La Haute-Saint-Charles est, avec ses 88 460 habitants (recensement 2021), le plus vaste et le plus peuplé des arrondissements de la ville de Québec — pourtant, c’est aussi le seul secteur de l’agglomération que le tracé officiel du futur tramway de Québec ne traversera pas. Un contraste accentué par le rôle d’évaluation foncière 2025-2027, où les valeurs unifamiliales de l’arrondissement ont bondi de 32 % selon des données obtenues par Radio-Canada — la plus forte hausse parmi tous les arrondissements de la ville.
Voici un portrait chiffré du marché immobilier à La Haute-Saint-Charles en 2026 : les statistiques Centris par secteur, le nouveau rôle d’évaluation foncière, l’effet de l’uniformisation des taux de taxation municipale à l’échelle de toute la ville de Québec, l’extension du Métrobus vers Val-Bélair, et ce qui distingue cet arrondissement né des fusions municipales de ses voisins déjà documentés sur Immo Boussole.
Sommaire
- Portrait de La Haute-Saint-Charles, le plus vaste arrondissement de Québec
- Un arrondissement né des fusions : Lac-Saint-Charles, Saint-Émile, Loretteville et Val-Bélair
- Prix de l’immobilier à La Haute-Saint-Charles en 2026
- Le rôle d’évaluation foncière et la facture de taxes 2026
- Portrait démographique et socio-économique
- Les secteurs résidentiels : Loretteville, Val-Bélair, Lac-Saint-Charles et Saint-Émile
- Transport : le tramway qui contourne l’arrondissement, le Métrobus vers Val-Bélair
- La Haute-Saint-Charles face aux autres arrondissements de Québec
- Investir dans le locatif et le plex
- Financer un achat à La Haute-Saint-Charles en 2026
- Acheter à La Haute-Saint-Charles : ce qu’il faut prévoir
- Erreurs fréquentes
- Questions fréquentes
Portrait de La Haute-Saint-Charles, le plus vaste arrondissement de Québec
La Haute-Saint-Charles occupe l’extrémité nord-ouest du territoire de la ville de Québec. C’est, en superficie, l’arrondissement le plus étendu de la ville, à vocation très majoritairement résidentielle, structuré autour de cinq conseils de quartier — Des Châtels, Lac-Saint-Charles, Loretteville, Saint-Émile et Val-Bélair — et de trois districts électoraux (Lac-Saint-Charles–Saint-Émile, Loretteville–Les Châtels, Val-Bélair).
Contrairement aux arrondissements centraux déjà documentés dans ce cluster (Saint-Roch, Montcalm, Saint-Jean-Baptiste), dominés par les tours et les plex locatifs à proximité du centre-ville, La Haute-Saint-Charles conserve un profil de banlieue familiale : bungalows, jumelés et développements résidentiels plus récents, avec une part notable de terrains encore constructibles dans certains secteurs. C’est aussi l’un des arrondissements dont la géographie a été façonnée le plus tardivement par les fusions municipales, un point développé dans la section suivante.
Fait à retenir : selon les données compilées par la Ville de Québec à partir des recensements de Statistique Canada, la population de l’arrondissement est passée de 85 630 à 88 460 habitants entre 2016 et 2021, une hausse de 3,3 % portée par 36 610 ménages privés.
Un arrondissement né des fusions : Lac-Saint-Charles, Saint-Émile, Loretteville et Val-Bélair
L’arrondissement actuel de La Haute-Saint-Charles a été créé en 2002, lors des fusions municipales, à partir de trois anciennes villes indépendantes — Lac-Saint-Charles, Saint-Émile et Loretteville — ainsi que de la partie nord de l’ancien quartier Neufchâtel de Québec. Val-Bélair, une quatrième ancienne ville fusionnée en 2002, a d’abord été rattachée à l’ex-arrondissement Laurentien avant d’être transférée à La Haute-Saint-Charles le 1er novembre 2009.
Cette origine multiple explique en bonne partie la diversité de profils que l’on trouve encore aujourd’hui d’un secteur à l’autre de l’arrondissement, et elle a une conséquence fiscale bien concrète en 2026 : les anciennes villes fusionnées, dont Loretteville et Val-Bélair, remboursaient depuis 2002 une taxe de dette propre à leur territoire d’origine. Cette dette de fusion vient tout juste d’être entièrement remboursée, ce qui fait de 2026 la toute première année où les taux de taxation municipale sont uniformes sur l’ensemble du territoire de la ville de Québec — un mécanisme détaillé plus loin dans cet article.
- Lac-Saint-Charles : secteur nord, en bordure du lac Saint-Charles, profil plus champêtre et récréotouristique.
- Saint-Émile : secteur central, l’un des premiers développés de l’arrondissement.
- Loretteville : secteur est, le plus densément construit, limitrophe de la communauté huronne-wendat de Wendake.
- Val-Bélair : secteur ouest, le plus grand par sa population, rattaché administrativement en 2009 seulement.
Prix de l’immobilier à La Haute-Saint-Charles en 2026
L’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) publie des statistiques Centris distinctes pour la grande région de Québec, avec un découpage en secteurs qui ne recoupe pas exactement les limites de l’arrondissement municipal. Le secteur Centris « La Haute-Saint-Charles » exclut Val-Bélair (regroupée avec le secteur de l’Aéroport et L’Ancienne-Lorette) et inclut au contraire le territoire de Wendake, qui n’appartient pas administrativement à l’arrondissement — une nuance à garder en tête en comparant ces chiffres à d’autres sources.
| Segment | Secteur Lac-Saint-Charles / Loretteville / Saint-Émile — T2 2026 | Var. annuelle | Secteur Val-Bélair / Aéroport / Ancienne-Lorette — T2 2026 | Var. annuelle |
|---|---|---|---|---|
| Unifamiliale | 448 950 $ | +7 % | 460 000 $ | +2 % |
| Copropriété (condo) | 320 000 $ | +14 % | 330 000 $ | +14 % |
| Plex (2 à 5 logements) | Donnée non fiable* | — | Donnée non fiable* | — |
*Volume de transactions trimestriel insuffisant (24 ventes de plex dans le secteur Lac-Saint-Charles/Loretteville/Saint-Émile, 13 ventes dans le secteur Val-Bélair, au T2 2026) pour produire un prix médian statistiquement fiable selon l’APCIQ.
Sur douze mois plutôt qu’un seul trimestre, la tendance se confirme et le segment plex redevient mesurable : dans le secteur Lac-Saint-Charles/Loretteville/Saint-Émile, 606 unifamiliales se sont vendues à un prix médian de 450 000 $ (+13 %), 106 copropriétés à 318 500 $ (+6 %) et 62 plex à 507 500 $ (+10 %). Dans le secteur Val-Bélair/Aéroport/Ancienne-Lorette, on compte 638 unifamiliales à 460 000 $ (+11 %), 184 copropriétés à 321 000 $ (+18 %) et 41 plex à 558 000 $ (+12 %). À titre de comparaison, l’ensemble de la région métropolitaine de Québec affichait au T2 2026 un prix médian unifamilial de 478 000 $ (+6 %), un condo à 330 000 $ (+6 %) et un plex à 575 000 $ (+13 %) — La Haute-Saint-Charles se négocie donc systématiquement sous la médiane régionale, tous segments confondus, tout en affichant l’une des progressions annuelles les plus marquées de toute la région pour l’unifamiliale.
Avec moins de huit mois d’inventaire dans les deux secteurs, le marché reste nettement à l’avantage des vendeurs, une situation qui n’a pas fondamentalement changé depuis plusieurs trimestres dans ce coin de la ville de Québec.
Le rôle d’évaluation foncière et la facture de taxes 2026
Le rôle d’évaluation foncière triennal 2025-2026-2027 de la ville de Québec, déposé le 5 septembre 2024 et en vigueur depuis le 1er janvier 2025, a fait grimper la valeur du parc immobilier de l’agglomération de 23,5 % à plus de 120 milliards de dollars, avec une progression moyenne de 27,3 % pour le secteur résidentiel de la ville de Québec et de 30 % pour la seule catégorie unifamiliale (valeur médiane de 378 964 $).
Selon des données obtenues par Radio-Canada auprès de la Ville avant le dépôt officiel du rôle, La Haute-Saint-Charles a enregistré la plus forte hausse de valeur parmi tous les arrondissements de Québec : +32 % pour l’unifamiliale (valeur médiane de 330 000 $) et +31 % pour la copropriété (valeur médiane de 216 000 $), devant Les Rivières (+30 %) et Beauport (+28 %).
Un rôle d’évaluation en forte hausse ne se traduit toutefois pas mécaniquement par une facture de taxes proportionnelle : la Ville ajuste ses taux de taxation chaque année pour limiter l’augmentation nette. Pour 2026, le taux résidentiel s’établit à 0,7464 $ par 100 $ d’évaluation pour les propriétés de un à cinq logements (0,7697 $ pour six logements et plus), auquel s’ajoutent des tarifications de 386 $ pour l’eau et l’égout et de 195 $ pour les matières résiduelles par logement. La hausse moyenne de la facture résidentielle pour l’ensemble de la ville est de +1,9 % en 2026, sous le taux d’inflation mesuré par Statistique Canada pour la région métropolitaine de Québec (2,0 %) — pour une résidence unifamiliale moyenne évaluée à 379 000 $, la facture passe de 3 348 $ en 2025 à 3 410 $ en 2026, soit 62 $ de plus.
Cette moyenne municipale cache toutefois un écart territorial notable, documenté par Radio-Canada lors de l’adoption du budget 2026 : 2026 est la première année où le remboursement de la dette des anciennes villes fusionnées en 2002 (dont Loretteville et Val-Bélair) est complètement terminé, ce qui uniformise enfin les taux de taxation sur tout le territoire. L’effet net de cette uniformisation diffère toutefois selon le secteur :
- Dans le territoire de l’ancienne ville de Québec (avant les fusions de 2002), la facture moyenne diminue d’environ 0,6 % (environ 20 $ de moins par année).
- Dans les secteurs situés à l’extérieur de l’ancienne ville de Québec, dont La Haute-Saint-Charles, la facture augmente au contraire d’environ 3 % en moyenne (environ 99 $ de plus par année sur une propriété évaluée à 379 000 $).
- Pour Val-Bélair spécifiquement, la hausse nette est chiffrée à environ +2,8 % (environ 93 $ de plus par année).
Autrement dit, les résidents de La Haute-Saint-Charles paient une partie du prix de l’uniformisation fiscale de la ville, au moment même où leur secteur affiche déjà la plus forte hausse de valeur foncière de toute l’agglomération — une combinaison à surveiller de près pour quiconque planifie un budget de propriétaire sur plusieurs années dans ce secteur. Pour un propriétaire qui jugerait sa nouvelle évaluation excessive, il reste possible de la contester auprès de la Ville, un recours distinct du calcul de la facture de taxes elle-même (voir notre guide sur l’évaluation municipale au Québec).
Portrait démographique et socio-économique
Selon les données compilées par la Ville de Québec à partir du recensement 2021 de Statistique Canada, La Haute-Saint-Charles comptait 88 460 habitants répartis en 36 610 ménages privés, pour une taille moyenne de 2,5 personnes par ménage — l’un des profils les plus familiaux parmi les arrondissements déjà documentés dans ce cluster.
Précision méthodologique : Statistique Canada ne délimite pas les arrondissements de Québec comme des géographies de recensement officielles. Les chiffres présentés ici sont des agrégats compilés par la Ville de Québec elle-même à partir des données de recensement, la source la plus autorisée disponible à cette échelle.
- Profil d’âge (2021) : 5 280 enfants de 0 à 4 ans, 12 370 jeunes de 5 à 14 ans, 57 210 personnes de 15 à 64 ans et 13 605 personnes de 65 ans et plus.
- Population quasi équilibrée entre les sexes : 44 195 femmes et 44 265 hommes.
- Revenu moyen (2020) : 58 550 $ chez les hommes, 47 240 $ chez les femmes, pour un revenu moyen des ménages d’environ 98 600 $.
- Population active (15 ans et plus, 2021) : 50 070 personnes sur une population de 69 315, dont 47 345 en emploi et 2 720 en chômage.
- Logement : une moyenne de 6,3 pièces par logement, un parc résidentiel qui reflète le profil familial de l’arrondissement, avec 36 625 logements occupés.
Les secteurs résidentiels : Loretteville, Val-Bélair, Lac-Saint-Charles et Saint-Émile
Chacun des quatre secteurs qui composent aujourd’hui La Haute-Saint-Charles conserve une identité propre, héritée de son statut d’ancienne municipalité distincte avant les fusions :
- Loretteville, le secteur le plus densément construit et le plus ancien des quatre, offre un parc résidentiel plus mature — un profil qui justifie une inspection préachat particulièrement rigoureuse — avec une proximité directe avec la communauté huronne-wendat de Wendake, d’ailleurs regroupée avec Loretteville, Lac-Saint-Charles et Saint-Émile dans le même secteur statistique Centris.
- Val-Bélair, le secteur le plus populeux de l’arrondissement, se distingue par un parc résidentiel plus récent et une croissance résidentielle continue depuis son rattachement en 2009 ; c’est aussi le secteur qui vient de bénéficier de la plus importante amélioration de desserte en transport en commun de tout l’arrondissement (voir section suivante).
- Lac-Saint-Charles, au nord, conserve un profil plus champêtre autour du lac du même nom, prisé pour les activités récréatives.
- Saint-Émile, secteur central historiquement l’un des premiers développés, sert aujourd’hui de zone de transition entre les secteurs plus urbanisés à l’est et les développements plus récents à l’ouest.
Transport : le tramway qui contourne l’arrondissement, le Métrobus vers Val-Bélair
Le projet de tramway de Québec (TramCité), dont le financement a été confirmé en 2026 dans le cadre d’une entente Québec-Ottawa avoisinant les 10 milliards de dollars (incluant une contribution fédérale de 2,75 milliards), reliera sur un tracé officiel d’environ 19 à 22 km et une trentaine de stations le secteur Le Gendre, à Cap-Rouge, jusqu’à Charlesbourg, en passant par Sainte-Foy, l’Université Laval, la colline Parlementaire, Saint-Roch et Limoilou.
Ce tracé officiel ne traverse à aucun moment le territoire de La Haute-Saint-Charles. Contrairement à Sainte-Foy, Sillery, Saint-Roch, Montcalm et Charlesbourg — tous déjà documentés dans ce cluster et tous situés sur le futur tracé — les résidents de l’arrondissement devront continuer de s’appuyer sur des correspondances en autobus pour rejoindre le réseau structurant, dont la mise en service est visée pour 2033.
Le dossier du troisième lien routier entre Québec et Lévis, dont le corridor retenu relierait l’autoroute 20 sur la rive sud à l’autoroute 40 sur la rive nord (avec des points de raccordement pressentis du côté du boulevard Pierre-Bertrand ou de l’autoroute Robert-Bourassa), demeure lui aussi concentré sur le secteur central et est de la ville. Ce dossier a changé plusieurs fois de tracé depuis 2022 et reste politiquement mouvant : à ce jour, aucune version envisagée ne fait passer le troisième lien par La Haute-Saint-Charles ou par Val-Bélair.
La grande nouvelle en transport collectif pour l’arrondissement en 2025 concerne plutôt le réseau d’autobus existant : le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a prolongé sa ligne Métrobus 804 jusqu’à Val-Bélair le 23 août 2025, donnant l’accès au réseau Métrobus — le service d’autobus le plus fréquent du RTC — à plus de 10 000 ménages supplémentaires, avec des révisions de service concomitantes dans les secteurs de Loretteville, Cap-Rouge et Saint-Augustin. Ce prolongement s’inscrit dans le plan de développement du RTC pour la période 2025-2028.
La Haute-Saint-Charles face aux autres arrondissements de Québec
La comparaison avec les arrondissements déjà couverts dans ce cluster met en lumière plusieurs contrastes utiles pour situer La Haute-Saint-Charles dans l’ensemble du marché de la ville de Québec :
- Contrairement à Saint-Roch, Montcalm et Saint-Jean-Baptiste, tous situés dans l’arrondissement de La Cité-Limoilou et dominés par un parc de plex et de logements locatifs denses, La Haute-Saint-Charles conserve un profil très majoritairement unifamilial et familial.
- Contrairement à Sainte-Foy, Sillery et Charlesbourg, tous sur le tracé confirmé du futur tramway, La Haute-Saint-Charles n’aura aucune desserte directe du réseau structurant à l’horizon 2033.
- Avec une hausse de +32 % pour l’unifamiliale au rôle d’évaluation 2025-2027, l’arrondissement devance Les Rivières (+30 %) et Beauport (+28 %), deux arrondissements également marqués par une forte progression de la valeur foncière.
- Le prix médian unifamilial de La Haute-Saint-Charles (450 000 $ à 460 000 $ sur douze mois selon le secteur) demeure inférieur à la médiane de l’ensemble de la région métropolitaine de Québec (478 000 $), ce qui en fait l’un des points d’entrée les plus accessibles de la ville pour une propriété unifamiliale.
Investir dans le locatif et le plex
Le segment plex demeure structurellement plus restreint à La Haute-Saint-Charles que dans les arrondissements centraux du cluster : avec seulement 24 ventes au T2 2026 dans le secteur Lac-Saint-Charles/Loretteville/Saint-Émile et 13 dans le secteur Val-Bélair/Aéroport/Ancienne-Lorette, le volume trimestriel est jugé insuffisant par l’APCIQ pour produire un prix médian fiable. Sur douze mois, la tendance se précise : 62 plex vendus à 507 500 $ (+10 %) dans le premier secteur et 41 à 558 000 $ (+12 %) dans le second — deux prix médians nettement sous celui de l’ensemble de la région métropolitaine (575 000 $).
Cet écart de prix, combiné à un profil démographique jeune et familial (un revenu moyen des ménages d’environ 98 600 $, une taille moyenne de ménage de 2,5 personnes), en fait un secteur à surveiller pour un premier duplex, triplex ou quadruplex, à condition d’évaluer soigneusement le bassin de locataires réel dans un arrondissement dont le parc de logements reste majoritairement unifamilial. Comme pour tout projet locatif ailleurs au Québec, la rentabilité doit être validée avec un calcul de rendement rigoureux plutôt que par comparaison directe avec des secteurs plus denses du centre-ville.
- Vérifier le seuil de rentabilité réel du plex visé avant de vous fier au prix médian sectoriel, qui repose ici sur un très petit nombre de transactions.
- Comparer le rendement locatif potentiel avec celui d’un immeuble équivalent dans un arrondissement central du cluster, où la demande locative est structurellement plus forte.
- Considérer l’option d’être propriétaire occupant d’un plex, une stratégie de financement plus accessible pour un premier projet locatif.
Financer un achat à La Haute-Saint-Charles en 2026
Le financement d’une propriété à La Haute-Saint-Charles obéit aux mêmes règles que partout ailleurs au Québec : mise de fonds minimale selon la valeur de la propriété, assurance prêt hypothécaire de la SCHL si la mise de fonds est inférieure à 20 %, et un test de résistance hypothécaire appliqué par toutes les institutions réglementées. Avec un prix médian unifamilial nettement sous la moyenne régionale, l’arrondissement peut représenter une option de financement plus accessible pour un premier acheteur, en particulier dans les secteurs de Val-Bélair et de Lac-Saint-Charles où l’offre de propriétés plus récentes reste comparativement abordable.
Avec un prix médian unifamilial variant entre 448 950 $ et 460 000 $ selon le secteur au T2 2026, une mise de fonds minimale de 5 % représenterait environ 22 500 $ à 23 000 $ — un seuil d’entrée sensiblement plus accessible que dans plusieurs villes de l’Ouest-de-l’Île de Montréal déjà documentées dans ce cluster.
Le choix entre un prêt à taux fixe ou variable, la durée du terme et le type d’institution doivent être évalués au cas par cas selon le profil de l’acheteur et l’évolution du taux directeur de la Banque du Canada.
- Obtenir une préapprobation hypothécaire avant de magasiner, pour connaître précisément votre budget réel dans un marché où l’inventaire reste inférieur à huit mois.
- Comparer les offres d’un courtier hypothécaire et d’une institution bancaire traditionnelle, les conditions pouvant varier sensiblement d’un prêteur à l’autre.
- Prévoir une marge budgétaire pour l’augmentation de la facture de taxes documentée plus haut, en particulier pour une propriété dans le secteur de Val-Bélair.
Acheter à La Haute-Saint-Charles : ce qu’il faut prévoir
Au-delà du prix d’achat, plusieurs frais et étapes doivent être budgétés pour toute transaction dans l’arrondissement, comme partout au Québec : les droits de mutation immobilière (la fameuse taxe de bienvenue), les frais de notaire pour l’acte de vente, une inspection préachat rigoureuse — particulièrement pertinente pour les propriétés plus anciennes de Loretteville ou de Saint-Émile — et, le cas échéant, une commission de courtier immobilier.
- Calculer à l’avance le montant de la taxe de bienvenue applicable, qui varie selon le prix d’achat et peut représenter une somme importante à prévoir en argent comptant dans les mois suivant la transaction.
- Faire réaliser une inspection préachat par un professionnel qualifié, surtout pour les propriétés construites avant les fusions municipales de 2002.
- Prévoir les frais de notaire pour la rédaction et la publication de l’acte de vente, une étape obligatoire au Québec.
- Vérifier l’année exacte du dernier rôle d’évaluation utilisé pour établir la valeur de la propriété visée, compte tenu de la forte hausse documentée dans cet arrondissement.
Pour un premier achat, plusieurs programmes d’aide provinciaux et fédéraux, dont le CELIAPP, peuvent réduire le coût réel d’entrée sur le marché, en complément d’une mise de fonds traditionnelle.
Erreurs fréquentes
La première erreur, très répandue, est de confondre le secteur statistique Centris « La Haute-Saint-Charles » avec les limites réelles de l’arrondissement municipal. Le secteur Centris exclut Val-Bélair (regroupée avec l’Aéroport et L’Ancienne-Lorette) et inclut au contraire Wendake, qui n’en fait pas partie administrativement.
La deuxième erreur consiste à présumer que le futur tramway de Québec desservira l’arrondissement. Le tracé officiel confirmé en 2026 relie Cap-Rouge à Charlesbourg en passant par le centre-ville, sans traverser à aucun moment le territoire de La Haute-Saint-Charles.
La troisième erreur, fréquente chez les acheteurs qui suivent l’actualité du troisième lien, est d’espérer une amélioration de l’accès routier local grâce à ce projet. Toutes les versions du corridor envisagées jusqu’ici se concentrent sur le secteur central et est de la ville, loin du territoire de l’arrondissement.
La quatrième erreur est de présumer que toute la ville de Québec profite également de la fin du remboursement de la dette des ex-villes fusionnées. Si la facture moyenne diminue légèrement dans l’ancienne ville de Québec, elle augmente au contraire d’environ 3 % dans les secteurs comme La Haute-Saint-Charles, situés à l’extérieur de l’ancienne ville.
La cinquième erreur est de traiter les secteurs Lac-Saint-Charles/Loretteville/Saint-Émile et Val-Bélair/Aéroport/Ancienne-Lorette comme un seul et même marché. Les écarts de prix médian, de variation annuelle et de desserte en transport en commun entre les deux secteurs justifient une analyse distincte avant tout achat.
Questions fréquentes
Quels quartiers composent l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles ?
L’arrondissement regroupe les secteurs de Lac-Saint-Charles, Saint-Émile et Loretteville, issus des fusions municipales de 2002, ainsi que Val-Bélair, une ancienne ville fusionnée séparément et rattachée à l’arrondissement le 1er novembre 2009 seulement.
Le tramway de Québec passera-t-il par La Haute-Saint-Charles ?
Non. Le tracé officiel du tramway, dont le financement a été confirmé en 2026, relie le secteur Le Gendre à Cap-Rouge jusqu’à Charlesbourg en passant par Sainte-Foy, l’Université Laval et le centre-ville, sans traverser le territoire de l’arrondissement.
Pourquoi le rôle d’évaluation foncière a-t-il autant augmenté à La Haute-Saint-Charles ?
Selon des données obtenues par Radio-Canada, l’arrondissement a enregistré la plus forte hausse de valeur parmi tous les arrondissements de Québec pour le rôle 2025-2027, avec +32 % pour l’unifamiliale et +31 % pour la copropriété, devant Les Rivières et Beauport.
Est-ce que ma facture de taxes va augmenter autant que le rôle d’évaluation ?
Non, ces deux chiffres sont distincts. La Ville de Québec ajuste ses taux de taxation chaque année ; la hausse moyenne de la facture résidentielle pour l’ensemble de la ville est de 1,9 % en 2026, mais elle atteint environ 3 % dans les secteurs situés à l’extérieur de l’ancienne ville de Québec, dont La Haute-Saint-Charles.
Comment se rend-on en transport en commun depuis Val-Bélair ?
Depuis le 23 août 2025, le secteur est desservi par la ligne Métrobus 804 du RTC, prolongée jusqu’à Val-Bélair et donnant accès au service d’autobus le plus fréquent du réseau à plus de 10 000 ménages supplémentaires.
La Haute-Saint-Charles est-elle une bonne option pour un premier achat ?
Le prix médian unifamilial (450 000 $ à 460 000 $ sur douze mois selon le secteur) demeure sous la médiane de l’ensemble de la région métropolitaine de Québec (478 000 $), ce qui en fait l’un des points d’entrée les plus accessibles de la ville, sous réserve d’un marché vendeur avec moins de huit mois d’inventaire.
Sources officielles
- Ville de Québec — Portrait statistique de l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles
- Ville de Québec — Rôle d’évaluation foncière 2025-2026-2027
- Radio-Canada — Hausses du rôle d’évaluation foncière par arrondissement à Québec
- APCIQ — Baromètre résidentiel FSMI, région de Québec, T2 2026
- Radio-Canada — Budget 2026 de la Ville de Québec et uniformisation des taxes
- RTC — Prolongement du Métrobus 804 vers Val-Bélair
Cet article est fourni à titre informatif seulement et ne constitue pas un conseil financier, juridique ou immobilier personnalisé. Les prix et statistiques présentés proviennent de sources publiques et peuvent évoluer ; ils reflètent les données disponibles au moment de la rédaction. Pour toute décision d’achat, de vente ou d’investissement, consultez un courtier immobilier, un notaire ou un conseiller financier qualifié. Consultez notre méthodologie éditoriale pour en savoir plus sur notre processus de recherche et de vérification.

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