Marché immobilier à L’Assomption : prix, patrimoine et rôle d’évaluation

À L’Assomption, le nouveau rôle d’évaluation foncière 2025-2027 a fait bondir la valeur moyenne d’une résidence unifamiliale de 58 %, la faisant passer de 291 000 $ à 460 000 $ — la hausse la plus marquée de tout le second palier de banlieues de la couronne nord traité jusqu’ici sur ce site. Ce bond survient dans une ville qui, contrairement à Mascouche ou Sainte-Thérèse, ne possède aucune gare de train de banlieue sur son territoire : ses résidents dépendent entièrement du réseau d’autobus exo pour rejoindre la gare voisine de Repentigny.

Voici un portrait chiffré du marché immobilier à L’Assomption en 2026, incluant l’effet du nouveau rôle d’évaluation sur les taxes, le rôle du patrimoine du Vieux-L’Assomption et du Cégep régional de Lanaudière dans la demande résidentielle, et ce que signifie concrètement l’absence de gare de train pour un acheteur qui compare cette ville aux autres municipalités du secteur.

Sommaire

Portrait du marché immobilier à L’Assomption en 2026

Située dans la MRC de L’Assomption, sur les rives de la rivière du même nom, à environ 30 kilomètres au nord-est de Montréal, L’Assomption occupe une place particulière parmi les villes de la couronne nord traitées jusqu’ici sur ce site. Contrairement à Rosemère, Boisbriand, Sainte-Thérèse et Mascouche, dont le récit récent est dominé par un pôle de transport collectif (correspondance REM, ligne de train propre, reconversion d’un site industriel), L’Assomption combine un noyau villageois patrimonial parmi les mieux conservés du Québec, un établissement d’enseignement collégial qui alimente une demande locative constante, et un marché immobilier qui a connu la plus forte réévaluation foncière du groupe — sans desserte ferroviaire directe pour l’accompagner.

Le marché reste dominé par la maison unifamiliale, portée par un parc de résidences plus ancien dans le noyau historique et par des développements plus récents en périphérie. Le segment de la copropriété demeure modeste, avec un nombre de transactions trimestrielles souvent trop faible pour produire des statistiques fiables — un signe d’un marché encore largement orienté vers la propriété unifamiliale plutôt que vers la densification verticale.

Le Vieux-L’Assomption, fondé en 1717, est l’un des ensembles patrimoniaux les mieux préservés de la région de Montréal. Cette rareté architecturale, combinée à la présence du Cégep régional de Lanaudière à L’Assomption, crée un profil de demande résidentielle distinct de celui des villes voisines dont l’attractivité repose avant tout sur l’amélioration des transports collectifs.

Le prix des propriétés par segment : unifamiliales, condos et plex

Les statistiques de Centris pour le deuxième trimestre de 2026 permettent de situer précisément L’Assomption par rapport au reste du Québec. Le prix médian d’une maison unifamiliale s’y établit à 574 950 $, en hausse de 10 % sur un an, un niveau légèrement supérieur à la médiane provinciale de l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ), qui se chiffre à 497 501 $ pour août 2026.

Segment Prix médian Variation annuelle Ventes
Unifamiliale (T2 2026) 574 950 $ +10 % 70 (-10 %)
Copropriété (condo, moyenne des 4 derniers trimestres) 387 784 $ +11 % 55 sur 4 trimestres (-19 %)
Plex (2 à 5 logements) Données insuffisantes — 17 sur 4 trimestres

Sur l’ensemble du marché résidentiel, Centris dénombre 87 ventes au deuxième trimestre 2026 (-11 % sur un an) pour un volume transigé de 49,5 millions de dollars, et 290 ventes sur les quatre derniers trimestres. Le délai moyen de vente d’une maison unifamiliale s’établit à 26 jours au deuxième trimestre, en nette amélioration par rapport à la moyenne des quatre derniers trimestres (35 jours) — un marché qui s’est nettement accéléré pour ce segment.

Le segment condo affiche une hausse de prix encore plus marquée que l’unifamiliale (+11 % sur les quatre derniers trimestres), mais avec seulement 13 transactions au deuxième trimestre 2026, un volume trop faible pour produire un prix médian trimestriel fiable — Centris ne publie que la moyenne mobile des quatre derniers trimestres pour ce segment. Le marché des plex demeure encore plus mince, avec seulement 4 transactions au deuxième trimestre et 17 sur douze mois, ce qui rend toute statistique de prix peu fiable; la médiane provinciale des plex, en forte hausse de 11 % à l’échelle du Québec, s’établit néanmoins à 715 500 $ pour donner un point de repère régional. Un acheteur qui envisage la copropriété devrait aussi valider les frais de copropriété propres à chaque immeuble, un poste de dépense distinct du prix d’achat qui varie fortement d’un projet à l’autre.

  • Prix médian unifamilial supérieur à la médiane provinciale APCIQ de près de 16 %
  • Délai de vente en nette amélioration pour l’unifamiliale (35 à 26 jours)
  • Marché du condo actif en prix, mais mince en volume
  • Marché des plex trop restreint pour une lecture statistique fiable

Le rôle d’évaluation foncière 2025-2027 : une hausse de 58 %

Le rôle triennal d’évaluation foncière 2025-2026-2027 de la Ville de L’Assomption a été déposé en septembre 2024 et a fait grand bruit dans la région : la valeur moyenne d’une résidence unifamiliale y a bondi de 58 %, passant de 291 000 $ à 460 000 $. Il s’agit de la hausse la plus prononcée observée à ce jour dans le second palier de banlieues de la couronne nord traité sur ce site, devant Mascouche (+51 % pour la valeur moyenne d’une maison) et Varennes (+44,9 % pour la valeur globale résidentielle).

Comme pour les autres municipalités du secteur, ce bond reflète l’écart entre le marché de référence du rôle précédent et celui du 1er juillet 2023, période qui a suivi la forte appréciation immobilière de 2021-2022. La Ville a néanmoins ajusté ses taux de taxation par catégorie d’immeuble pour limiter l’impact réel sur le compte de taxes : la variation moyenne du compte de taxes résidentiel pour 2025 a été maintenue à 1,94 %, sous le taux d’inflation, une performance que l’administration municipale a présentée comme sa huitième année consécutive de hausse de taxes inférieure à l’inflation.

Une hausse de 58 % de la valeur moyenne d’une propriété peut sembler alarmante pour un propriétaire, mais elle ne se traduit pas automatiquement par une facture de taxes proportionnelle : les municipalités ajustent leurs taux de taxation à la baisse pour absorber une part importante de l’effet du nouveau rôle, comme l’illustre le compte de taxes 2025 limité à 1,94 % malgré le bond de valeur foncière.

Budget municipal 2026 et impact sur le compte de taxes

Le budget 2026 de L’Assomption, adopté lors d’une séance extraordinaire, totalise des revenus et des dépenses de 59 540 500 $, un écart d’un peu plus de 1,9 million de dollars par rapport à l’exercice précédent. Cette fois, le taux de taxation résidentiel augmente de 3,5 %, un rythme plus marqué que la variation de 2025 mais qui demeure sous l’indice des prix à la consommation de 3,3 % cité par la Ville pour justifier la pression sur ses coûts de contrats et de services.

Concrètement, le propriétaire d’une résidence de valeur moyenne à L’Assomption, soit 478 000 $, verra son compte de taxes augmenter de 144 $ en 2026. Cette facture majorée inclut également un ajustement de 12 $ par résidence au tarif de base pour l’eau, ainsi qu’une nouvelle contribution climatique de 25 $ par adresse destinée à un fonds pour la gestion des défis climatiques.

  • Budget total 2026 : 59 540 500 $ (revenus et dépenses)
  • Hausse du taux de taxation résidentiel : 3,5 %
  • Impact moyen sur une résidence de 478 000 $ : +144 $ par année
  • Nouvelle contribution climatique : 25 $ par adresse
  • Hausse des frais financiers municipaux anticipée pour 2026 : 34,8 %, en raison de l’endettement et des taux d’intérêt

La Ville anticipe par ailleurs une hausse significative de ses revenus tirés des services rendus (+17,2 %) et des intérêts (+22,7 %), tout en réduisant ses dépenses en aménagement, urbanisme et développement de 22,8 % par rapport à l’an dernier. L’administration a également indiqué vouloir poursuivre le transfert et la revalorisation de certains actifs immobiliers municipaux afin de diversifier ses sources de revenus et de soutenir le financement de projets structurants.

Se déplacer sans gare de train : le réseau d’autobus exo vers Repentigny

Contrairement à Mascouche (ligne exo 15) et à Sainte-Thérèse (ligne exo 12), L’Assomption ne possède aucune gare de train de banlieue sur son territoire. Les résidents qui souhaitent emprunter le réseau de train de banlieue métropolitain doivent d’abord se rendre à la gare de Repentigny, sur la ligne Mascouche, via le réseau d’autobus du secteur exo L’Assomption.

Ce secteur dessert L’Assomption, L’Épiphanie, Charlemagne, Repentigny et Saint-Sulpice, avec plusieurs lignes régulières qui relient le centre-ville de L’Assomption à Montréal et aux municipalités voisines, dont la ligne 100 (L’Assomption–Repentigny–Charlemagne–Montréal) et la ligne 14 (L’Assomption–Repentigny/Le Gardeur–Charlemagne). Ce réseau, issu de l’ancien Réseau de transport collectif régional (RTCR) de la MRC de L’Assomption intégré à exo en 2017, constitue le principal mode de transport collectif de la ville.

  • Ligne 100 : L’Assomption–Repentigny–Charlemagne–Montréal
  • Ligne 14 : L’Assomption–Repentigny/Le Gardeur–Charlemagne
  • Correspondance avec la gare de Repentigny pour accéder au train de la ligne Mascouche
  • Aucune gare de train propre sur le territoire de L’Assomption

Pour un acheteur qui priorise l’accès direct à une gare de train, ce facteur mérite d’être soupesé face aux villes voisines. Ceux qui privilégient plutôt la voiture ou qui travaillent localement ou dans la MRC constateront que cette absence de gare a peu d’effet pratique sur leur quotidien, d’autant que le prix médian unifamilial de L’Assomption demeure inférieur à celui de plusieurs villes mieux desservies par le train dans la grande région métropolitaine.

Le Vieux-L’Assomption : quand le patrimoine soutient les prix

Le noyau villageois du Vieux-L’Assomption, fondé en 1717 sur les rives de la rivière L’Assomption, est reconnu comme l’un des ensembles patrimoniaux les mieux conservés de la grande région de Montréal. Ce secteur, qui regroupe le Vieux Palais de justice et un ensemble de résidences et de bâtiments institutionnels d’époque, distingue L’Assomption des autres villes du secteur étudiées jusqu’ici, dont l’attractivité récente repose plutôt sur des projets de reconversion immobilière contemporains (l’ancien site General Motors à Boisbriand, le centre commercial Place Rosemère) ou sur l’amélioration du transport collectif (Mascouche, Sainte-Thérèse).

Le Vieux-L’Assomption n’est pas seulement un attrait touristique : c’est un segment de marché immobilier distinct, où les résidences patrimoniales attirent un type d’acheteur différent de celui des développements plus récents en périphérie, avec des enjeux propres de rénovation et de conformité architecturale à considérer avant l’achat.

Un acheteur intéressé par une résidence patrimoniale au Québec doit composer avec des réalités distinctes de celles d’une construction récente : normes de rénovation plus strictes dans certains cas, coûts d’entretien souvent plus élevés, et une inspection préachat qui doit porter une attention particulière à l’état structurel et aux matériaux d’origine. À l’inverse, un acheteur qui préfère éviter ces enjeux et qui hésite entre le charme du Vieux-L’Assomption et un secteur plus récent gagnera à comparer les avantages d’une maison neuve par rapport à une propriété existante avant de déposer une promesse d’achat.

Le Cégep régional de Lanaudière et la demande locative étudiante

L’Assomption accueille l’une des trois constituantes du Cégep régional de Lanaudière, un établissement d’enseignement collégial public qui dessert l’ensemble de la région. La présence de cet établissement crée une demande locative relativement stable et prévisible, distincte de la demande purement résidentielle qui domine ailleurs dans le secteur, et qui profite en particulier aux propriétaires de logements locatifs situés à distance de marche ou d’autobus du campus.

  • Demande locative étudiante concentrée près du campus et du centre-ville
  • Profil de location généralement plus court terme (année scolaire) que la location résidentielle standard
  • Segment qui peut intéresser un investisseur cherchant un profil de colocation ou de chambre à louer

Pour un propriétaire qui envisage de louer à des étudiants, les règles générales applicables à la colocation et à la location de chambres au Québec s’appliquent intégralement, tout comme les mêmes obligations légales qu’à l’égard de tout autre locataire. Du côté des étudiants et jeunes locataires eux-mêmes, les mêmes réflexes qu’ailleurs au Québec s’appliquent pour trouver un appartement à louer dans un marché où l’offre locative demeure limitée par rapport à la demande, en cohérence avec le contexte locatif régional plus large.

Les grands chantiers et le programme triennal d’immobilisations 2026-2028

Le conseil municipal a adopté, lors de la même séance qui a approuvé le budget 2026, un programme triennal d’immobilisations (PTI) 2026-2027-2028 totalisant 167 758 000 $ d’investissements d’ici 2028, dont 34 638 000 $ pour la seule année 2026. La majorité de ces investissements (146 516 000 $) concerne les infrastructures municipales de base, plutôt que des projets de développement résidentiel ou commercial d’envergure.

  • Séparation du réseau d’égout (sanitaire et pluvial) sur la rue Saint-Étienne
  • Travaux d’infrastructures pour les rues Cazeneuve, Lajeunesse et Labelle
  • Mise à niveau des infrastructures des secteurs Domaine Papin et Domaine des Fleurs
  • Installation de luminaires au Domaine Papin et près de la passerelle (rue Perreault)
  • Réfection des parcs du Partage et Juneau
  • Mise à niveau de la station d’épuration (plans et devis)

Plus de 40 % des investissements prévus pour les trois prochaines années, soit 74 276 000 $, devraient être financés par des subventions gouvernementales plutôt que par la taxation locale, ce qui limite en partie la pression sur le compte de taxes des propriétaires malgré l’ampleur du programme. Contrairement à d’autres villes du secteur où le PTI cible directement un pôle de transport collectif (comme le secteur de la gare à Mascouche), celui de L’Assomption reste concentré sur le renouvellement d’infrastructures existantes.

Portrait démographique : qui habite L’Assomption

Selon le recensement de 2021 de Statistique Canada, L’Assomption comptait 23 442 résidents, en hausse de 4,5 % par rapport à 22 429 en 2016 — une croissance plus modeste que celle de plusieurs villes voisines du secteur, mais tout de même supérieure à la stagnation observée dans certaines municipalités industrielles de la couronne. La ville s’étend sur une superficie de 98,74 km², pour une densité de population de 237,4 habitants par kilomètre carré, comparable à celle de Mascouche.

  • Population 2021 : 23 442 résidents (+4,5 % vs 2016)
  • Superficie : 98,74 km²
  • Densité de population : 237,4 hab/km²
  • Logements privés occupés par des résidents habituels : 9 206 sur un total de 9 369 logements privés

Cette croissance démographique plus modérée que celle de certaines villes voisines s’explique en partie par la superficie déjà largement développée du territoire municipal et par la présence d’un noyau patrimonial protégé qui limite la densification dans le secteur central, contrairement à des villes qui disposent de vastes terrains encore à développer.

Avec une densité de 237,4 habitants au kilomètre carré sur un territoire de près de 99 km², L’Assomption reste une ville à échelle humaine dont la croissance démographique modérée (+4,5 % entre 2016 et 2021) contraste avec la forte appréciation de ses prix — un signe que la demande dépasse ici largement l’offre de nouveaux logements plutôt que d’être alimentée par un afflux massif de nouveaux résidents.

L’Assomption comparée à Repentigny, Terrebonne et Mascouche

L’Assomption se positionne dans la fourchette moyenne-haute des prix par rapport à ses voisines immédiates de la couronne nord. Son prix médian unifamilial de 574 950 $ dépasse celui de Mascouche (615 000 $ pour la comparaison la plus récente disponible) de peu, tout en se situant nettement au-dessus de la médiane provinciale de l’APCIQ.

  • Repentigny : ville voisine dotée d’une gare de train propre sur la ligne Mascouche, statistiques détaillées disponibles dans l’article dédié à Repentigny
  • Terrebonne : ville limitrophe de Mascouche, également couverte dans l’article sur le marché immobilier à Terrebonne
  • Mascouche : desservie par sa propre ligne de train avec correspondance directe au REM depuis janvier 2026
  • Joliette : pôle régional plus éloigné du centre-ville de Montréal, traité séparément dans l’article sur le marché immobilier à Joliette

Un survol plus large du territoire de la Rive-Nord de Montréal, incluant les autres municipalités des Laurentides Sud et de la Lanaudière proche, est disponible dans l’article régional sur le marché immobilier de la Rive-Nord de Montréal, qui présente un survol agrégé plutôt que les statistiques détaillées par segment propres à chaque ville que l’on retrouve ici.

Le contexte de financement en 2026

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % lors de son annonce du 2 septembre 2026, la prochaine décision étant attendue le 28 octobre 2026. Ce contexte de taux relativement stable, combiné à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) qui rapporte un taux d’inoccupation locatif de 2,9 % pour la région métropolitaine de Montréal dans son rapport 2025 sur le marché locatif, continue de soutenir une demande active pour la propriété dans des marchés de banlieue comme L’Assomption.

Pour un premier acheteur, les mêmes leviers de financement qu’ailleurs au Québec s’appliquent intégralement : le compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP), les différents programmes d’aide au premier acheteur au Québec, ainsi que le choix entre un courtier hypothécaire et une institution bancaire pour comparer les meilleures conditions. La décision entre un taux hypothécaire fixe ou variable demeure également pertinente dans ce contexte de taux stables mais encore élevés par rapport aux standards d’avant 2022, et une consultation des taux hypothécaires actuels au Québec reste incontournable avant de magasiner une propriété.

Avant de faire une offre, il demeure essentiel de comprendre la différence entre une préqualification et une préapprobation hypothécaire, et d’obtenir une véritable préapprobation hypothécaire avant de déposer une promesse d’achat, particulièrement dans un marché où le délai moyen de vente s’est nettement raccourci pour l’unifamiliale.

Les avantages et les compromis d’acheter à L’Assomption

Comme pour toute décision immobilière, le choix de L’Assomption comporte des avantages réels, mais aussi des compromis à évaluer honnêtement avant de s’engager.

Les avantages :

  • Un cadre patrimonial rare au Québec, avec le Vieux-L’Assomption comme point d’ancrage identitaire
  • Une demande locative soutenue par la présence du Cégep régional de Lanaudière
  • Un compte de taxes qui demeure, malgré la hausse récente, en deçà de l’inflation sur plusieurs années consécutives
  • Un délai de vente moyen en nette amélioration pour l’unifamiliale, signe d’un marché encore liquide
  • Un programme d’investissement municipal important, en bonne partie financé par des subventions externes

Les compromis :

  • Aucune gare de train propre, contrairement à plusieurs villes voisines du secteur
  • Une hausse de rôle d’évaluation foncière de 58 % qui, malgré l’ajustement des taux, augmente la base fiscale à long terme — un propriétaire qui juge sa nouvelle valeur disproportionnée peut consulter notre guide pour contester une évaluation municipale au Québec
  • Un marché de la copropriété trop mince pour offrir un choix comparable à celui des villes plus densifiées
  • Des enjeux propres à la rénovation d’une résidence patrimoniale pour qui achète dans le noyau historique

Avant de finaliser l’achat d’une maison au Québec, une révision de la checklist d’achat complète et une inspection préachat rigoureuse demeurent incontournables, tout comme la vigilance à l’égard des erreurs fréquentes commises lors d’un achat immobilier au Québec, particulièrement pour une propriété plus ancienne comme on en trouve dans le Vieux-L’Assomption. N’oubliez pas non plus de budgéter la taxe de bienvenue, payable peu après la transaction.

Du côté d’un propriétaire qui envisage plutôt de vendre à L’Assomption, un marché où le délai moyen de vente s’est nettement raccourci récemment, les mêmes réflexes qu’ailleurs au Québec s’appliquent : bien choisir le meilleur moment pour vendre sa maison, comparer les options entre vendre par soi-même ou passer par un courtier, comprendre comment se calcule la commission d’un courtier immobilier, remplir avec soin la déclaration du vendeur exigée pour toute propriété, y compris une résidence patrimoniale, et éviter les erreurs fréquentes d’un vendeur immobilier au Québec. Les grandes étapes générales pour vendre une propriété au Québec s’appliquent intégralement à L’Assomption.

Perspectives : où s’en va le marché immobilier de L’Assomption

Le marché immobilier de L’Assomption entre 2026 dans une phase où l’effet du nouveau rôle d’évaluation foncière continuera de se faire sentir sur plusieurs années, à mesure que les taux de taxation continueront d’être ajustés en fonction des besoins budgétaires municipaux. Le programme triennal d’immobilisations de près de 168 millions de dollars, largement orienté vers le renouvellement d’infrastructures plutôt que vers un projet de développement emblématique, suggère une ville qui consolide son territoire existant plutôt qu’elle ne cherche à se transformer radicalement.

Pour un acheteur ou un investisseur qui envisage la couronne nord de Montréal, L’Assomption se distingue moins par un pôle de transport en croissance rapide que par un ensemble de fondamentaux différents, mais tout aussi vérifiables :

  • Un noyau patrimonial protégé qui distingue durablement l’offre résidentielle de la ville
  • Une demande locative institutionnelle stable, adossée au Cégep régional de Lanaudière
  • Un prix médian unifamilial déjà supérieur à la médiane provinciale, avec une progression annuelle à deux chiffres
  • Une dépendance persistante au réseau d’autobus plutôt qu’au train pour les déplacements vers Montréal

Le prochain rôle d’évaluation foncière, qui entrera en vigueur en 2028, reflétera l’appréciation cumulée des dernières années de marché. D’ici là, un acheteur intéressé par L’Assomption gagnera à comparer méthodiquement le prix, l’accès au transport et le profil patrimonial de cette ville avec ceux des municipalités voisines, plutôt que de se fier uniquement à la proximité géographique avec Montréal.

Foire aux questions

Le prix des maisons à L’Assomption va-t-il continuer d’augmenter en 2026 ?
Les statistiques de Centris montrent une hausse de 10 % du prix médian unifamilial au deuxième trimestre 2026 par rapport à l’année précédente, dans un contexte où les ventes ont ralenti de 10 % sur la même période. Cette combinaison de prix en hausse et de volume en légère baisse traduit un marché qui demeure favorable aux vendeurs, mais aucune statistique ne permet de garantir la direction future des prix.

Pourquoi le rôle d’évaluation foncière de L’Assomption a-t-il augmenté de 58 % ?
Cette hausse reflète l’écart entre la valeur de référence du rôle précédent et celle du 1er juillet 2023, utilisée pour le rôle triennal 2025-2027 déposé en septembre 2024, une période qui a suivi une forte appréciation du marché immobilier régional. La Ville a ajusté ses taux de taxation par catégorie d’immeuble pour limiter l’impact réel sur le compte de taxes moyen, qui n’a augmenté que de 1,94 % en 2025.

Est-ce que L’Assomption a une gare de train de banlieue ?
Non. Contrairement à Mascouche ou Sainte-Thérèse, L’Assomption ne possède aucune gare de train sur son territoire. Les résidents doivent emprunter le réseau d’autobus du secteur exo L’Assomption pour se rendre à la gare de Repentigny, sur la ligne de train Mascouche, ou pour rejoindre directement Montréal en autobus.

Le Cégep régional de Lanaudière influence-t-il vraiment le marché locatif de L’Assomption ?
La présence d’un établissement collégial public crée une demande locative additionnelle et relativement prévisible près du campus, un facteur qui distingue L’Assomption de plusieurs villes voisines sans établissement d’enseignement postsecondaire sur leur territoire. Un investisseur qui cible ce segment devrait néanmoins valider la vacance locative réelle et la saisonnalité propre à une clientèle étudiante avant de s’engager.

Est-ce plus cher d’acheter dans le Vieux-L’Assomption que dans le reste de la ville ?
Les statistiques de Centris disponibles publiquement ne ventilent pas les prix par secteur à l’intérieur de L’Assomption; seule une analyse comparative de propriétés similaires, idéalement réalisée avec un courtier immobilier actif dans le secteur, permet de confirmer si une prime existe pour une résidence patrimoniale du noyau historique par rapport à une propriété comparable en périphérie.

Le marché des plex ou des copropriétés est-il actif à L’Assomption ?
Les deux segments demeurent minces à L’Assomption : seulement 13 ventes de copropriétés et 4 ventes de plex ont été recensées au deuxième trimestre 2026, des volumes trop faibles pour produire des statistiques de prix fiables selon Centris. Un acheteur ou un investisseur qui cible spécifiquement ces segments devrait s’attendre à une offre restreinte et à des délais de recherche plus longs qu’ailleurs.

Combien de temps faut-il pour vendre une maison à L’Assomption en ce moment ?
Le délai moyen de vente d’une maison unifamiliale s’établissait à 26 jours au deuxième trimestre 2026 selon Centris, en nette amélioration par rapport à la moyenne des quatre derniers trimestres (35 jours), ce qui traduit un marché qui s’est accéléré pour les propriétés unifamiliales bien positionnées.

Sources


Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier, juridique ou immobilier personnalisé. Les statistiques de prix et d’évaluation foncière évoluent d’un trimestre à l’autre et peuvent varier significativement d’un secteur à l’autre de la ville, notamment entre le noyau patrimonial du Vieux-L’Assomption et les développements plus récents. Avant toute décision d’achat ou de vente, consultez un courtier immobilier, un notaire ou un professionnel du financement hypothécaire qualifié. Pour en savoir plus sur notre approche éditoriale, consultez notre page sur notre méthodologie.