, son tout premier plan directeur d’urbanisme depuis des décennies : il prévoit la transformation de trois centres commerciaux, dont le Quartier Cavendish, en quartiers mixtes totalisant environ 1 800 nouveaux logements — pendant qu’à quelques rues de là, le vieux projet de prolongement du boulevard Cavendish, promis depuis les années 1980, refait surface comme condition jugée essentielle par la Ville elle-même à la sécurité du futur mégaprojet résidentiel de l’ancien hippodrome voisin.

Voici un portrait chiffré du marché immobilier à Côte-Saint-Luc en 2026 : le contexte du nouveau plan directeur et de ses trois sites de réaménagement commercial, le dossier toujours en suspens du prolongement Cavendish, les tendances de prix mesurées directement pour la ville par l’outil statistique de Centris, et le profil d’une municipalité enclavée au cœur de l’île, à la fois la plus âgée et la plus densément juive de la région métropolitaine.

Sommaire

Portrait rapide de Côte-Saint-Luc

Côte-Saint-Luc est une ville liée de l’agglomération de Montréal, complètement enclavée au centre-ouest de l’île entre Notre-Dame-de-Grâce, Hampstead, Montréal-Ouest et l’arrondissement de Saint-Laurent, sans façade sur le fleuve ni sur aucun grand axe d’eau. C’est l’une des plus petites villes liées par sa superficie, mais l’une des plus densément peuplées de tout le secteur, avec un tissu urbain presque entièrement construit depuis plusieurs décennies.

Avec une superficie d’environ 7,04 km² pour une population de 34 504 habitants selon le recensement 2021 de Statistique Canada, Côte-Saint-Luc affiche une densité d’environ 4 904 habitants au km² — nettement supérieure à celle de la plupart des villes de l’Ouest-de-l’Île déjà couvertes sur Immo Boussole (Kirkland, Dorval, Pointe-Claire), et plus proche de la densité de certains arrondissements centraux de Montréal.

  • Population 2021 : 34 504 habitants (+6 % depuis 2016)
  • Superficie : environ 7,04 km²
  • Densité : environ 4 904 habitants au km²
  • Statut : ville liée de l’agglomération de Montréal
  • Voisines directes : NDG, Hampstead, Montréal-Ouest, arrondissement de Saint-Laurent

Le plan directeur 2026 : trois centres commerciaux à réinventer

Le conseil municipal de Côte-Saint-Luc a adopté le 11 mai 2026 un plan directeur (programme particulier d’urbanisme) entièrement révisé, au terme d’un processus de consultation amorcé quatre ans et demi plus tôt et qui a mobilisé plus de 3 000 résidents. Le document identifie trois centres commerciaux vieillissants comme les principaux leviers de densification future de la ville : le Quartier Cavendish (l’ancien Cavendish Mall), le Decarie Square et le Côte St. Luc Shopping Centre.

Le site le plus avancé est le Quartier Cavendish, où le promoteur Mandevco propose un redéveloppement mixte pouvant atteindre 20 étages autour d’un centre commercial repensé, pour environ 1 800 nouveaux résidents. Le plan directeur impose un nombre plafonné de cases de stationnement par logement, prévoit une nouvelle intersection sur le boulevard Cavendish près du parc Veterans, et exige explicitement le maintien de commerces et de services de proximité ainsi que d’espaces publics intérieurs et extérieurs dans tout projet de redéveloppement. La Ville et le promoteur ne s’étaient toutefois toujours pas entendus sur l’ensemble des paramètres au début de 2026, et l’échéancier complet de construction, estimé à environ dix ans, reste à confirmer.

Un premier plan directeur en profondeur depuis des décennies, trois sites commerciaux appelés à devenir des quartiers résidentiels et jusqu’à 1 800 nouveaux logements visés au seul site du Quartier Cavendish : Côte-Saint-Luc amorce une densification qui contraste avec l’image d’une ville essentiellement construite et stable depuis les années 1970.

Le plan doit maintenant être révisé par la Ville de Montréal, et un registre pourrait ouvrir à l’automne 2026 pour permettre aux citoyens opposés d’exprimer formellement leur désaccord — une étape qui pourrait mener à un référendum si un nombre suffisant de signatures est recueilli. Des résidents du secteur immédiat du Quartier Cavendish, qui s’étaient d’abord sentis exclus du processus, ont depuis obtenu certains ajustements, dont le déplacement d’un poste de sécurité publique initialement prévu près de leurs résidences.

Prix de l’immobilier à Côte-Saint-Luc en 2026

L’outil de statistiques immobilières de Centris permet d’isoler les chiffres propres au seul territoire de Côte-Saint-Luc, traitée comme une unité géographique distincte plutôt que regroupée avec d’autres municipalités — une situation différente de celle de plusieurs voisines de l’Ouest-de-l’Île déjà couvertes sur Immo Boussole. Les limites de fiabilité sont signalées explicitement ci-dessous lorsque le volume de transactions est insuffisant pour produire un prix médian robuste.

Segment Prix médian T2 2026 Ventes Jours sur le marché Variation annuelle
Unifamiliale Donnée non fiable* 23
Condo 633 000 $ 39 55 +15 %
Plex (2 à 5 logements) Donnée non fiable* 4

*Volume de transactions insuffisant selon Centris pour produire un prix médian fiable ce trimestre.

Sur douze mois, le portrait se précise : le prix médian unifamilial atteint 970 562 $ (+11 %) sur 94 ventes, et le prix médian des condos s’établit à 557 937 $ (+9 %) sur 128 ventes — deux hausses parmi les plus marquées du cluster des villes de second rang déjà couvertes sur Immo Boussole. L’ensemble du marché résidentiel de Côte-Saint-Luc a totalisé 232 transactions sur douze mois, pour un volume de 186,86 M$, en recul de 21 % par rapport à la période précédente ; au seul deuxième trimestre 2026, les 66 transactions enregistrées représentent un recul de 22 % sur un an, pour un volume trimestriel de 50,76 M$.

  • Unifamiliale, 12 mois : 970 562 $ (+11 %), 94 ventes
  • Condo, 12 mois : 557 937 $ (+9 %), 128 ventes
  • Volume total, 12 mois : 186,86 M$ (-21 %)
  • Nouvelles inscriptions, T2 2026 : 174 (+9 %) ; inscriptions actives : 170 (+5 %)

Le nouveau rôle d’évaluation foncière 2026-2028

L’évaluatrice de la Ville de Montréal a déposé le 10 septembre 2025 les nouveaux rôles d’évaluation foncière triennaux 2026-2027-2028 auprès des greffiers des 16 villes liées et arrondissements de l’agglomération, dont Côte-Saint-Luc. Les valeurs inscrites reflètent les conditions de marché au 1er juillet 2024 et serviront de base au calcul des taxes municipales pour 2026, 2027 et 2028.

Contrairement à plusieurs villes du cluster déjà documentées sur Immo Boussole (Anjou à +22,6 %, Dollard-des-Ormeaux à +45,1 % pour le cycle précédent, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles à +21,3 %), Côte-Saint-Luc figure explicitement parmi les municipalités affichant les plus faibles hausses de toute l’agglomération pour ce cycle : une hausse globale de 7,8 % de la valeur du parc immobilier, dont seulement 6,5 % pour le seul secteur résidentiel — bien en deçà de la moyenne agglomérée de 12,2 %. La Ville de Montréal regroupe explicitement Côte-Saint-Luc avec Westmount, Ville Mont-Royal, Hampstead, Montréal-Ouest, Beaconsfield et Dollard-des-Ormeaux parmi les secteurs affichant les variations les plus faibles de tout le territoire.

Un parc résidentiel presque entièrement construit, peu de terrains vacants à valoriser et une valeur foncière déjà élevée par unité : Côte-Saint-Luc illustre un profil de maturité immobilière où la hausse triennale (6,5 %) reste nettement sous la moyenne de l’agglomération, à l’inverse de la plupart des villes de second rang de l’Ouest-de-l’Île déjà étudiées sur Immo Boussole.

Comme pour les rôles précédents, une hausse de la valeur inscrite au rôle ne se traduit pas automatiquement par une hausse identique de la facture de taxes : le conseil municipal ajuste généralement le taux de taxation pour lisser l’impact d’une année à l’autre. Vous avez jusqu’au 30 avril 2026 pour demander une révision administrative de votre évaluation si vous la jugez excessive. Pour mieux comprendre à quoi sert ce chiffre, consultez notre guide sur l’évaluation municipale au Québec, ainsi que notre article sur la taxe de bienvenue, calculée à partir de cette même valeur lors d’une transaction.

Le prolongement du boulevard Cavendish : un chaînon manquant depuis les années 1980

Peu de dossiers d’infrastructure du secteur ont une histoire aussi longue que le prolongement du boulevard Cavendish, un lien nord-sud qui permettrait de relier Côte-Saint-Luc à l’arrondissement de Saint-Laurent en franchissant les voies ferrées du CN et du CP — le principal obstacle technique qui a empêché la réalisation du projet depuis les années 1980, malgré plusieurs tentatives politiques successives.

Le dossier a repris de l’actualité en septembre 2025, lorsque les maires de Côte-Saint-Luc, de Mont-Royal et de Saint-Laurent ont publié une déclaration conjointe rappelant que le prolongement Cavendish avait été explicitement inscrit comme condition dans une entente de 2017 entre Québec et Montréal lors du transfert du terrain de l’ancien hippodrome à la Ville. Selon cette déclaration, le Service de sécurité incendie de Montréal exige trois voies d’accès d’urgence distinctes pour le futur projet résidentiel d’environ 20 000 logements prévu sur le site de l’hippodrome, dans l’arrondissement voisin de Saint-Laurent — alors que seulement deux accès (les rues Jean-Talon et Devonshire) existent actuellement.

  • Franchissement requis : voies ferrées du CN et du CP, obstacle technique depuis les années 1980
  • Enjeu de sécurité : troisième voie d’accès d’urgence exigée par le Service de sécurité incendie de Montréal
  • Site concerné : environ 20 000 logements prévus sur l’ancien terrain de l’hippodrome, à Saint-Laurent
  • Statut 2026 : aucun échéancier de réalisation confirmé, projet promis à une évaluation environnementale (BAPE) par une candidate à la mairie de Montréal

Le prolongement n’est pas un projet propre au territoire de Côte-Saint-Luc à proprement parler — la portion la plus complexe se situe à la frontière avec Saint-Laurent —, mais la Ville en a fait une priorité politique affichée, en raison des retombées attendues pour la mobilité et l’accès à l’emploi de ses propres résidents. Aucun échéancier de construction n’était toutefois confirmé au moment de la rédaction ; le projet reste, en 2026, au stade des engagements politiques plutôt que des travaux.

Portrait démographique : la ville la plus âgée et la plus juive de la région

Côte-Saint-Luc affiche l’un des profils démographiques les plus distinctifs de tout le cluster des marchés locaux déjà couverts sur Immo Boussole. Selon le recensement 2021 de Statistique Canada, les personnes de 65 ans et plus y représentent 28,7 % de la population (9 910 personnes) — une proportion nettement supérieure à celle observée dans la plupart des villes voisines de l’Ouest-de-l’Île (21 % à Dorval, par exemple) — pendant que les enfants de 0 à 14 ans ne comptent que pour 17,5 % (6 035 personnes).

Ce profil vieillissant est étroitement lié à la présence de la plus importante communauté juive de la région métropolitaine de Montréal établie sur un seul territoire municipal, un fait démographique documenté depuis plusieurs décennies et qui structure une bonne partie de l’offre de services, de synagogues et d’organismes communautaires de la ville. La Ville de Montréal, dans son profil sociodémographique de Côte-Saint-Luc, confirme d’ailleurs une proportion de résidents nés à l’étranger et de résidents âgés parmi les plus élevées de l’île.

  • 65 ans et plus : 28,7 % de la population (9 910 personnes)
  • 0 à 14 ans : 17,5 % de la population (6 035 personnes)
  • Croissance 2016-2021 : +6 %, pour atteindre 34 504 habitants
  • Ville officiellement bilingue, forte proportion de résidents nés à l’étranger

Une population vieillissante, une forte proportion de résidents nés à l’étranger et un parc résidentiel presque entièrement construit : Côte-Saint-Luc illustre un marché où la demande future dépendra moins de la croissance démographique organique que du renouvellement générationnel du parc de logements, en particulier dans les trois sites visés par le nouveau plan directeur.

Les quartiers résidentiels de Côte-Saint-Luc

Le territoire de Côte-Saint-Luc se divise en plusieurs secteurs résidentiels aux profils assez distincts pour une ville de seulement 7 km² :

  • Le secteur des bungalows, au sud et à l’est, domine le parc résidentiel avec des maisons unifamiliales construites principalement entre les années 1950 et 1970, un profil semblable à celui de plusieurs banlieues matures de l’île.
  • Le corridor du boulevard Cavendish, qui traverse la ville du nord au sud, concentre l’essentiel des tours de copropriétés et d’immeubles locatifs existants, ainsi que le Quartier Cavendish, futur pôle de densification identifié par le plan directeur.
  • Le secteur nord, près de l’autoroute 40 et de Decarie Square, un second site de réaménagement commercial visé par le plan directeur.

La quasi-totalité du territoire de Côte-Saint-Luc est déjà construite, ce qui limite fortement l’offre de terrains vierges pour de nouveaux développements résidentiels classiques ; les trois sites commerciaux identifiés par le plan directeur — Quartier Cavendish, Decarie Square et Côte St. Luc Shopping Centre — représentent donc, à toutes fins pratiques, les seules réserves foncières significatives pour l’ajout de logements neufs à moyen terme.

Côte-Saint-Luc face à ses voisines du centre-ouest de l’île

Le secteur centre-ouest de l’île regroupe plusieurs marchés déjà documentés sur Immo Boussole, chacun avec un profil propre :

  • Côte-Saint-Luc : la ville la plus âgée et la plus densément peuplée du groupe, sans desserte ferroviaire directe, mais au cœur d’un plan de densification commerciale d’envergure.
  • Notre-Dame-de-Grâce (NDG) : l’arrondissement voisin, profil plus familial et propriétaire, desservi directement par la ligne orange du métro.
  • Côte-des-Neiges : le quartier le plus locatif de l’arrondissement voisin Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, dominé par les tours locatives et les plex.

Ce qui distingue véritablement Côte-Saint-Luc de ses voisines déjà couvertes : elle demeure, malgré sa position centrale sur l’île, l’une des seules villes du secteur sans station de métro ni de REM sur son propre territoire — les stations les plus proches (Snowdon, Plamondon, Côte-Vertu) se trouvent toutes hors de ses limites municipales, dans NDG, Côte-des-Neiges ou Saint-Laurent — pendant que son rôle d’évaluation foncière affiche l’une des plus faibles hausses de tout le cluster déjà étudié.

Une ville pratiquement sans desserte ferroviaire propre, mais parmi les plus chères et les plus stables sur le plan de la valeur foncière : Côte-Saint-Luc rappelle que la proximité géographique du centre-ville ne garantit pas, à elle seule, un accès direct au transport structurant.

Investir à Côte-Saint-Luc : copropriété et rareté du plex

Le segment plex demeure marginal à Côte-Saint-Luc : seulement 4 transactions ont été enregistrées au deuxième trimestre 2026, un volume jugé insuffisant par Centris pour produire une statistique de prix fiable, autant au dernier trimestre que sur douze mois — un signe que le parc de propriétés à revenus (duplex, triplex) y est structurellement limité, à l’image de Dorval, comparativement à des secteurs plus denses comme Côte-des-Neiges ou Saint-Léonard.

Le segment condo, avec un prix médian de 557 937 $ sur douze mois (+9 %), représente l’option d’investissement locatif la plus réaliste à Côte-Saint-Luc aujourd’hui, en particulier dans le corridor du boulevard Cavendish où se concentre déjà la majorité des immeubles en copropriété. Quelques éléments à garder à l’esprit avant d’investir :

  • la population vieillissante et la forte proportion de résidents établis de longue date soutiennent une demande locative stable, mais généralement peu tournée vers le renouvellement rapide de locataires ;
  • le redéveloppement du Quartier Cavendish, s’il se concrétise, pourrait ajouter une offre importante de copropriétés neuves d’ici une dizaine d’années, un facteur à surveiller pour tout investisseur qui achète aujourd’hui dans le secteur immédiat ;
  • l’absence de desserte ferroviaire directe limite l’argument de proximité au transport lourd que l’on retrouve dans des marchés comme Kirkland ou Pointe-Claire, où l’arrivée du REM a déjà influencé les prix.

Pour calculer la rentabilité d’un projet locatif de ce type, consultez notre guide sur le seuil de rentabilité d’un plex au Québec et notre méthode de calcul du rendement. Pour un achat en copropriété plutôt qu’un plex, notre guide sur le rôle du syndicat de copropriété et notre comparatif condo divise vs indivise sont particulièrement pertinents dans un corridor comme celui du boulevard Cavendish.

Financer un achat à Côte-Saint-Luc en 2026

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de son annonce du 2 septembre 2026, une septième décision consécutive de statu quo. Ce contexte de taux stable, conjugué à des prix qui ont progressé de façon marquée à Côte-Saint-Luc au cours de la dernière année (+9 % à +15 % selon les segments), invite les acheteurs à magasiner activement leur financement plutôt qu’à attendre une éventuelle baisse de taux. Notre guide sur l’impact du taux directeur et nos prévisions de taux hypothécaires 2026 détaillent ce contexte plus en profondeur.

Pour un premier achat, le prix médian des condos (557 937 $ sur douze mois) demeure plus accessible que celui des maisons unifamiliales, dont le prix médian dépasse désormais 970 000 $. Le CELIAPP et les programmes d’aide au premier acheteur restent des leviers à considérer avant de magasiner un financement, tout comme la comparaison entre courtier hypothécaire et institution bancaire.

Acheter à Côte-Saint-Luc : ce qu’il faut prévoir

Le marché de Côte-Saint-Luc combine un inventaire limité de maisons unifamiliales anciennes et une offre de copropriétés plus abondante, concentrée dans le corridor du boulevard Cavendish. Quelques repères pour structurer une démarche d’achat :

  • Obtenez une préapprobation hypothécaire avant de visiter, le délai moyen de vente des condos (55 jours au T2 2026) restant relativement rapide pour ce type de marché mature.
  • Prévoyez une inspection préachat rigoureuse, la majorité des bungalows unifamiliaux datant des années 1950 à 1970.
  • Renseignez-vous sur les paramètres du redéveloppement du Quartier Cavendish et des deux autres sites commerciaux avant d’acheter à proximité, car les hauteurs, la circulation et l’offre de stationnement du secteur pourraient évoluer sur une période de plusieurs années.
  • Faites appel à un notaire tôt dans le processus, en particulier pour toute copropriété, afin de valider l’état du fonds de prévoyance et le carnet d’entretien de l’immeuble.
  • Prévoyez une assurance habitation adaptée dès l’offre d’achat acceptée, ou une assurance condo spécifique pour une copropriété.
  • Comparez les structures de commission de courtier si vous envisagez aussi de vendre une propriété actuelle avant d’acheter.

Erreurs fréquentes

La première erreur, très répandue, est de présumer que Côte-Saint-Luc est desservie directement par le métro ou le REM parce qu’elle est située au centre de l’île. Les stations les plus proches (Snowdon, Plamondon, Côte-Vertu) se trouvent toutes à l’extérieur des limites municipales de la ville — un facteur important à vérifier avant d’acheter en fonction d’un temps de trajet précis.

La deuxième erreur consiste à croire que le redéveloppement du Quartier Cavendish, de Decarie Square ou du Côte St. Luc Shopping Centre est déjà en construction. Le plan directeur n’a été adopté qu’en mai 2026, doit encore être révisé par la Ville de Montréal, et un registre d’opposition pourrait ouvrir dès l’automne 2026 ; l’échéancier complet de construction du seul site du Quartier Cavendish est estimé à environ dix ans.

La troisième erreur, fréquente chez les investisseurs habitués à des arrondissements plus denses, est de sous-estimer la rareté des propriétés à revenus (plex) à Côte-Saint-Luc. Le volume de transactions pour ce segment est trop faible pour produire une statistique fiable ; les investisseurs qui cherchent spécifiquement un duplex ou un triplex trouveront généralement une offre plus abondante dans des secteurs comme Côte-des-Neiges ou Saint-Léonard.

La quatrième erreur est de confondre le prolongement du boulevard Cavendish, un projet routier distinct sans échéancier confirmé, avec le redéveloppement du Quartier Cavendish, un projet immobilier commercial situé sur le même axe mais géré par un promoteur privé selon un processus municipal différent. Les deux projets portent un nom similaire, mais répondent à des enjeux et à des calendriers distincts.

La cinquième erreur est de présumer qu’une hausse du rôle d’évaluation se traduira automatiquement par une hausse identique de la facture de taxes municipales. Le conseil municipal ajuste généralement le taux de taxation pour lisser l’impact d’un nouveau rôle triennal — la valeur inscrite au rôle et le montant final de taxes sont deux chiffres distincts.

Questions fréquentes

Côte-Saint-Luc est-elle desservie par le métro ou le REM ?
Non, aucune station de métro ni de REM ne se trouve sur le territoire même de Côte-Saint-Luc. Les stations les plus proches — Snowdon, Plamondon et Côte-Vertu — sont toutes situées à l’extérieur de ses limites municipales, dans NDG, Côte-des-Neiges ou l’arrondissement de Saint-Laurent. Les déplacements vers ces stations se font principalement en autobus du réseau de la STM.

Qu’est-ce que le plan directeur adopté en mai 2026 ?
Il s’agit d’un programme particulier d’urbanisme révisé, adopté le 11 mai 2026 après quatre ans et demi de consultations, qui identifie trois centres commerciaux — le Quartier Cavendish, Decarie Square et le Côte St. Luc Shopping Centre — comme les principaux sites de densification résidentielle future de la ville, pour un total pouvant atteindre environ 1 800 nouveaux logements au seul site du Quartier Cavendish.

Le prolongement du boulevard Cavendish est-il différent du redéveloppement du Quartier Cavendish ?
Oui. Le prolongement du boulevard Cavendish est un projet routier distinct visant à relier Côte-Saint-Luc à l’arrondissement de Saint-Laurent en franchissant des voies ferrées, un dossier en discussion depuis les années 1980 et toujours sans échéancier confirmé en 2026. Le redéveloppement du Quartier Cavendish est un projet immobilier commercial mené par un promoteur privé sur le site de l’ancien centre commercial, encadré par le nouveau plan directeur municipal.

Pourquoi la hausse du rôle d’évaluation foncière est-elle plus faible à Côte-Saint-Luc que dans d’autres villes du secteur ?
La Ville de Montréal regroupe explicitement Côte-Saint-Luc parmi les municipalités affichant les plus faibles hausses de l’agglomération pour le cycle 2026-2028 (6,5 % pour le secteur résidentiel, contre une moyenne agglomérée de 12,2 %), aux côtés de Westmount, Ville Mont-Royal, Hampstead et Montréal-Ouest — des villes au parc immobilier déjà mature et à valeur foncière élevée, où la croissance en pourcentage tend à ralentir par rapport à des secteurs en plus forte transformation.

Trouve-t-on facilement des duplex ou triplex à Côte-Saint-Luc ?
Non. Seulement quatre transactions de plex ont été enregistrées au deuxième trimestre 2026, un volume trop faible pour produire une statistique de prix fiable selon Centris — un signe que l’offre de propriétés à revenus y est structurellement limitée par rapport à des secteurs plus denses de l’île de Montréal.

Côte-Saint-Luc est-elle une bonne ville pour un premier achat ?
Cela dépend surtout du budget et de l’importance accordée à la desserte en transport en commun lourd. Le segment condo, à un prix médian de 557 937 $ sur douze mois, est nettement plus accessible qu’une maison unifamiliale (970 562 $) pour un premier acheteur type, notamment dans le corridor du boulevard Cavendish.

Le redéveloppement du Quartier Cavendish va-t-il faire augmenter les prix à Côte-Saint-Luc ?
Il est encore trop tôt pour l’affirmer avec certitude. Le plan directeur vient tout juste d’être adopté, doit encore être révisé par la Ville de Montréal, et un éventuel registre d’opposition pourrait retarder ou modifier le projet. L’effet potentiel sur les prix, s’il se matérialise, ne se mesurera vraisemblablement que sur plusieurs années, étant donné l’échéancier de construction estimé à environ une décennie.

Sources officielles


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