Immobilier à NDG (Notre-Dame-de-Grâce) : prix, secteurs et stratégies

Notre-Dame-de-Grâce détient un titre inattendu : c’est le quartier montréalais où la copropriété se vend le plus cher — environ 708 200 $ en moyenne au 1er trimestre 2026 selon l’APCIQ, soit nettement au-dessus du Plateau-Mont-Royal. Ce chiffre surprend, mais il s’explique : NDG n’est pas un quartier de petits studios, mais un secteur familial cossu où les copropriétés sont souvent spacieuses, dans des immeubles de qualité concentrés près de la station Vendôme et de la rue Sherbrooke Ouest. Les maisons unifamiliales y atteignent en moyenne 1 213 978 $ — parmi les plus élevées de l’île — et sont devenues rares, particulièrement dans l’ouest du quartier et autour du Village Monkland ; leur faible disponibilité face à une demande soutenue explique ces niveaux. Les plex, eux, avoisinent 977 800 $. Fondé autour d’institutions anglophones historiques (Concordia, Loyola) et doté d’une identité communautaire forte, NDG conjugue vie de quartier animée — l’avenue Monkland en est le cœur — et cadre résidentiel verdoyant. Une précision s’impose : NDG constitue la moitié de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, mais les deux secteurs ont des marchés distincts. Ce guide décortique ce marché haut de gamme : les prix par type, la rareté des maisons, les micro-secteurs, et des stratégies concrètes pour acheteurs, vendeurs et investisseurs. Les chiffres cités sont des ordres de grandeur récents : validez toujours les données à jour auprès de l’APCIQ et de Centris avant de décider.

Notre-Dame-de-Grâce affiche la copropriété la plus chère de Montréal (environ 708 200 $), devant le Plateau — parce qu’on y trouve des condos spacieux dans un secteur familial cossu. Les maisons unifamiliales (environ 1 213 978 $) y sont rares et très demandées, les plex avoisinent 977 800 $. Village Monkland, station Vendôme, institutions anglophones : un quartier haut de gamme à l’ouest. Ce guide couvre les prix, la rareté des maisons, les micro-secteurs et les stratégies pour acheteurs, vendeurs et investisseurs, avec des données à valider auprès des sources officielles.

Sommaire

Portrait de Notre-Dame-de-Grâce

Pour comprendre le marché de NDG, il faut saisir son identité : un quartier résidentiel cossu de l’ouest de Montréal, à la fois familial, communautaire et institutionnel.

Notre-Dame-de-Grâce (NDG) est un quartier résidentiel de l’ouest de Montréal qui constitue la moitié de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Il se distingue par la proximité d’institutions anglophones historiques (Université Concordia, campus Loyola), une identité communautaire forte avec ses fêtes de quartier et ses organismes locaux, et un réseau commercial animé : l’avenue Monkland, la rue Sherbrooke Ouest et le boulevard de Maisonneuve.

Le marché de NDG se caractérise par :

  • Un quartier familial cossu — Résidentiel, verdoyant, avec le parc Notre-Dame-de-Grâce.
  • Le Village Monkland — Cœur commerçant animé : boutiques spécialisées, cafés, restaurants.
  • Un pôle institutionnel — Concordia, Loyola et des institutions anglophones historiques.
  • Des maisons devenues rares — Une offre limitée qui pousse les prix vers le haut.

Un fait qui surprend : la copropriété se vend plus cher à NDG (environ 708 200 $) que sur le Plateau-Mont-Royal (environ 625 000 $). Ce n’est pas un quartier de petits studios : les condos de NDG sont souvent spacieux, dans des immeubles de qualité d’un secteur familial cossu.

Ce positionnement fait de NDG l’un des marchés les plus haut de gamme de l’île, avec un profil bien distinct des quartiers centraux du nord comme le Plateau-Mont-Royal. Alors que le Plateau se paie pour son effervescence, NDG se paie pour l’espace, la qualité du bâti et la vie familiale. C’est l’un des secteurs les plus établis de Montréal. Voyons les prix concrets.

Les prix par type de propriété

Les prix à NDG figurent parmi les plus élevés de Montréal, tous segments confondus. Voici les ordres de grandeur récents.

Selon le Baromètre résidentiel de l’APCIQ pour le 1er trimestre 2026, le prix moyen d’une copropriété à Notre-Dame-de-Grâce s’établissait autour de 708 200 $, celui d’une maison unifamiliale autour de 1 213 978 $, et celui d’un plex autour de 977 803 $. Ces niveaux placent NDG dans le haut du marché montréalais, sur les trois segments à la fois.

Voici des ordres de grandeur récents par segment :

Segment Prix moyen (ordre de grandeur récent)
Copropriété Environ 708 200 $ (T1 2026, APCIQ)
Maison unifamiliale Environ 1 213 978 $
Plex (2 à 5 logements) Environ 977 803 $
Repère : condo au Plateau Environ 625 000 $ (NDG est plus cher)

Ces chiffres sont des ordres de grandeur récents (des moyennes, à distinguer du médian) qui évoluent d’un trimestre à l’autre. Tous les segments dépassent largement le seuil des 500 000 $, ce qui alourdit la mise de fonds minimale (5 % sur la première tranche de 500 000 $, puis 10 % sur le surplus) : comptez environ 71 000 $ pour un condo moyen et près de 121 400 $ pour une maison moyenne. Pour bien calculer, notre guide sur la mise de fonds au Canada et celui pour lire un rapport de l’APCIQ sont utiles. À titre de comparaison, Ahuntsic-Cartierville, autre secteur familial de l’île, affiche des maisons à un niveau comparable mais des condos bien plus accessibles. Le prix des condos de NDG mérite une explication.

Pourquoi le condo y est le plus cher de Montréal

Voici la donnée la plus contre-intuitive de NDG : sa copropriété se vend plus cher que celle des quartiers centraux réputés. L’explication tient à la nature même du parc.

Avec environ 708 200 $ en moyenne, le condo de NDG dépasse celui du Plateau-Mont-Royal (environ 625 000 $) et de tous les autres quartiers centraux. La raison n’est pas une folie spéculative, mais une composition différente du parc : à NDG, les copropriétés sont souvent spacieuses, dans des immeubles bien tenus, et concentrées près de la station Vendôme et de la rue Sherbrooke Ouest — un secteur familial cossu où l’on cherche de la superficie, pas un pied-à-terre.

Ce prix élevé s’explique par :

  • Des superficies plus grandes — On y achète de l’espace familial, pas un studio urbain.
  • Des immeubles de qualité — Un parc bien tenu, apprécié des acheteurs et des retraités.
  • Un secteur cossu — La valeur du quartier se reflète dans tous ses segments.
  • La croissance près de Vendôme — Des options modernes recherchées le long de Sherbrooke.

Cette nuance est essentielle pour interpréter les chiffres : comparer le prix moyen d’un condo de NDG à celui d’un condo du Plateau revient à comparer deux produits différents. Le condo de NDG est plus grand, souvent dans un immeuble familial, alors que celui du Plateau peut être un petit logement dans un plex converti. Pour un acheteur, cela signifie qu’il faut raisonner en prix au pied carré et en type de bien, pas seulement en prix affiché. Avant d’acheter en copropriété, vérifiez les frais de copropriété et la santé du fonds de prévoyance ; notre guide de l’achat d’un condo détaille les vérifications. Une autre distinction s’impose.

NDG et Côte-des-Neiges : une distinction

Comme pour Villeray, il existe ici un piège statistique fréquent : NDG ne se confond pas avec l’arrondissement administratif dont il fait partie.

Sur le plan administratif, Notre-Dame-de-Grâce constitue la moitié de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Mais les deux quartiers ont des profils et des marchés distincts. Selon l’APCIQ (T1 2026), le condo moyen s’établit autour de 546 890 $ à Côte-des-Neiges contre environ 708 200 $ à NDG, tandis que le plex y est plus cher (environ 1 109 460 $ à CDN contre 977 803 $ à NDG).

Les deux moitiés de l’arrondissement :

  • Notre-Dame-de-Grâce — À l’ouest, familial et cossu, condos plus chers, maisons rares.
  • Côte-des-Neiges — Cosmopolite et universitaire, condos plus accessibles, plex plus chers.
  • Des marchés distincts — Les moyennes d’arrondissement mélangent deux réalités.
  • Des comparables à cibler — Toujours vérifier de quel quartier proviennent les données.

L’inversion à connaître : le condo est plus cher à NDG (~708 200 $ contre ~546 890 $ à Côte-des-Neiges), mais le plex est plus cher à Côte-des-Neiges (~1 109 460 $ contre ~977 803 $ à NDG). Deux marchés aux logiques opposées dans un même arrondissement administratif.

Cette distinction change tout pour une évaluation. Les statistiques publiées à l’échelle de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce mélangent deux marchés aux dynamiques opposées — un condo plus cher mais un plex moins cher à NDG qu’à Côte-des-Neiges. Un acheteur ou un vendeur doit donc s’assurer que les comparables utilisés proviennent bien du quartier visé. Voyons la géographie interne de NDG.

Les micro-secteurs de NDG

NDG n’est pas uniforme : la proximité de Monkland, de Sherbrooke ou de la station Vendôme crée des micro-secteurs aux valeurs distinctes. Comprendre ces nuances aide à cibler sa recherche.

Le Village Monkland et l’ouest de NDG concentrent les maisons unifamiliales, devenues rares et donc très recherchées. Le secteur de la station Vendôme et la rue Sherbrooke Ouest connaissent une croissance constante en copropriétés, avec des options modernes et faciles d’entretien prisées des jeunes professionnels et des retraités. Le boulevard de Maisonneuve complète le réseau commercial.

Les grands micro-secteurs de NDG :

  • Le Village Monkland — Cœur commerçant animé, très prisé, maisons rares et chères.
  • L’ouest de NDG — Résidentiel, concentration de maisons unifamiliales recherchées.
  • Le secteur Vendôme / Sherbrooke Ouest — Croissance en copropriétés modernes, excellent transport.
  • Les plex du quartier — Immeubles rénovés prisés des investisseurs et propriétaires-occupants.

Cette diversité permet à chaque acheteur de cibler selon ses priorités : vie de quartier animée et maison familiale (Monkland, ouest de NDG), ou copropriété moderne bien desservie (Vendôme, Sherbrooke). La station Vendôme est un atout majeur : elle combine métro, train de banlieue et proximité du Centre universitaire de santé McGill, ce qui en fait un pôle de valorisation. Les prix varient sensiblement d’un micro-secteur à l’autre, d’où l’importance d’utiliser les bons comparables. Pour toute propriété ancienne, une inspection préachat reste indispensable. Voyons les stratégies concrètes.

Stratégies pour les acheteurs

Acheter à NDG demande un budget solide et une bonne compréhension des dynamiques par segment. Voici les stratégies clés.

Face à un marché haut de gamme, l’acheteur doit obtenir une préapprobation robuste, anticiper une mise de fonds importante (tous les segments dépassent 500 000 $), et adapter sa stratégie au segment : les maisons sont rares et partent vite, tandis que le marché du condo montréalais offre en 2026 un peu plus de marge de manœuvre.

Les stratégies gagnantes pour les acheteurs :

  • Une préapprobation robuste — Une préapprobation hypothécaire est indispensable vu les prix.
  • Anticiper la mise de fonds — Environ 71 000 $ pour un condo moyen, près de 121 400 $ pour une maison.
  • Agir vite sur une maison — L’offre est rare dans l’ouest de NDG et autour de Monkland.
  • Être sélectif en copropriété — Comparer superficie, immeuble et frais plutôt que le prix affiché.

Deux dynamiques opposées dans un même quartier : à NDG, la maison est rare et part vite — il faut être prêt à décider rapidement. Le condo, lui, s’inscrit dans un segment montréalais plus concurrentiel en 2026, ce qui laisse davantage de temps pour comparer et négocier.

Un point de contexte utile en 2026 : à l’échelle de Montréal, le segment de la copropriété est celui qui subit le plus de pression, avec des inscriptions actives en hausse d’environ 19 % et un délai de vente typique d’environ 47 jours, tandis que les maisons unifamiliales et les plex continuent de partir rapidement. Concrètement, à NDG, un acheteur de condo dispose d’un peu plus de temps pour comparer et négocier, alors qu’un acheteur de maison doit être prêt à agir vite. Ne renoncez jamais à l’inspection ni à une promesse d’achat bien rédigée. Pour un premier achat, notre guide de la première maison détaille chaque étape. Les vendeurs, eux, doivent aussi distinguer les segments.

Stratégies pour les vendeurs

À NDG, la position du vendeur dépend fortement du type de bien. Voici comment adapter sa stratégie.

Pour une maison unifamiliale, la rareté de l’offre est un atout considérable : la demande est forte et les propriétés bien situées se vendent rapidement. Pour une copropriété, le contexte 2026 est plus concurrentiel (davantage d’inscriptions, délais allongés à l’échelle de Montréal), ce qui rend le prix et la présentation déterminants. Dans tous les cas, des comparables du bon micro-secteur sont essentiels.

Les stratégies gagnantes pour les vendeurs :

  • Maison : capitaliser sur la rareté — L’offre limitée dans l’ouest et à Monkland est un atout.
  • Condo : soigner le positionnement — Le segment est plus concurrentiel, le prix doit être juste.
  • Valoriser Monkland et Vendôme — Vie de quartier et transport sont les arguments phares.
  • Une présentation soignée — Le home staging met en valeur l’espace et la luminosité.

Le point clé pour vendre à NDG : ne pas appliquer la même recette aux deux segments. Une maison unifamiliale bénéficie d’une rareté réelle et d’une demande soutenue — mais un prix excessif fait tout de même stagner. Une copropriété affronte un marché plus concurrentiel en 2026 : le prix, la qualité de l’immeuble et la facilité de revente comptent davantage. Il est utile de connaître les délais de vente réalistes pour ajuster ses attentes. Notre guide pour vendre sa propriété détaille l’ensemble de la démarche. Voyons le volet investissement.

Le segment investissement locatif

NDG est un secteur reconnu pour l’investissement en plex, avec un profil de locataires particulier. Voici ce qu’il faut savoir.

La demande locative à NDG est soutenue par la présence d’institutions d’enseignement (Concordia, campus Loyola), du Centre universitaire de santé McGill près de Vendôme, et d’une population diversifiée d’étudiants, de jeunes couples et de ménages à revenu moyen. Les immeubles rénovés attirent investisseurs et propriétaires-occupants en quête d’une valeur sûre à long terme. À environ 977 800 $ en moyenne, les plex y restent chers.

Pour l’investissement locatif à NDG, retenons :

  • Une demande locative institutionnelle — Concordia, Loyola, milieu hospitalier près de Vendôme.
  • Des immeubles rénovés recherchés — Valeur sûre à long terme pour investisseurs et occupants.
  • Un prix d’entrée élevé — Environ 977 800 $ en moyenne pour un plex.
  • Un cashflow à calculer prudemment — Loyers réels, taxes, entretien, vacance, travaux majeurs.

NDG figure, aux côtés de secteurs comme Saint-Henri dans Le Sud-Ouest, parmi les quartiers montréalais au profil de locataires stable, ce qui en fait un choix prisé pour l’investissement en plex. Mais le défi, ici comme ailleurs en 2026, reste le flux de trésorerie : avec des coûts de financement élevés et un prix d’entrée près du million, l’analyse doit être rigoureuse. Un plex peut être un excellent actif à NDG, à condition de travailler avec des hypothèses prudentes : loyers réels (et non projetés), baux en vigueur, taxes municipales, assurances, entretien, taux de vacance et réparations majeures probables. Notre guide sur le calcul du rendement d’un plex est essentiel, et la formule du propriétaire-occupant reste la plus accessible. Évitez les erreurs classiques des nouveaux investisseurs. Voyons les perspectives.

Perspectives pour la suite

Que réserve l’avenir au marché de NDG ? Plusieurs tendances se dégagent. Voyons ce qui se profile.

Les perspectives demeurent solides pour les maisons et les plex : la rareté de l’offre, l’attrait familial du quartier, la qualité des institutions et l’excellence de la desserte (Vendôme) soutiennent durablement la demande. Le segment de la copropriété est plus nuancé : à l’échelle de Montréal, il subit davantage de pression, avec plus d’inventaire et des délais allongés.

Pour la suite, les grandes tendances sont :

  • Des maisons toujours rares — L’offre limitée maintient les prix élevés.
  • Un condo sous pression relative — Plus d’inventaire et délais allongés à l’échelle de Montréal.
  • Un attrait institutionnel durable — Concordia, Loyola et le milieu hospitalier soutiennent la demande.
  • Le pôle Vendôme — Métro, train et proximité hospitalière valorisent durablement le secteur.

À retenir sur NDG : le quartier au condo le plus cher de Montréal (~708 200 $), parce qu’on y achète de l’espace, pas un pied-à-terre. Les maisons (~1 213 978 $) sont rares et partent vite ; le condo offre un peu plus de marge de négociation en 2026. Distinguez NDG de Côte-des-Neiges, et raisonnez au pied carré plutôt qu’au prix affiché.

Ces perspectives suggèrent un marché haut de gamme et stable, où la rareté du bâti familial soutient les valeurs. Pour une vue d’ensemble, notre analyse du marché immobilier de Montréal et celle du marché québécois en 2026 complètent ce portrait de quartier. Voyons les erreurs à éviter.

Erreurs fréquentes

L’erreur la plus courante consiste à comparer le prix du condo de NDG à celui d’autres quartiers sans regarder la superficie. Oui, le condo y est le plus cher de Montréal (environ 708 200 $), mais on n’y achète pas le même produit : les copropriétés de NDG sont souvent spacieuses, dans des immeubles familiaux. Comparer au prix affiché plutôt qu’au pied carré mène à une conclusion faussée.

Une autre erreur fréquente est de confondre NDG et l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. Les deux quartiers ont des marchés distincts, avec des écarts inversés selon les segments : le condo est plus cher à NDG, mais le plex est plus cher à Côte-des-Neiges. Utiliser une moyenne d’arrondissement pour évaluer un bien précis fausse l’estimation.

Beaucoup commettent l’erreur d’appliquer la même stratégie aux maisons et aux condos. À NDG, les maisons unifamiliales sont rares et partent vite, ce qui exige d’être prêt à agir rapidement. Le marché du condo, lui, offre davantage de marge de manœuvre en 2026, avec plus d’inventaire et des délais allongés à l’échelle de Montréal. Ce sont deux dynamiques opposées dans un même quartier.

Côté investisseur, surestimer le cashflow d’un plex est une erreur classique à NDG. À près d’un million en moyenne, avec des coûts de financement élevés, le flux de trésorerie est le vrai défi. Il faut bâtir son analyse sur les loyers réels et les baux en vigueur, et non sur des loyers projetés, en intégrant taxes, assurances, entretien, vacance et travaux majeurs probables.

Enfin, une erreur répandue en copropriété est de négliger la qualité de l’immeuble et ses documents financiers. Tous les condos ne se valent pas : la solidité du syndicat, l’état du fonds de prévoyance, le carnet d’entretien et la facilité de revente comptent autant que la superficie. Dans un marché de condos plus concurrentiel, ces éléments font la différence à la revente.

FAQ

Quel est le prix d’une propriété à NDG en 2026 ?
Selon le Baromètre résidentiel de l’APCIQ pour le 1er trimestre 2026, le prix moyen d’une copropriété à Notre-Dame-de-Grâce s’établissait autour de 708 200 $, celui d’une maison unifamiliale autour de 1 213 978 $, et celui d’un plex autour de 977 803 $. Ces niveaux placent NDG dans le haut du marché montréalais sur les trois segments à la fois. Le chiffre le plus surprenant est celui de la copropriété : à environ 708 200 $, elle est plus chère qu’au Plateau-Mont-Royal (environ 625 000 $) et que dans les autres quartiers centraux. L’explication tient à la composition du parc : les condos de NDG sont souvent spacieux, dans des immeubles de qualité d’un secteur familial cossu, plutôt que de petites unités urbaines. Ces chiffres sont des prix moyens (à distinguer du médian, généralement plus bas) et des ordres de grandeur qui évoluent d’un trimestre à l’autre. Ils varient aussi selon le micro-secteur (Village Monkland, ouest de NDG, secteur Vendôme et Sherbrooke Ouest). Attention également à ne pas confondre NDG avec l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, dont les statistiques mélangent deux quartiers distincts. Pour la valeur à jour d’un bien précis, consultez les statistiques récentes de l’APCIQ ou de Centris.

Pourquoi les condos de NDG sont-ils plus chers que sur le Plateau ?
Cette donnée surprend souvent, mais elle s’explique logiquement par la nature du produit, pas par une anomalie de marché. À NDG, on n’achète généralement pas le même type de copropriété qu’au Plateau-Mont-Royal. Les condos de NDG sont souvent spacieux, conçus pour des familles ou des ménages cherchant de la superficie, dans des immeubles bien tenus d’un secteur résidentiel cossu. La croissance récente de l’offre se concentre près de la station Vendôme et le long de la rue Sherbrooke Ouest, avec des options modernes et faciles d’entretien qui séduisent autant les jeunes professionnels que les retraités souhaitant rester dans le quartier. Au Plateau, à l’inverse, une bonne partie des copropriétés sont des unités plus petites, souvent issues de la conversion d’anciens plex, dans un tissu urbain très dense. Comparer les deux prix moyens revient donc à comparer deux produits différents. Pour un acheteur, la conclusion pratique est simple : raisonnez en prix au pied carré et en type de bien plutôt qu’en prix affiché, et comparez des propriétés véritablement équivalentes en superficie, en état et en qualité d’immeuble.

Quelle est la différence entre NDG et Côte-des-Neiges ?
Notre-Dame-de-Grâce constitue la moitié de l’arrondissement Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, mais les deux quartiers ont des identités et des marchés bien distincts. NDG, à l’ouest, est un quartier résidentiel familial et cossu, marqué par la présence d’institutions anglophones historiques (Concordia, campus Loyola), une forte identité communautaire et un cœur commerçant animé autour de l’avenue Monkland. Côte-des-Neiges est plus cosmopolite et universitaire, l’un des quartiers les plus diversifiés de Montréal. Sur le plan des prix, les écarts sont même inversés selon les segments. Selon l’APCIQ pour le 1er trimestre 2026, le condo moyen s’établit autour de 546 890 $ à Côte-des-Neiges contre environ 708 200 $ à NDG (NDG nettement plus cher), tandis que le plex moyen atteint environ 1 109 460 $ à Côte-des-Neiges contre 977 803 $ à NDG (Côte-des-Neiges plus cher). Cette inversion illustre à quel point les deux marchés obéissent à des logiques différentes. La conséquence pratique : les statistiques publiées à l’échelle de l’arrondissement mélangent deux réalités, ce qui donne une image faussée. Assurez-vous toujours que vos comparables proviennent du quartier précis que vous visez.

Pourquoi les maisons sont-elles si rares à NDG ?
Les maisons unifamiliales de NDG sont principalement situées dans l’ouest du quartier et près du Village Monkland, et elles sont devenues rares sur le marché. Plusieurs facteurs l’expliquent. D’abord, le quartier est un secteur résidentiel établi de longue date : peu de terrains restent disponibles pour de nouvelles constructions unifamiliales, et le tissu urbain est largement constitué. Ensuite, les propriétaires ont tendance à rester : NDG est un quartier familial recherché, avec de bonnes écoles, un cadre verdoyant, une forte vie communautaire et une excellente desserte en transport, ce qui limite la rotation. Enfin, la demande est soutenue par des familles à la recherche d’espace et de qualité de vie dans l’ouest de l’île, tout en restant bien connectées au centre-ville. Cette combinaison — offre limitée et demande forte — pousse les prix des maisons vers le haut, avec une moyenne autour de 1 213 978 $, parmi les plus élevées de Montréal. Pour un acheteur, cela signifie qu’il faut être bien préparé (préapprobation solide, financement clair) et prêt à agir rapidement lorsqu’une propriété correspondant à ses critères se présente, car les bonnes maisons ne restent généralement pas longtemps sur le marché.

NDG est-il un bon quartier pour investir dans un plex ?
NDG est reconnu comme l’un des secteurs montréalais offrant un profil de locataires stable, ce qui en fait un choix prisé pour l’investissement en plex. La demande locative y est soutenue par la présence d’institutions d’enseignement (Université Concordia, campus Loyola), par le milieu hospitalier près de la station Vendôme, et par une population diversifiée d’étudiants, de jeunes couples et de ménages à revenu moyen. Les immeubles rénovés attirent autant les investisseurs que les propriétaires-occupants cherchant une valeur sûre à long terme. Le principal défi est financier : avec un prix moyen autour de 977 803 $ et des coûts de financement élevés, le flux de trésorerie est le point critique. Un plex peut être un excellent actif à NDG, mais uniquement si l’analyse est rigoureuse : appuyez-vous sur les loyers réels et les baux en vigueur (pas sur des loyers projetés), et intégrez les taxes municipales, les assurances, l’entretien courant, un taux de vacance réaliste et les réparations majeures probables. Les règles québécoises en matière de location exigent aussi des hypothèses prudentes sur l’évolution des loyers. La formule du propriétaire-occupant (habiter une unité et louer les autres) reste la plus accessible pour entrer sur ce marché. Analysez chaque immeuble au cas par cas.

Est-ce un bon moment pour acheter à NDG ?
Cela dépend du segment que vous visez, car les dynamiques sont opposées en 2026. Si vous cherchez une maison unifamiliale, le marché reste exigeant : l’offre est rare (particulièrement dans l’ouest de NDG et autour du Village Monkland), la demande est forte, et les bonnes propriétés partent rapidement. Il faut donc arriver préparé, avec une préapprobation hypothécaire solide et une capacité à décider vite. Si vous cherchez une copropriété, le contexte vous est un peu plus favorable : à l’échelle de Montréal, le segment du condo est celui qui subit le plus de pression, avec des inscriptions actives en hausse d’environ 19 % et un délai de vente typique d’environ 47 jours, soit une semaine de plus que l’an dernier. Cela vous laisse davantage de temps pour comparer, visiter et négocier. Dans les deux cas, prévoyez une mise de fonds importante : tous les segments de NDG dépassent largement le seuil des 500 000 $, ce qui fait grimper l’exigence minimale (environ 71 000 $ pour un condo moyen, près de 121 400 $ pour une maison moyenne). Le « bon moment » dépend avant tout de votre situation financière personnelle et de votre horizon.

Comment se déplace-t-on depuis NDG ?
Notre-Dame-de-Grâce bénéficie d’une bonne desserte en transport, avec un atout majeur : la station Vendôme, qui combine le métro (ligne orange), le train de banlieue et la proximité immédiate du Centre universitaire de santé McGill, ce qui en fait un pôle de mobilité important de l’ouest de l’île. D’autres stations de métro desservent également le secteur, permettant de rejoindre le centre-ville en une vingtaine de minutes. Un réseau d’autobus dense complète cette desserte, notamment le long des grandes artères. Le quartier est aussi agréable pour les déplacements actifs : l’avenue Monkland, la rue Sherbrooke Ouest et le boulevard de Maisonneuve forment un réseau commercial dynamique et praticable à pied, avec boulangeries, cafés, épiceries et boutiques locales, et le boulevard de Maisonneuve est doté d’infrastructures cyclables. Le parc Notre-Dame-de-Grâce et les espaces verts du quartier ajoutent à la qualité de vie. Pour ceux qui possèdent une voiture, l’accès aux grands axes routiers de l’ouest de l’île est bon, ce qui facilite les déplacements vers les couronnes et l’aéroport. Cette combinaison de transport lourd, de commerces de proximité et de cadre résidentiel explique en bonne partie l’attrait durable du quartier.

Sources officielles


Cet article a une visée informative et ne constitue pas un conseil financier ou immobilier personnalisé. Les prix et statistiques cités sont des ordres de grandeur récents (moyennes, à distinguer du médian) qui varient d’un trimestre à l’autre et d’un micro-secteur à l’autre ; ils concernent le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à distinguer de l’arrondissement administratif Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce dont les statistiques mélangent deux quartiers aux dynamiques différentes. Les règles de mise de fonds peuvent changer : validez-les auprès de votre institution financière ou d’un courtier hypothécaire. Avant de prendre une décision d’achat, de vente ou d’investissement, validez les données à jour auprès des sources officielles (APCIQ, Centris, SCHL) et consultez des professionnels qualifiés (courtier immobilier, courtier hypothécaire, inspecteur, notaire) adaptés à votre situation. Pour en savoir plus sur notre démarche, consultez notre méthodologie éditoriale.