Depuis le 1er janvier 2023, la Ville de Montréal facture l’eau selon le volume consommé pour tous les immeubles en tout ou en partie à usage non résidentiel, y compris les immeubles mixtes : le premier 1 000 m³ par année est à 0 $ et la Ville déduit 225 m³ par logement. Un plex purement résidentiel, lui, n’est pas visé par le programme.
Pour un investisseur qui détient un immeuble avec un local commercial au rez-de-chaussée, un petit immeuble de bureaux ou un bâtiment mixte à Montréal, la question n’est plus de savoir si un compteur d’eau sera installé, mais ce que la facture changera concrètement au rendement. Pour un propriétaire de plex résidentiel, la question inverse se pose : suis-je touché, et pourquoi lit-on partout que Montréal « installe des compteurs d’eau » ? Cet article fait le tri à partir des pages officielles de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec : qui est visé, comment la facture est calculée, comment demander un compteur, et comment intégrer ce nouveau poste dans une analyse d’immeuble.
Sommaire
- Qui est visé par l’obligation de compteur d’eau à Montréal
- Pourquoi Montréal installe des compteurs : le cadre provincial
- La tarification volumétrique : comment la facture est calculée
- Installer le compteur : étapes pour un immeuble existant ou neuf
- Lire le compteur et surveiller la consommation
- Effet sur la rentabilité d’un immeuble mixte ou commercial
- Achat ou vente d’un immeuble : les vérifications à faire
- Erreurs fréquentes
- Questions fréquentes
- Sources officielles
Qui est visé par l’obligation de compteur d’eau à Montréal
La page officielle de la Ville est claire sur le champ d’application : tout immeuble existant, neuf ou en construction qui est en tout ou en partie à usage non résidentiel doit être muni d’un compteur d’eau. Le programme couvre donc les immeubles non résidentiels et les immeubles mixtes. Un immeuble de quatre logements avec un dépanneur au rez-de-chaussée est un immeuble mixte : il entre dans le programme, même si les trois quarts de ses locaux sont des logements.
À l’inverse, la Ville précise que les bâtiments uniquement résidentiels « ne sont pas touchés par ce programme ». Les compteurs déjà posés dans certains bâtiments résidentiels servent exclusivement à l’échantillonnage de données, c’est-à-dire à estimer la consommation résidentielle globale, et non à facturer chaque ménage. Un propriétaire de duplex ou de triplex entièrement résidentiel, que ce soit comme propriétaire occupant ou comme investisseur, n’a donc pas de nouvelle facture d’eau au volume à craindre à ce titre.
La frontière entre « résidentiel » et « mixte » est parfois moins nette qu’on le pense. Un local commercial loué, un cabinet professionnel, un petit atelier ou un espace de bureaux suffisent à faire basculer l’immeuble du côté du programme. Pour comprendre comment ces immeubles se distinguent sur le plan fiscal, l’article sur la catégorie d’immeuble résidentiel ou commercial explique le reclassement et ses implications. Attention toutefois : la règle sur les compteurs repose sur l’usage de l’immeuble. Ne présumez pas qu’une catégorie inscrite au rôle d’évaluation règle la question à votre place ; en cas de doute, confirmez directement avec la Ville.
À retenir : à Montréal, le critère est l’usage. Dès qu’une partie de l’immeuble est non résidentielle, le compteur est obligatoire et la facturation au volume s’applique. Un immeuble 100 % résidentiel est exclu du programme.
Ce sont des règles montréalaises. Plusieurs autres municipalités québécoises ont adopté leur propre règlement sur les compteurs dans les immeubles non résidentiels, avec des échéanciers et des modalités différents. Si votre immeuble est situé à Laval, sur la Rive-Sud ou ailleurs, ne transposez pas ce qui suit sans vérifier le règlement de votre municipalité.
Pourquoi Montréal installe des compteurs : le cadre provincial
L’obligation ne vient pas d’une lubie municipale. La Ville rattache elle-même son programme à la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable, qui demande aux municipalités de produire un bilan d’eau précis et de réduire la production d’eau potable de 20 % d’ici 2025. Sans compteurs, impossible de distinguer l’eau réellement consommée de l’eau perdue en fuites dans le réseau.
La page du ministère des Affaires municipales sur les assouplissements, mise à jour le 19 février 2024, précise le mécanisme : les municipalités doivent installer des compteurs dans le secteur non résidentiel et dans un échantillon représentatif du secteur résidentiel, dans un délai de trois ans après avoir reçu un bilan montrant que les objectifs de la stratégie ne sont pas atteints. Les assouplissements qui permettaient à certaines municipalités d’éviter l’installation dans les immeubles non résidentiels devaient cesser de s’appliquer au plus tard le 1er septembre 2024.
Pour l’investisseur, la conséquence pratique est double. D’abord, le compteur n’est pas un projet pilote appelé à disparaître : il s’inscrit dans une politique provinciale. Ensuite, la tarification volumétrique qui l’accompagne est un outil de la Ville pour répartir plus équitablement le coût de l’eau entre ses usagers, selon l’objectif affiché sur sa page. Il est donc prudent de traiter cette charge comme un poste d’exploitation permanent, et non comme une anomalie temporaire.
La tarification volumétrique : comment la facture est calculée
Depuis le 1er janvier 2023, les immeubles visés paient une tarification selon le volume d’eau consommé, par blocs progressifs : le tarif par mètre cube augmente à chaque palier. Les factures sont établies à partir des relevés du compteur et envoyées l’année suivant la consommation. Les tarifs publiés par la Ville pour la consommation de 2026, facturée en 2027, sont les suivants.
| Tranche de consommation annuelle (après déduction) | Tarif par m³ (consommation de 2026) |
|---|---|
| 0 à 1 000 m³ | 0 $ |
| Plus de 1 000 m³ à 10 000 m³ | 0,110 $ |
| Plus de 10 000 m³ à 100 000 m³ | 0,225 $ |
| Plus de 100 000 m³ | 0,690 $ |
Deux mécanismes jouent en faveur des immeubles mixtes. Le premier est le seuil de 1 000 m³ non facturés. Le second est la déduction de 225 m³ par logement : si l’immeuble comporte une partie résidentielle, ce volume est retranché de la consommation annuelle totale avant l’application des blocs. L’exemple officiel de la Ville illustre le calcul pour la consommation de 2025, facturée en 2026 : un immeuble de deux logements consomme 2 300 m³. On soustrait 450 m³ pour les logements, il reste 1 850 m³, puis on retire les 1 000 m³ non facturables, ce qui laisse 850 m³ facturables. Au tarif de 0,105 $/m³ appliqué dans cet exemple, la facture est de 89,25 $.
Notez que le tarif de l’exemple de 2025 (0,105 $/m³) n’est pas celui de 2026 (0,110 $/m³) : les tarifs évoluent d’une année à l’autre, et la Ville ne publie pas sur cette page un barème pluriannuel. Les deux illustrations suivantes sont des calculs maison, faits à partir des tarifs de 2026 et de la méthode de la Ville ; elles servent à situer les ordres de grandeur et ne remplacent pas votre facture.
- Immeuble mixte de quatre logements et d’un commerce, 3 000 m³ par année : 3 000 − (4 × 225) = 2 100 m³ ; après le seuil de 1 000 m³, il reste 1 100 m³ à 0,110 $, soit environ 121 $ pour l’année.
- Immeuble commercial sans logement, 15 000 m³ par année : 9 000 m³ à 0,110 $ (990 $) plus 5 000 m³ à 0,225 $ (1 125 $), soit environ 2 115 $ pour l’année.
Cette tarification est distincte de la taxe spéciale relative au service de l’eau qui figure déjà sur le compte de taxes foncières. Les deux charges coexistent : l’une figure au compte de taxes foncières, l’autre est calculée sur le volume réellement consommé. Les taux de la taxe spéciale de l’eau pour votre immeuble se consultent dans votre compte de taxes en ligne ou dans les données ouvertes de la Ville.
En résumé : pour un immeuble mixte de taille modeste, la facture au volume reste souvent faible, parce que le seuil de 1 000 m³ et la déduction par logement absorbent une bonne partie de la consommation. Le risque financier se concentre chez les gros consommateurs d’eau, comme les restaurants, les buanderies ou les procédés industriels.
Installer le compteur : étapes pour un immeuble existant ou neuf
La page officielle de la Ville distingue deux parcours, selon que l’immeuble existe déjà ou qu’il est neuf ou en construction. Dans les deux cas, la Ville fournit le compteur et l’équipement.
Immeuble existant. Avant toute demande, la plomberie doit être conforme aux normes. La Ville mentionne notamment l’ajout de robinets, un support pour solidifier la plomberie, une mise à la terre, un raccord pour le compteur, une voie de dérivation et un dispositif antirefoulement (DAr). La Régie du bâtiment du Québec exige que le DAr soit installé sur le même segment de tuyauterie que le compteur et vérifié régulièrement. Ensuite, la demande se fait par courriel, avec la fiche de renseignements généraux et l’inventaire des appareils consommant de l’eau ; comptez environ deux semaines pour l’ouverture du dossier. Il est aussi possible de procéder par téléphone en appelant le 514 872-5200, avec le même formulaire et l’inventaire, ou le calcul hydraulique d’un ingénieur. La Ville peut installer le compteur, mais vous pouvez l’installer vous-même.
Immeuble neuf ou en construction. La demande doit être soumise au moins 60 jours avant le début des travaux. Environ deux semaines après la réception de la demande, vous recevez les instructions d’installation, et vous disposez de 90 jours pour terminer l’installation. Ici, la Ville fournit le compteur et l’équipement, mais c’est à vous de faire l’installation.
Deux précautions pratiques s’appliquent. Pendant l’installation, l’alimentation en eau peut être interrompue temporairement ou la pression peut baisser légèrement, et il vous revient de protéger vos biens. Et les pages consultées ne mentionnent aucun frais d’installation : elles n’indiquent ni qu’il y en a, ni qu’il n’y en a pas. Confirmez ce point avec la Ville avant de budgéter, surtout si des travaux de plomberie préalables sont nécessaires. La page de la Ville renvoie au Règlement sur la mesure de la consommation de l’eau dans les ICI (RCG 07-031) ; le texte du règlement n’a pas pu être consulté pour cet article, et les obligations précises ou les sanctions en cas de défaut ne sont donc pas détaillées ici.
Si l’installation exige une remise à niveau de la plomberie, prévoyez le coût des travaux dans le budget d’acquisition ou de rénovation. L’article sur le remplacement de la tuyauterie galvanisée donne une idée de l’ampleur que peuvent prendre ces interventions dans un bâtiment ancien.
Lire le compteur et surveiller la consommation
Les compteurs installés par la Ville mesurent le volume en continu, sont conformes à la norme NSF61 et sont dotés d’un système de lecture à distance. Selon la Ville, ces données en temps réel permettent de détecter des volumes de consommation anormaux et de localiser plus rapidement une fuite. C’est l’avantage concret pour un propriétaire : une fuite dans une conduite d’un bâtiment à logements multiples peut passer inaperçue pendant des mois si personne ne regarde la consommation.
Le compteur se trouve généralement près de l’entrée d’eau principale, à l’intérieur de l’immeuble. Pour le lire, la Ville donne la consigne suivante : si l’affichage comporte des décimales, elles ne doivent pas être prises en compte ; si un relevé doit être transmis, on note tous les chiffres qui précèdent la décimale, en commençant par les zéros. Un compteur affichant 246 m³ correspond ainsi à une lecture de 000246.
La page de la Ville sur la tarification mentionne que le propriétaire peut accéder aux données du compteur pour suivre sa consommation, sans toutefois détailler la procédure d’accès. Pour réduire la facture, la Ville recommande des gestes simples : réparer les fuites et les appareils de plomberie défectueux, limiter l’arrosage et remplacer les équipements de refroidissement interdits qui utilisent l’eau potable.
Dans un immeuble locatif, prenez l’habitude d’une lecture mensuelle. Une hausse soudaine et inexpliquée est un signal d’alarme bien avant l’arrivée de la facture de l’année suivante. Cette vigilance rejoint d’ailleurs les enjeux d’assurance : pour comprendre ce qui est couvert en cas de dégât d’eau, consultez l’article sur l’assurance d’un immeuble locatif.
Effet sur la rentabilité d’un immeuble mixte ou commercial
Intégrer la facture d’eau au volume dans l’analyse d’un immeuble est un exercice simple, mais il faut le faire explicitement. Dans la plupart des modèles, l’eau est regroupée dans les « charges » ou oubliée parce qu’elle était noyée dans la taxe spéciale. Voici une démarche en quatre temps.
- Estimez le volume annuel : demandez au vendeur ou au gestionnaire les relevés du compteur, ou à défaut une estimation à partir de l’inventaire des appareils consommant de l’eau.
- Appliquez la méthode de la Ville : retranchez 225 m³ par logement, retirez les 1 000 m³ non facturés, puis appliquez les blocs.
- Ajoutez-la à vos charges d’exploitation : la méthode de calcul du cashflow d’un immeuble locatif et celle du rendement d’un plex demandent de tenir compte de toutes les dépenses récurrentes.
- Testez la sensibilité : comme les tarifs changent d’une année à l’autre, simulez une hausse raisonnable plutôt que de figer le tarif de 2026 sur dix ans.
Pour la majorité des petits immeubles mixtes, l’effet sur le rendement sera modeste, comme le montrent les calculs de la section précédente. La nuance vient des locataires commerciaux à forte consommation. Un restaurant ou une buanderie dans le bâtiment peut faire grimper le volume bien au-delà des déductions. Dans ce cas, la façon dont le bail répartit les frais d’eau entre le propriétaire et le locataire devient un enjeu central. Les règles applicables aux baux commerciaux et la validité d’une clause de refacturation sont des questions contractuelles qui dépendent de votre bail et de votre situation : faites-les valider par un avocat ou un notaire avant de modifier vos baux.
Sur le plan fiscal, ne tenez pas pour acquis le traitement d’une dépense : l’article sur les dépenses déductibles du revenu locatif donne le cadre général, et votre comptable confirmera la façon de traiter cette charge dans votre dossier. Pour mesurer ce que représente un poste de charges dans un budget global, l’article sur le seuil de rentabilité d’un plex est un bon point de départ.
Achat ou vente d’un immeuble : les vérifications à faire
Lors de l’acquisition d’un immeuble mixte ou commercial à Montréal, quelques questions simples permettent d’éviter les surprises. Elles s’ajoutent aux vérifications habituelles décrites dans l’article sur la due diligence avant l’achat d’un immeuble à revenus.
- Le compteur est-il déjà installé et fonctionnel ? Si non, un dossier a-t-il été ouvert auprès de la Ville et la plomberie est-elle conforme (DAr compris) ?
- Quelles ont été les consommations des dernières années et les factures reçues de la Ville ?
- Quels locataires commerciaux consomment beaucoup d’eau, et que prévoient leurs baux au sujet des frais d’eau ?
- L’immeuble est-il réellement mixte ou non résidentiel au sens de la Ville, selon son usage actuel ?
Si vous évaluez l’immeuble selon des méthodes comme le taux de capitalisation, gardez en tête que chaque dollar de charge supplémentaire réduit le revenu net d’exploitation et, par ricochet, la valeur calculée. L’article sur l’évaluation d’un immeuble multilogement détaille ce mécanisme. Du côté vendeur, un dossier propre (compteur en place, relevés disponibles, plomberie conforme) rassure l’acheteur ; le guide pour vendre un plex avec locataires en place aborde la préparation de ce type de dossier.
Enfin, pour un projet qui implique un local commercial ou des bureaux, l’article sur l’investissement dans un local commercial ou un petit immeuble à bureaux et celui sur l’immeuble à revenus de cinq logements et plus replacent ce poste de charges dans la logique plus large du passage vers le commercial. Pour situer votre immeuble dans son contexte de marché, le portrait du marché immobilier à Montréal est aussi utile.
Erreurs fréquentes
La première erreur, très répandue, est de croire que son plex est visé alors qu’il est uniquement résidentiel. La Ville précise que les bâtiments purement résidentiels ne sont pas touchés par le programme. Beaucoup de propriétaires lisent « Montréal installe des compteurs d’eau » et en concluent à une nouvelle facture, alors que seuls les immeubles en tout ou en partie non résidentiels sont facturés au volume.
La deuxième erreur est de présumer qu’un immeuble avec un seul petit commerce est exempté. C’est l’inverse : dès qu’une partie de l’immeuble est non résidentielle, le compteur est obligatoire. Ce qui joue en votre faveur, ce sont le seuil de 1 000 m³ et la déduction de 225 m³ par logement, pas une exemption de principe.
La troisième erreur est de confondre la tarification au volume et la taxe spéciale relative au service de l’eau. Ce sont deux charges distinctes, l’une calculée sur la consommation mesurée et facturée l’année suivante, l’autre figurant au compte de taxes foncières. Dans un budget d’immeuble, les deux doivent apparaître séparément.
La quatrième erreur est d’attendre la facture pour découvrir une fuite. Comme la facturation arrive l’année suivant la consommation, une fuite non détectée peut s’étirer sur plusieurs mois. Les données du compteur permettent de repérer rapidement une consommation anormale : il faut s’en servir.
La cinquième erreur est de figer le tarif de 2026 dans un modèle financier de long terme. Le tarif de l’exemple officiel pour la consommation de 2025 était de 0,105 $/m³, contre 0,110 $/m³ pour 2026 dans le premier bloc facturé. Les tarifs évoluent : prévoyez une marge dans vos projections plutôt qu’un chiffre unique.
Questions fréquentes
Mon duplex ou mon triplex résidentiel doit-il avoir un compteur d’eau à Montréal ?
Non, pas au titre du programme destiné aux immeubles non résidentiels. La Ville indique que les bâtiments uniquement résidentiels ne sont pas touchés par ce programme, et que les compteurs déjà posés dans certains bâtiments résidentiels servent exclusivement à l’échantillonnage de données. Si un local de l’immeuble est utilisé à des fins non résidentielles, la situation change et l’immeuble entre dans le programme.
Depuis quand la facturation au volume s’applique-t-elle ?
Selon la page officielle de la Ville, les immeubles en tout ou en partie non résidentiels paient une tarification selon le volume d’eau consommé depuis le 1er janvier 2023. Les factures sont envoyées l’année suivant la consommation, ce qui signifie que la consommation de 2026 est facturée en 2027.
Combien coûte l’eau au volume pour un petit immeuble mixte ?
Cela dépend du volume consommé. Pour la consommation de 2026, les premiers 1 000 m³ sont à 0 $, puis 0,110 $/m³ jusqu’à 10 000 m³, et la Ville déduit 225 m³ par logement. À titre d’illustration seulement, un immeuble de quatre logements et d’un commerce qui consomme 3 000 m³ par année se retrouverait avec environ 121 $ de facture selon ce calcul. Votre facture réelle dépendra de votre consommation, et les tarifs peuvent changer d’une année à l’autre.
Qui paie le compteur et son installation ?
La Ville fournit le compteur et l’équipement, et elle peut l’installer ; le propriétaire peut aussi l’installer lui-même. Pour un immeuble neuf, la Ville fournit le compteur et c’est le propriétaire qui fait l’installation. Les pages consultées ne mentionnent pas de frais, et il est préférable de confirmer auprès de la Ville les coûts éventuels, notamment ceux de la mise aux normes de la plomberie et du dispositif antirefoulement.
Quelles démarches faut-il faire pour un immeuble en construction ?
La demande doit être déposée au moins 60 jours avant le début des travaux. La Ville envoie les instructions d’installation environ deux semaines après la réception de la demande, et le propriétaire dispose de 90 jours pour réaliser l’installation. Un dossier mal planifié peut donc retarder le chantier.
Le locataire commercial peut-il payer la facture d’eau au volume à ma place ?
Cela dépend de ce que prévoit le bail et du cadre juridique applicable à votre situation. Ce point contractuel ne se règle pas par une règle générale : faites valider toute clause de refacturation par un avocat ou un notaire avant de l’ajouter ou de la modifier, et vérifiez ce que prévoient les baux déjà en vigueur.
Ces règles s’appliquent-elles aux autres villes du Québec ?
Non, pas automatiquement. Le cadre provincial demande aux municipalités d’installer des compteurs dans le secteur non résidentiel, mais chaque municipalité adopte son propre règlement, avec ses modalités et son échéancier. Les tarifs et les démarches décrits ici sont ceux de la Ville de Montréal.
Sources officielles
- Ville de Montréal – Compteurs d’eau
- Ville de Montréal – Immeubles non résidentiels : tarification volumétrique de l’eau
- Ville de Montréal – Installer un compteur d’eau dans un immeuble non résidentiel
- Ville de Montréal – Lire le compteur d’eau d’un immeuble non résidentiel
- Gouvernement du Québec – Stratégie québécoise d’économie d’eau potable : assouplissements relatifs aux compteurs d’eau
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique, fiscal ou comptable. Les tarifs, les règles et les démarches décrits proviennent des pages de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec consultées en octobre 2026 ; ils peuvent changer. Pour toute décision touchant un immeuble, un bail commercial ou une analyse de rendement, consultez la Ville de Montréal, un avocat ou un notaire, ainsi qu’un comptable. Pour en savoir plus sur notre démarche éditoriale, consultez notre méthodologie.

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