À Rosemère, le prix médian d’une maison unifamiliale a atteint 817 000 $ au deuxième trimestre 2026 selon Centris, tandis que la valeur moyenne des propriétés résidentielles a bondi de 59,5 % au rôle d’évaluation foncière actuellement en vigueur — dans une ville qui s’apprête à transformer son plus grand centre commercial régional, Place Rosemère, en un quartier mixte de 1 400 à 2 000 logements étalés sur dix à douze ans.
Voici un portrait chiffré du marché immobilier à Rosemère en 2026 : les prix par segment de propriété, le Programme particulier d’urbanisme (PPU) du pôle régional qui redessine l’avenir de Place Rosemère, le dossier toujours ouvert de l’ancien golf de la ville (60 hectares en plein cœur résidentiel), les nouveaux projets de condos, le rôle d’évaluation foncière et son effet sur les taxes, ainsi que la comparaison avec les autres villes déjà couvertes de la Rive-Nord de Montréal.
Sommaire
- Portrait du marché immobilier à Rosemère en 2026
- Prix par segment de propriété : unifamiliales, condos et plex
- Le PPU du pôle régional : redévelopper Place Rosemère
- L’ancien golf de Rosemère : 60 hectares entre parc et densification
- Nouveaux projets résidentiels : condos et locatif
- Le rôle d’évaluation foncière et son effet sur les taxes
- Rosemère face à ses voisines de la Rive-Nord
- Portrait démographique et revenu des ménages
- Transport : la gare exo et l’accès à Montréal
- Le marché locatif à Rosemère
- Le contexte des taux d’intérêt et son effet sur le marché
- Conseils pour les acheteurs à Rosemère
- Conseils pour les vendeurs à Rosemère
- Questions fréquentes
- Sources
Portrait du marché immobilier à Rosemère en 2026
Rosemère est une ville de la couronne nord de Montréal, dans la MRC de Thérèse-De Blainville, en bordure de la rivière des Mille Îles, dans la région administrative des Laurentides. Bordée par Laval au sud, Blainville au nord, Boisbriand à l’ouest et Bois-des-Filion à l’est, la ville se distingue depuis plusieurs décennies par des quartiers résidentiels matures, un couvert d’arbres dense et un caractère patrimonial affirmé, hérité notamment du Manoir Bleury-Bouthillier, un ensemble bourgeois en pierre érigé entre 1883 et 1887.
Au deuxième trimestre 2026, le marché résidentiel rosemèrois affiche un dynamisme nettement supérieur à celui de plusieurs villes voisines. Selon Centris, le secteur a totalisé 59 transactions résidentielles toutes catégories confondues, en hausse de 15 % sur un an, pour un volume de ventes de 47,2 millions de dollars (+3 %). Les nouvelles inscriptions (86, +7 %) progressent, mais moins vite que les ventes, un signal de resserrement plutôt que de rééquilibrage — à l’inverse de la tendance observée dans plusieurs villes de la Rive-Sud de Montréal déjà couvertes sur ce site.
Fait à retenir : le délai moyen de vente d’une maison unifamiliale à Rosemère a chuté à 30 jours au deuxième trimestre 2026, soit 40 jours de moins que l’année précédente — l’un des resserrements les plus marqués observés parmi les marchés locaux analysés sur ce site.
Prix par segment de propriété : unifamiliales, condos et plex
Le tableau suivant résume les statistiques Centris du deuxième trimestre 2026 pour le secteur de Rosemère, comparées à la médiane provinciale de l’APCIQ.
| Segment | Prix médian à Rosemère (T2 2026) | Ventes / Inscriptions actives | Médiane provinciale (APCIQ, août 2026) |
|---|---|---|---|
| Maison unifamiliale | 817 000 $ (+3 % sur un an), 30 jours sur le marché | 47 ventes (+2 %), 49 inscriptions actives (-10 %) | 497 501 $ (+2 %) |
| Copropriété (condo) | Données insuffisantes pour un prix médian fiable ce trimestre | Volume de transactions trop faible (Centris) | 405 000 $ (+1 %) |
| Plex (2 à 5 logements) | Données insuffisantes pour un prix médian fiable ce trimestre | Volume de transactions trop faible (Centris) | 715 500 $ (+11 %) |
Trois observations se dégagent de ces chiffres :
- Le prix médian unifamilial de Rosemère (817 000 $) dépasse de 64 % la médiane provinciale de l’APCIQ (497 501 $), un écart qui reflète à la fois la rareté des terrains disponibles et le caractère établi des quartiers de la ville.
- Contrairement à l’unifamilial, les segments condo et plex demeurent trop peu liquides à Rosemère pour produire une statistique fiable au trimestre, une situation qui complique la tâche d’un investisseur cherchant à comparer objectivement le rendement locatif avec des villes voisines à l’inventaire plus abondant.
- La chute simultanée des inscriptions actives (-10 %) et du délai de vente (-40 jours) signale un marché qui se resserre en faveur des vendeurs, à contre-courant du rééquilibrage observé dans plusieurs couronnes de la région métropolitaine depuis le début de 2026.
Le PPU du pôle régional : redévelopper Place Rosemère
Ce qui distingue le plus nettement Rosemère de ses voisines n’est ni une gare neuve ni un canal historique, mais la refonte annoncée de son propre centre commercial régional. Le conseil municipal a officiellement adopté, le 2 octobre 2025 (règlement 800-06), le Programme particulier d’urbanisme (PPU) du pôle régional visant le secteur de Place Rosemère, l’un des plus grands centres commerciaux des Basses-Laurentides.
Selon la Ville de Rosemère, le secteur a perdu près de 140 millions de dollars en valeur foncière et environ 5 millions de dollars en revenus de taxes annuels au cours des dernières années, un déclin commercial qui a motivé cette refonte. Le PPU prévoit la construction de 1 400 à 2 000 nouveaux logements sur un horizon de dix à douze ans (jusqu’en 2040), une densification douce autour des pôles commerciaux existants plutôt qu’un projet sur un terrain vacant.
- La démolition de l’ancien magasin Sears est actuellement la seule démolition prévue pour amorcer la transformation du site.
- Les exigences de commerces au rez-de-chaussée sont réduites de 50 % à 40 % de la superficie, afin de donner plus de flexibilité aux projets à vocation mixte.
- Une zone tampon de 200 mètres à partir du boulevard Bouthillier limite la hauteur des nouveaux bâtiments près des quartiers résidentiels établis.
- Le PPU vise explicitement à transformer l’un des îlots de chaleur les plus marqués de Rosemère en un véritable milieu de vie, par le verdissement et l’apaisement de la circulation.
- Des études de capacité économique, de circulation et d’infrastructures sont en cours ; les permis de construction ne seront délivrés que si leurs conclusions sont favorables, et l’adoption des règlements de concordance est prévue au printemps 2026.
Avec un projet de redéveloppement commercial-résidentiel pouvant atteindre 2 000 logements sur son propre pôle régional, Rosemère se distingue par une densification concentrée sur un centre commercial vieillissant plutôt que par un nouveau quartier construit sur un terrain vacant ou un pôle industriel.
L’ancien golf de Rosemère : 60 hectares entre parc et densification
Moins avancé que le PPU du pôle régional, mais tout aussi structurant à long terme, le dossier de l’ancien golf de Rosemère reste en suspens depuis plusieurs années. Le terrain de 60 hectares, propriété du Club de golf de Rosemère de 1922 à 2018, a été vendu cette année-là au Groupe Vachon Varin pour 18 millions de dollars.
Une tranche de 7 hectares en bordure du boulevard Labelle (environ 11,5 % du site) est d’ores et déjà constructible sans changement de zonage, pour des projets résidentiels et commerciaux de deux à quatre étages. Les 53 hectares restants exigent toutefois une modification réglementaire soumise à l’approbation citoyenne. Le plan d’urbanisme préliminaire déposé en 2021, à l’issue d’une consultation publique en trois phases ayant recueilli 1 672 participations citoyennes, propose :
- La protection d’un minimum de 50 % du site (environ 30 hectares) sous forme de parc écologique, éducatif et récréatif léger, avec des zones de conservation des habitats naturels.
- Un développement résidentiel sur les quelque 30 hectares restants, à une densité de 21 à 40 logements par hectare, sans grand équipement sportif.
- Des usages complémentaires (commerces de proximité, institutionnel, communautaire) et une attention particulière au logement pour aînés et jeunes familles.
- Des zones tampons obligatoires entre les nouveaux développements et les quartiers résidentiels existants, ainsi que des études d’impact environnemental préalables.
Le dossier demeure toutefois au point mort depuis mars 2022, la Ville ayant indiqué maintenir le statu quo réglementaire en attendant une orientation du gouvernement provincial sur la protection des milieux naturels. Pour un acheteur qui envisage un horizon de dix ans ou plus à Rosemère, ce vaste terrain privé enclavé au cœur de la ville constitue une réserve foncière rare dont l’avenir reste à déterminer par référendum, contrairement au PPU du pôle régional déjà officiellement adopté.
Nouveaux projets résidentiels : condos et locatif
Au-delà des deux grands chantiers réglementaires du pôle régional et de l’ancien golf, Rosemère voit aussi se développer plusieurs projets résidentiels de moyenne envergure, principalement des condos. Le projet Rose Habitat, phase 2, comprend deux immeubles de 20 unités chacun, livrés à partir de mars 2025. Le projet Rosemère sur Rive propose 78 condos haut de gamme. Le projet Solaia, phase 2, un immeuble de six étages, est attendu au printemps 2026.
- Les projets résidentiels privés récents à Rosemère concernent surtout des immeubles de condos de taille moyenne (20 à 78 unités), plutôt que de très grandes tours ou des quartiers entiers.
- Ces livraisons demeurent modestes en comparaison des 1 400 à 2 000 logements prévus à terme dans le seul secteur du pôle régional, ce qui illustre l’ampleur du changement d’échelle attendu si le PPU se concrétise pleinement.
- Contrairement au projet Nouveau Beloeil ou au TOD de la Gare de Candiac, aucun de ces projets de condos n’est directement lié à une infrastructure de transport en commun.
Le rôle d’évaluation foncière et son effet sur les taxes
Le rôle d’évaluation foncière triennal 2024-2025-2026, déposé le 25 octobre 2023 avec une date de référence du marché fixée au 1er juillet 2022, comprend 5 588 unités d’évaluation. Il confirme une hausse spectaculaire de la valeur des propriétés résidentielles rosemèroises : la valeur moyenne d’une propriété résidentielle est passée de 472 600 $ à 753 000 $, une progression de 59,5 %, contre un recul de 3,6 % pour le secteur commercial — un déséquilibre entre catégories qui contribue d’ailleurs à justifier l’urgence du PPU du pôle régional.
Pour limiter l’impact mécanique de cette hausse sur le compte de taxes, la Ville a étalé la variation des valeurs imposables sur trois ans plutôt que de l’appliquer d’un seul coup.
- Une hausse du rôle d’évaluation n’entraîne pas automatiquement une hausse équivalente des taxes ; la Ville a choisi d’étaler l’effet du bond de 59,5 % sur trois exercices budgétaires plutôt que de le refléter intégralement dès 2024.
- L’écart marqué entre la progression résidentielle (+59,5 %) et le recul commercial (-3,6 %) déplace une partie du fardeau fiscal municipal vers les propriétaires résidentiels, un phénomène que le PPU du pôle régional cherche justement à inverser en relançant la valeur commerciale du secteur.
- Le rôle actuel repose sur une valeur de référence datant de juillet 2022 ; le prochain dépôt, attendu pour le cycle 2027-2029, reflétera vraisemblablement une partie de la progression additionnelle observée par Centris depuis, compte tenu du décalage habituel entre la date de référence du rôle et les conditions de marché courantes.
Avec une hausse de 59,5 % de la valeur moyenne des propriétés résidentielles au rôle en vigueur, Rosemère affiche l’une des progressions foncières les plus marquées de la couronne nord de Montréal, dans un contexte où le secteur commercial recule et où la Ville mise sur le redéveloppement de Place Rosemère pour rétablir l’équilibre fiscal entre catégories de propriétaires.
Rosemère face à ses voisines de la Rive-Nord
L’article de portrait régional sur le marché immobilier de la Rive-Nord de Montréal classe déjà Rosemère parmi les villes de la catégorie « haut de gamme proche », avec une fourchette agrégée de 620 000 $ à 800 000 $ pour l’unifamiliale et un court profil descriptif (« petite ville résidentielle entre Sainte-Thérèse et Bois-des-Filion, caractère feutré, secteurs établis avec arbres matures ») — sans statistiques trimestrielles précises, sans mention du PPU du pôle régional, ni de l’ancien golf ou du rôle d’évaluation foncière. Le prix médian réel de 817 000 $ observé par Centris au deuxième trimestre 2026 dépasse d’ailleurs déjà le haut de cette fourchette agrégée, ce qui confirme un angle distinct et à jour pour cette ville précise.
| Ville | Prix médian unifamilial (2026) | Facteur structurant du marché |
|---|---|---|
| Rosemère | 817 000 $ | PPU du pôle régional (Place Rosemère, 1 400 à 2 000 logements) |
| Blainville | 620 000 à 850 000 $ (fourchette régionale) | Haut de gamme proche, Domaine de la Pinière |
| Saint-Eustache | 520 000 à 660 000 $ (fourchette régionale) | Vieux-Saint-Eustache, rivière des Mille Îles |
| Terrebonne | 500 000 à 650 000 $ (fourchette régionale) | Lanaudière proche, ligne exo Mascouche |
| Mirabel | Fourchette plus accessible (croissance) | Étalement résidentiel, secteur aéroportuaire |
Avec un prix médian unifamilial de 817 000 $, Rosemère se positionne au sommet de la catégorie « haut de gamme proche » de la Rive-Nord, largement au-dessus de Saint-Eustache ou de Terrebonne, mais sans le TOD ferroviaire neuf de Candiac ni le canal historique de Chambly comme moteur de développement — ici, c’est la refonte d’un centre commercial vieillissant qui doit porter la prochaine phase de croissance.
Portrait démographique et revenu des ménages
Selon le recensement 2021 de Statistique Canada, Rosemère comptait 14 090 résidents sur une superficie terrestre de seulement 10,68 km², pour une densité de 1 318,7 habitants au kilomètre carré — une hausse modeste de 0,9 % par rapport aux 13 958 résidents dénombrés en 2016. Le revenu médian après impôt des ménages s’établissait à 98 000 $ en 2020, nettement au-dessus de plusieurs villes voisines de la couronne nord.
- Une superficie parmi les plus petites du cluster des marchés locaux couverts sur ce site, ce qui limite structurellement l’offre de terrains vacants et alimente la pression sur les prix des propriétés existantes.
- Une croissance démographique quasi stagnante (+0,9 % entre 2016 et 2021), contrastant avec la forte hausse des prix (+59,5 % au rôle d’évaluation), un signal que la demande provient surtout de familles déjà établies dans la région plutôt que d’un afflux migratoire massif.
- Un revenu médian des ménages parmi les plus élevés de la couronne nord, cohérent avec le profil d’acheteur « familles aisées et professionnels établis » que décrit l’article régional de la Rive-Nord.
Transport : la gare exo et l’accès à Montréal
Contrairement aux nouvelles gares du Réseau express métropolitain qui transforment certaines villes de la Rive-Sud de Montréal, la desserte ferroviaire de Rosemère existe déjà depuis près de trente ans. La gare Rosemère, ouverte le 20 octobre 1997 à l’intersection du chemin de la Grande-Côte et de la rue Couture, dessert la ligne 12 — Saint-Jérôme du réseau exo, avec un trajet d’environ 55 minutes jusqu’à la gare Lucien-L’Allier au centre-ville de Montréal.
- La gare Rosemère est également desservie par les lignes d’autobus 12, 15, 17 et 20 du secteur exo Laurentides, ce qui facilite les déplacements internes vers le pôle régional et les quartiers résidentiels.
- Contrairement au TOD de la Gare de Candiac ou au secteur des Promenades à Saint-Bruno-de-Montarville, la gare de Rosemère n’est associée à aucun projet immobilier majeur récent ; c’est plutôt le pôle commercial de Place Rosemère, situé ailleurs sur le territoire, qui concentre les projets de densification à venir.
- L’accès autoroutier par l’autoroute 15 demeure l’option dominante pour les déplacements en automobile vers Laval et Montréal.
Le marché locatif à Rosemère
Comme pour plusieurs villes de banlieue déjà couvertes sur ce site, le segment locatif institutionnel (plex) demeure difficile à analyser statistiquement à Rosemère : le volume de transactions Centris est resté trop faible au deuxième trimestre 2026 pour produire un prix médian fiable. Selon le rapport 2025 de la SCHL, le taux d’inoccupation de la région métropolitaine de recensement de Montréal s’est établi à 2,9 %, mais la hausse des loyers s’est révélée plus forte sur la Rive-Nord (+6,2 %) qu’ailleurs dans la région, et certaines municipalités des Laurentides affichent même un taux d’inoccupation sous la barre de 1 %.
- Le faible volume de plex disponibles à Rosemère limite les occasions d’acquisition directe pour un investisseur qui cherche un immeuble à revenus déjà existant.
- La combinaison d’un taux d’inoccupation régional bas et d’une hausse de loyers supérieure à la moyenne sur la Rive-Nord pourrait toutefois soutenir la demande locative pour les nouveaux condos livrés par des projets comme Rose Habitat ou Solaia, si une partie de ces unités est mise en location plutôt que vendue en copropriété divise.
Le contexte des taux d’intérêt et son effet sur le marché
La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre 2026, une septième décision consécutive de statu quo. Le gouverneur a invoqué la persistance du conflit au Moyen-Orient, la hausse des prix mondiaux de l’énergie et le risque d’escalade commerciale avec les États-Unis comme facteurs de prudence, tout en notant que l’inflation et l’économie canadienne ont évolué essentiellement comme prévu au cours de l’été. La prochaine annonce est prévue le 28 octobre 2026.
Ce plateau de taux relativement stable contribue à expliquer pourquoi Rosemère continue d’afficher un marché serré (ventes +15 %, inscriptions actives -10 %, délai de vente en chute de 40 jours) alors que plusieurs autres couronnes de la région métropolitaine montrent des signes de rééquilibrage : dans une ville à l’offre de terrains structurellement limitée, des conditions de financement plus prévisibles suffisent à raviver rapidement la demande.
Pour un acheteur à Rosemère, la combinaison d’un taux directeur stable, d’un marché déjà serré et d’un redéveloppement commercial d’envergure à l’horizon de dix ans crée une fenêtre particulière : celle d’une ville établie qui pourrait voir son offre de logements se transformer significativement sans que les prix actuels ne montrent le moindre signe de ralentissement.
Conseils pour les acheteurs à Rosemère
Acheter à Rosemère exige une préparation financière rigoureuse dans un marché déjà parmi les plus chers de la couronne nord. Quelques repères pratiques :
- Obtenir une préapprobation hypothécaire avant de magasiner, plutôt qu’une simple pré-qualification, pour connaître avec précision sa capacité d’emprunt dans ce segment de prix élevé.
- Comparer les taux hypothécaires actuels et évaluer le choix entre un taux fixe ou variable à la lumière du plateau actuel du taux directeur.
- Pour un premier achat, vérifier l’admissibilité au CELIAPP et aux autres programmes d’aide aux premiers acheteurs, un segment de marché toutefois exigeant compte tenu du prix médian élevé.
- Pour un condo dans un projet comme Rose Habitat ou Solaia, prévoir les frais de copropriété dans le budget mensuel, en plus de l’hypothèque.
- Pour une maison ancienne d’un quartier établi, faire réaliser une inspection préachat approfondie, ou comparer directement avec une construction neuve selon son budget et sa tolérance au risque.
- Rédiger une promesse d’achat avec des conditions claires, particulièrement dans un marché où le délai de vente moyen a chuté à 30 jours.
- Suivre une checklist d’achat complète pour éviter les erreurs fréquentes des acheteurs, notamment dans un marché où la concurrence entre acheteurs peut être vive.
Conseils pour les vendeurs à Rosemère
Avec des ventes en hausse de 15 % et des inscriptions actives en recul de 10 %, les vendeurs rosemèrois évoluent dans un contexte nettement plus favorable que celui observé dans plusieurs couronnes en rééquilibrage :
- Établir un prix de départ réaliste en fonction des ventes comparables récentes, tout en tenant compte du resserrement marqué du marché (délai de vente moyen de 30 jours seulement).
- Compléter une déclaration du vendeur rigoureuse, particulièrement importante pour une propriété ancienne d’un quartier patrimonial où l’historique des rénovations peut faire l’objet d’une attention accrue de la part des acheteurs.
- Évaluer le meilleur moment pour vendre compte tenu du faible niveau d’inscriptions actives actuel dans le segment unifamilial.
- Comprendre comment gérer une éventuelle surenchère, un scénario devenu plus probable dans un marché où l’offre recule pendant que la demande progresse.
- Comparer les options vente par le propriétaire ou avec courtier et bien comprendre la structure de commission avant de choisir.
- Se familiariser avec la démarche complète de vente d’une propriété au Québec et éviter les erreurs fréquentes des vendeurs.
- Si l’évaluation municipale semble déconnectée de la valeur marchande réelle malgré la hausse de 59,5 %, envisager de contester l’évaluation municipale dans les délais prescrits, et prévoir la taxe de bienvenue que devra assumer l’acheteur au moment du transfert.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le PPU du pôle régional de Rosemère et quand entrera-t-il en vigueur ?
Le Programme particulier d’urbanisme (PPU) du pôle régional, officiellement adopté par le conseil municipal le 2 octobre 2025, encadre le redéveloppement du secteur de Place Rosemère en un quartier mixte pouvant accueillir de 1 400 à 2 000 logements sur un horizon de dix à douze ans, jusqu’en 2040. Les règlements de concordance qui traduiront cette vision en règles précises de zonage sont attendus au printemps 2026, après quoi les projets concrets pourront être déposés et évalués un à un.
Pourquoi le prix médian des maisons à Rosemère est-il si élevé par rapport aux autres villes de la Rive-Nord ?
Plusieurs facteurs se combinent : une superficie municipale parmi les plus petites du secteur (10,68 km²), ce qui limite structurellement les terrains vacants disponibles, un revenu médian des ménages élevé (98 000 $ en 2020), et des quartiers résidentiels matures très recherchés. Le prix médian unifamilial de 817 000 $ dépasse d’ailleurs déjà la fourchette agrégée présentée pour Rosemère dans l’article de portrait régional sur la Rive-Nord de Montréal.
Que va devenir l’ancien terrain de golf de Rosemère ?
Le dossier reste en suspens. Le terrain de 60 hectares, vendu en 2018 à un promoteur privé, fait l’objet d’un plan préliminaire proposant de protéger au moins 50 % de sa superficie en parc écologique et de développer le reste en logements à densité moyenne, mais la Ville a maintenu le statu quo réglementaire depuis mars 2022 en attendant une orientation gouvernementale sur la protection des milieux naturels. Tout changement de zonage devra être approuvé par référendum des citoyens concernés.
Rosemère est-elle desservie par un train de banlieue ?
Oui. La gare Rosemère, en service depuis 1997, dessert la ligne 12 — Saint-Jérôme du réseau exo, avec un trajet d’environ 55 minutes vers le centre-ville de Montréal. Contrairement à certaines gares plus récentes ailleurs au Québec, cette desserte existe depuis près de trente ans et n’est associée à aucun grand projet immobilier récent sur son propre site.
La hausse de 59,5 % du rôle d’évaluation foncière signifie-t-elle que mes taxes vont augmenter d’autant ?
Non. La Ville de Rosemère a choisi d’étaler la variation des valeurs imposables sur trois ans plutôt que de l’appliquer intégralement dès la première année, afin d’atténuer l’impact sur le compte de taxes des propriétaires. L’effet réel sur un compte de taxes individuel dépend aussi de la variation de la valeur de la propriété par rapport à la moyenne de sa catégorie, résidentielle ou commerciale.
Le marché locatif de Rosemère est-il une bonne option pour un investisseur immobilier ?
Le volume de transactions de plex à Rosemère demeure trop faible pour établir un prix médian fiable, ce qui limite les occasions d’achat d’immeubles à revenus existants. La hausse des loyers plus marquée sur la Rive-Nord (+6,2 % selon la SCHL) que dans l’ensemble de la région métropolitaine de Montréal pourrait néanmoins soutenir la location de logements neufs, notamment si une partie des unités des projets de condos récents est mise en location plutôt que vendue.
Quel est le meilleur moment pour vendre une maison à Rosemère en 2026 ?
Avec des ventes en hausse de 15 % et des inscriptions actives en recul de 10 % au deuxième trimestre 2026, le marché rosemèrois demeure nettement favorable aux vendeurs. Un vendeur qui souhaite maximiser ses chances devrait néanmoins fixer un prix basé sur les ventes comparables les plus récentes plutôt que sur des attentes excessives, tout en tenant compte de la saisonnalité habituelle du marché immobilier québécois, généralement plus actif au printemps.
Sources
- Centris — Statistiques immobilières, Rosemère, Laurentides
- APCIQ — Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, statistiques provinciales
- Ville de Rosemère — Rôle d’évaluation foncière et PPU du pôle régional (Place Rosemère)
- Statistique Canada — Profil du recensement 2021, Rosemère
- Banque du Canada — Annonce du taux directeur, septembre 2026
- SCHL — Rapport sur le marché locatif 2025
Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier, juridique ou professionnel personnalisé. Les statistiques immobilières évoluent rapidement et peuvent varier selon la source et la période de référence consultée. Pour toute décision d’achat, de vente ou de financement, consultez un courtier immobilier, un courtier hypothécaire ou un notaire qualifié. Pour en savoir plus sur notre approche éditoriale, consultez notre page méthodologie.

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