Marché immobilier à Boisbriand : prix, Faubourg Boisbriand et évaluation foncière

Au deuxième trimestre 2026, le prix médian d’une maison unifamiliale à Boisbriand a atteint 635 000 $ selon Centris, tandis que la valeur moyenne des propriétés résidentielles a bondi de 23 % au rôle d’évaluation foncière 2026-2028 — dans une ville qui continue de transformer l’ancien site de l’usine General Motors, fermée en 2002, en un pôle résidentiel et commercial de 775 millions de dollars, le Faubourg Boisbriand.

Voici un portrait chiffré du marché immobilier à Boisbriand en 2026 : les prix par segment de propriété, l’histoire et l’état actuel du redéveloppement du Faubourg Boisbriand sur l’ancien site industriel, les nouveaux projets résidentiels en chantier (Le San Léon, Boisés Dion), le rôle d’évaluation foncière et son effet sur les taxes, le budget municipal 2026, ainsi que la comparaison avec les autres villes déjà couvertes de la Rive-Nord de Montréal.

Sommaire

Portrait du marché immobilier à Boisbriand en 2026

Boisbriand est une ville de la couronne nord de Montréal, dans la MRC de Thérèse-De Blainville, en bordure de la rivière des Mille Îles, dans la région administrative des Laurentides. Voisine de Blainville à l’est, de Sainte-Thérèse au nord et de Laval au sud, la ville s’est longtemps définie par son statut de ville industrielle, portée pendant plus de trente ans par la grande usine d’assemblage General Motors, avant de se réinventer autour d’un vaste redéveloppement mixte sur ce même site.

Au deuxième trimestre 2026, le marché résidentiel de Boisbriand affiche un ralentissement net des transactions, mais une résistance des prix. Selon Centris, le secteur a totalisé 62 transactions résidentielles toutes catégories confondues, en baisse de 51 % sur un an, pour un volume de ventes de 40,35 millions de dollars (-42 %). Les nouvelles inscriptions (124, -7 %) reculent elles aussi, mais moins que les ventes, tandis que les inscriptions actives progressent de 16 % — un signal de rééquilibrage progressif en faveur des acheteurs, à l’inverse du resserrement observé dans plusieurs villes de la Rive-Sud de Montréal déjà couvertes sur ce site.

Fait à retenir : malgré une chute de 51 % du nombre de transactions résidentielles au deuxième trimestre 2026, le prix médian d’une maison unifamiliale à Boisbriand a tout de même progressé de 2 % sur un an, à 635 000 $ — un marché qui se rééquilibre en volume, mais où les prix demeurent fermes.

Prix par segment de propriété : unifamiliales, condos et plex

Le tableau suivant résume les statistiques Centris du deuxième trimestre 2026 pour le secteur de Boisbriand, comparées à la médiane provinciale de l’APCIQ.

Segment Prix médian à Boisbriand Ventes / Inscriptions actives Médiane provinciale (APCIQ, août 2026)
Maison unifamiliale 635 000 $ (+2 % sur un an), 25 jours sur le marché (T2 2026) 43 ventes (-43 %), 61 inscriptions actives (+24 %) 497 501 $ (+2 %)
Copropriété (condo) 478 487 $ sur les quatre derniers trimestres (-4 %), 47 jours sur le marché en moyenne 13 ventes (T2 2026), 40 inscriptions actives (+2 %) 405 000 $ (+1 %)
Plex (2 à 5 logements) Données insuffisantes pour un prix médian fiable ce trimestre Volume de transactions trop faible (Centris) 715 500 $ (+11 %)

Trois observations se dégagent de ces chiffres :

  • Le prix médian unifamilial de Boisbriand (635 000 $) dépasse de 28 % la médiane provinciale de l’APCIQ (497 501 $), un écart notable mais nettement plus modeste que celui observé à Rosemère ou à Candiac, deux villes voisines déjà couvertes sur ce site.
  • Le segment condo, à l’inverse de l’unifamilial, affiche un recul de prix sur les quatre derniers trimestres (-4 %), une tendance à surveiller compte tenu du nombre élevé de nouvelles unités locatives livrées récemment dans le Faubourg Boisbriand, qui pourrait exercer une pression additionnelle sur ce segment.
  • La hausse marquée des inscriptions actives, tant pour l’unifamilial (+24 %) que pour le condo (+2 %), combinée à la chute du nombre de ventes (-43 % et -51 %), confirme un marché qui redonne progressivement du pouvoir de négociation aux acheteurs après plusieurs années de rareté.

Le Faubourg Boisbriand : du site GM à un pôle de 775 M$

Ce qui distingue le plus nettement Boisbriand de ses voisines de la Rive-Nord n’est ni un TOD ferroviaire neuf ni un canal historique, mais la reconversion, amorcée il y a deux décennies et toujours active aujourd’hui, de son ancien site industriel. L’usine d’assemblage General Motors de Boisbriand, qui employait des milliers de travailleurs, a fermé ses portes à la fin du mois d’août 2002. Le terrain de 240 acres (près de 10 millions de pieds carrés) a été vendu en novembre 2004 au promoteur Cherokee Canada Group pour 53 millions de dollars.

La revitalisation du site, connue sous le nom de Faubourg Boisbriand, a débuté en 2005 avec des travaux de décontamination et d’infrastructures, pour un projet total évalué à 775 millions de dollars, réparti entre une composante commerciale (290 M$), une composante résidentielle (365 M$) et une zone industrielle (120 M$). Les premiers commerces ont ouvert leurs portes en 2007. Le projet a par ailleurs été retenu comme l’un des cinq projets pilotes québécois du U.S. Green Building Council pour sa grille d’évaluation LEED pour l’aménagement de quartiers (LEED-ND), inspirée des courants d’urbanisme New Urbanism et Transit Oriented Development.

  • Contrairement à un projet bâti sur un terrain vacant, le Faubourg Boisbriand repose sur la décontamination et la reconversion complète d’un site industriel occupé pendant plus de trente ans, une opération rare à cette échelle sur la Rive-Nord de Montréal.
  • La composante résidentielle du projet (365 M$) continue de se développer aujourd’hui, plus de vingt ans après la fermeture de l’usine, par vagues successives de projets de condos et de logements locatifs plutôt que par une livraison unique.
  • La composante industrielle (120 M$) maintient une vocation d’emploi sur le site, ce qui distingue le Faubourg Boisbriand d’un simple projet résidentiel ou d’un centre commercial converti.

Plus de vingt ans après la fermeture de l’usine General Motors, le Faubourg Boisbriand demeure un chantier résidentiel actif plutôt qu’un projet achevé — une différence de rythme notable avec le PPU du pôle régional de Rosemère ou le TOD de la Gare de Candiac, deux redéveloppements plus récents et encore au stade réglementaire ou en début de construction.

Nouveaux projets résidentiels : Le San Léon et Boisés Dion

Deux chantiers résidentiels illustrent la poursuite du développement du Faubourg Boisbriand et de ses environs immédiats en 2025-2026. Le projet Le San Léon, du Groupe Immobilier Scalia, représente un investissement de près de 72 millions de dollars réparti en six phases de construction sur trois à quatre ans, chaque phase comptant un immeuble de 48 à 64 condos locatifs sur six à huit étages, pour un total dépassant 300 unités. Les phases 1 à 3 affichent un taux d’occupation de 100 %, la phase 4 atteint 80 % de location, et la phase 5 est actuellement en construction, avec une occupation prévue à l’automne 2026.

À proximité, le secteur Boisés Dion regroupe deux volets distincts : le projet locatif Altitude Boisbriand, composé de six immeubles de quatre étages totalisant 144 unités de 3½, 4½ et 5½ pièces le long de la rue Jean-Claude-Langlois, avec des livraisons prévues à compter de juillet 2026, et le projet Cité du Boisé Dion, qui propose des maisons jumelées avec garage à partir de 556 556 $ et des maisons unifamiliales neuves affichées entre 956 730 $ et 1 043 705 $ selon le nombre de chambres, soit un écart important par rapport au prix médian de revente de 635 000 $ observé par Centris.

  • La majorité des nouvelles unités livrées récemment à Boisbriand sont des condos ou appartements locatifs de moyenne envergure (48 à 144 unités par phase), plutôt que de grandes tours ou des quartiers entiers construits d’un seul coup.
  • L’écart marqué entre le prix médian de revente (635 000 $) et le prix des maisons neuves du projet Cité du Boisé Dion (jusqu’à plus d’un million de dollars) illustre la prime que commande la construction neuve dans ce marché, un facteur important à considérer pour un acheteur qui hésite entre neuf et existant.
  • Le volume de nouvelles unités locatives livrées (Le San Léon, Altitude Boisbriand) pourrait contribuer au recul de prix déjà observé dans le segment condo (-4 % sur les quatre derniers trimestres), si une partie de cette offre finit par concurrencer les copropriétés existantes mises en vente.

Le rôle d’évaluation foncière 2026-2028 et son effet sur les taxes

Le rôle d’évaluation foncière triennal 2026-2028, entré en vigueur le 1er janvier 2026 sur la base des valeurs marchandes au 1er juillet 2024, confirme une progression marquée de la valeur des propriétés résidentielles boisbriannoises. Selon le budget municipal adopté le 3 décembre 2025, la valeur moyenne d’une propriété résidentielle a augmenté de 23 %, pour atteindre 592 866 $.

Malgré cette hausse importante du rôle, la Ville a choisi d’ajuster son taux de taxation afin de limiter l’impact réel sur le compte de taxes plutôt que de le laisser suivre intégralement la progression des valeurs.

  • Une hausse de 23 % de la valeur moyenne au rôle d’évaluation ne s’est pas traduite par une hausse équivalente des taxes : le compte de taxes moyen n’a augmenté que de 2,75 % (environ 95 $) pour une résidence unifamiliale de valeur moyenne, grâce à un ajustement du taux de taxation résidentiel.
  • Une taxe de services additionnelle de 7 $ a également été appliquée, un montant marginal comparé à l’ampleur de la hausse du rôle.
  • Le rôle actuel repose sur une valeur de référence datant de juillet 2024 ; le prochain dépôt, attendu pour le cycle 2029-2031, reflétera vraisemblablement une partie de l’évolution additionnelle du marché observée par Centris depuis, compte tenu du décalage habituel entre la date de référence du rôle et les conditions de marché courantes.

Avec une hausse de 23 % de la valeur moyenne des propriétés résidentielles au rôle 2026-2028, mais un compte de taxes moyen limité à 2,75 % grâce à un ajustement du taux de taxation, Boisbriand illustre concrètement pourquoi une hausse du rôle d’évaluation ne se traduit pas automatiquement par une hausse équivalente des taxes municipales.

Le budget municipal 2026 : investissements et modernisation

Le conseil municipal de Boisbriand a adopté, le 3 décembre 2025, un budget 2026 de 94,83 millions de dollars, accompagné d’un programme d’immobilisations de 63 506 228 $ pour l’année. Une partie importante de ces investissements vise l’entretien et la mise à niveau des infrastructures aquatiques et sanitaires, ainsi que l’amélioration des installations de traitement des eaux.

  • Réfection des courts de tennis et ajout de terrains de pickleball au parc Pellerin, un investissement dans les infrastructures récréatives qui répond à la popularité croissante de ce sport partout au Québec.
  • Acquisition d’une plateforme intelligente de gestion de la circulation (« No Traffic »), un outil de modernisation de la gestion municipale plutôt qu’un projet immobilier au sens strict.
  • Expansion du réseau de vélos en libre-service BIXI prévue pour l’été 2026, un signal de densification et de mobilité active cohérent avec la croissance résidentielle du Faubourg Boisbriand.

Pour un acheteur ou un investisseur, ce budget confirme une ville qui investit dans ses infrastructures et sa qualité de vie tout en maîtrisant l’impact fiscal de la forte hausse de son rôle d’évaluation, un équilibre qui n’est pas garanti d’une municipalité à l’autre sur la Rive-Nord.

Boisbriand face à ses voisines de la Rive-Nord

L’article de portrait régional sur le marché immobilier de la Rive-Nord de Montréal classe déjà Boisbriand, avec Blainville, dans la catégorie « haut de gamme proche », avec une fourchette agrégée de 580 000 $ à 750 000 $ pour l’unifamiliale et un court profil descriptif (« adjacent à Blainville, une combinaison similaire mais à des prix légèrement plus accessibles ») — sans statistiques trimestrielles précises, sans mention du Faubourg Boisbriand ni du rôle d’évaluation foncière. Le prix médian réel de 635 000 $ observé par Centris au deuxième trimestre 2026 se situe bien à l’intérieur de cette fourchette agrégée, ce qui confirme un angle complémentaire et à jour pour cette ville précise plutôt qu’un chevauchement.

Ville Prix médian unifamilial (2026) Facteur structurant du marché
Boisbriand 635 000 $ Faubourg Boisbriand (ancien site GM, redéveloppement de 775 M$)
Rosemère 817 000 $ PPU du pôle régional (Place Rosemère)
Blainville 650 000 à 850 000 $ (fourchette régionale) Haut de gamme proche, Domaine de la Pinière
Saint-Eustache 520 000 à 660 000 $ (fourchette régionale) Vieux-Saint-Eustache, rivière des Mille Îles
Terrebonne 500 000 à 650 000 $ (fourchette régionale) Lanaudière proche, ligne exo Mascouche

Avec un prix médian unifamilial de 635 000 $, Boisbriand se positionne comme l’option la plus accessible du trio « haut de gamme proche » de la Rive-Nord, sous Rosemère (817 000 $) et sous le bas de la fourchette de Blainville (650 000 $), tout en profitant d’un moteur de développement unique : la reconversion toujours active de son ancien site industriel plutôt qu’un centre commercial vieillissant ou un ancien golf en friche.

Portrait démographique et ménages

Selon le recensement 2021 de Statistique Canada, Boisbriand comptait 28 308 résidents sur une superficie terrestre de 27,67 km², pour une densité d’environ 1 023 habitants au kilomètre carré — une hausse de 5 % par rapport aux résidents dénombrés en 2016. La ville comptait 11 425 ménages privés au moment du recensement.

  • Une croissance démographique modérée mais réelle (+5 % entre 2016 et 2021), plus soutenue que celle de Rosemère (+0,9 %) sur la même période, cohérente avec l’ajout continu de nouvelles unités résidentielles dans le Faubourg Boisbriand.
  • Une superficie plus de deux fois et demie supérieure à celle de Rosemère, ce qui laisse structurellement plus de place à la densification et à de nouveaux projets, notamment sur les terrains encore disponibles du secteur industriel reconverti.
  • Un profil de ville en transition, passée d’une économie dominée par une seule grande usine à une base plus diversifiée mêlant résidentiel, commerce de détail et petite industrie.

Transport : autobus exo et accès aux gares voisines

Contrairement à Rosemère ou à Candiac, qui disposent chacune de leur propre gare de train de banlieue, Boisbriand n’a pas de gare exo sur son territoire. Les résidents qui empruntent le train doivent se rendre à la gare Sainte-Thérèse ou à la gare Blainville, toutes deux situées dans les municipalités voisines, pour accéder à la ligne 12 — Saint-Jérôme du réseau exo vers le centre-ville de Montréal.

  • Le secteur exo Laurentides dessert Boisbriand par autobus, avec des liaisons locales et des correspondances vers les gares de train des villes voisines et vers le métro Montmorency à Laval.
  • L’absence de gare propre distingue nettement Boisbriand des villes où un TOD ferroviaire agit comme moteur de développement immobilier direct, comme à Candiac ou, dans une moindre mesure, à Rosemère.
  • L’accès autoroutier par l’autoroute 15, qui traverse le territoire de Boisbriand, demeure l’option dominante pour les déplacements en automobile vers Laval et Montréal, et explique en partie l’attrait historique du site pour une grande usine d’assemblage automobile.

Le marché locatif à Boisbriand

Comme pour plusieurs villes de banlieue déjà couvertes sur ce site, le segment locatif institutionnel (plex) demeure difficile à analyser statistiquement à Boisbriand : le volume de transactions Centris est resté trop faible au deuxième trimestre 2026 pour produire un prix médian fiable. Selon le rapport 2025 de la SCHL, le taux d’inoccupation de la région métropolitaine de recensement de Montréal s’est établi à 2,9 %, un contexte de marché locatif encore serré à l’échelle régionale.

  • Le volume important de nouvelles unités locatives livrées récemment (Le San Léon, Altitude Boisbriand, plus de 400 unités locatives combinées à terme) représente une addition significative à l’offre locative de la Rive-Nord, ce qui pourrait modérer localement la pression sur les loyers dans les prochaines années.
  • Pour un investisseur, le faible volume de plex existants disponibles à la revente limite les occasions d’acquisition directe d’un immeuble à revenus déjà établi à Boisbriand, une situation similaire à celle observée dans les autres villes du cluster Rive-Nord.

Le contexte des taux d’intérêt et son effet sur le marché

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % le 2 septembre 2026, une septième décision consécutive de statu quo. Le gouverneur a invoqué la persistance du conflit au Moyen-Orient, la hausse des prix mondiaux de l’énergie et le risque d’escalade commerciale avec les États-Unis comme facteurs de prudence, tout en soulignant une croissance économique plus forte que prévu au deuxième trimestre (PIB en hausse de 3,3 %). La prochaine annonce est prévue le 28 octobre 2026.

Ce plateau de taux relativement stable contribue à expliquer la résistance des prix à Boisbriand (+2 % pour l’unifamilial) malgré une chute marquée du nombre de transactions (-51 % toutes catégories confondues) : des conditions de financement prévisibles limitent l’empressement des vendeurs à baisser leurs attentes de prix, même dans un marché qui se rééquilibre clairement en volume.

Pour un acheteur à Boisbriand, la combinaison d’un taux directeur stable, d’inscriptions actives en forte hausse (+24 % pour l’unifamilial) et d’un rythme de vente qui ralentit (-51 % de transactions) crée un rapport de force plus favorable qu’il ne l’a été depuis plusieurs années, sans pour autant que les prix aient encore cédé du terrain.

Conseils pour les acheteurs à Boisbriand

Acheter à Boisbriand dans un marché qui se rééquilibre progressivement exige tout de même une préparation financière rigoureuse. Quelques repères pratiques :

Conseils pour les vendeurs à Boisbriand

Avec des ventes en baisse de 51 % et des inscriptions actives en hausse de 16 %, les vendeurs boisbriannois évoluent dans un contexte nettement plus exigeant qu’au sommet du marché des dernières années :

  • Établir un prix de départ réaliste en fonction des ventes comparables les plus récentes plutôt que des attentes fondées sur les sommets antérieurs, compte tenu du recul marqué du nombre de transactions.
  • Compléter une déclaration du vendeur rigoureuse, particulièrement importante pour une propriété d’un secteur établi où l’historique des rénovations peut faire l’objet d’une attention accrue de la part des acheteurs.
  • Évaluer le meilleur moment pour vendre compte tenu de la hausse marquée des inscriptions actives, qui augmente la concurrence entre propriétés à vendre.
  • Comparer les options vente par le propriétaire ou avec courtier et bien comprendre la structure de commission avant de choisir, dans un marché où un accompagnement professionnel peut faire une différence sur le délai de vente.
  • Se familiariser avec la démarche complète de vente d’une propriété au Québec et éviter les erreurs fréquentes des vendeurs.
  • Si l’évaluation municipale semble déconnectée de la valeur marchande réelle malgré la hausse de 23 %, envisager de contester l’évaluation municipale dans les délais prescrits, et prévoir la taxe de bienvenue que devra assumer l’acheteur au moment du transfert.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Faubourg Boisbriand et à quoi ressemble-t-il aujourd’hui ?
Le Faubourg Boisbriand est le redéveloppement, amorcé en 2005, de l’ancien site de l’usine d’assemblage General Motors, fermée en 2002. Le projet total, évalué à 775 millions de dollars, combine une composante commerciale, une composante résidentielle et une zone industrielle. Plus de vingt ans après le début des travaux, le secteur continue d’accueillir de nouveaux projets résidentiels, dont plusieurs phases de condos locatifs livrées ou en construction en 2025-2026.

Pourquoi le prix médian des maisons à Boisbriand est-il plus accessible qu’à Rosemère ou à Blainville ?
Boisbriand dispose d’une superficie municipale plus vaste que Rosemère et d’une offre de terrains historiquement plus abondante grâce à la reconversion progressive de son secteur industriel, ce qui a limité la pression sur les prix comparativement à des villes à l’offre de terrains plus contrainte. Le prix médian unifamilial de 635 000 $ demeure néanmoins bien au-dessus de la médiane provinciale de l’APCIQ (497 501 $).

Boisbriand est-elle desservie par un train de banlieue ?
Non, Boisbriand n’a pas de gare exo sur son propre territoire. Les résidents doivent se rendre à la gare Sainte-Thérèse ou à la gare Blainville, dans les municipalités voisines, pour accéder à la ligne 12 — Saint-Jérôme vers le centre-ville de Montréal. Le secteur exo Laurentides dessert toutefois la ville par autobus.

La hausse de 23 % du rôle d’évaluation foncière signifie-t-elle que mes taxes vont augmenter d’autant ?
Non. La Ville de Boisbriand a ajusté son taux de taxation résidentiel de façon à limiter la hausse moyenne du compte de taxes à 2,75 %, soit environ 95 $ pour une résidence unifamiliale de valeur moyenne, malgré la progression de 23 % de la valeur moyenne des propriétés résidentielles au rôle 2026-2028. L’effet réel sur un compte de taxes individuel dépend de la variation de la valeur de la propriété par rapport à la moyenne de sa catégorie.

Quels sont les principaux nouveaux projets résidentiels à Boisbriand en 2026 ?
Le projet Le San Léon, un développement de condos locatifs en six phases totalisant plus de 300 unités, poursuit sa construction avec une phase 5 dont l’occupation est prévue à l’automne 2026. À proximité, le secteur Boisés Dion combine le projet locatif Altitude Boisbriand (144 unités, livraisons à partir de juillet 2026) et le projet de maisons neuves Cité du Boisé Dion, avec des unifamiliales affichées au-delà d’un million de dollars.

Le marché locatif de Boisbriand est-il une bonne option pour un investisseur immobilier ?
Le volume de transactions de plex existants à Boisbriand demeure trop faible pour établir un prix médian fiable, ce qui limite les occasions d’achat d’immeubles à revenus déjà établis. L’arrivée de plusieurs centaines de nouvelles unités locatives neuves (Le San Léon, Altitude Boisbriand) pourrait toutefois modérer la pression sur les loyers localement, un facteur à considérer pour un investisseur qui envisagerait la construction neuve plutôt que l’acquisition d’un immeuble existant.

Quel est le meilleur moment pour vendre une maison à Boisbriand en 2026 ?
Avec des ventes en baisse de 51 % et des inscriptions actives en hausse de 16 % au deuxième trimestre 2026, le marché boisbriannois s’est nettement rééquilibré par rapport aux années précédentes. Un vendeur qui souhaite maximiser ses chances devrait fixer un prix basé sur les ventes comparables les plus récentes plutôt que sur les sommets antérieurs, et se préparer à un délai de vente potentiellement plus long que lors des dernières années.

Sources


Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un conseil financier, juridique ou professionnel personnalisé. Les statistiques immobilières évoluent rapidement et peuvent varier selon la source et la période de référence consultée. Pour toute décision d’achat, de vente ou de financement, consultez un courtier immobilier, un courtier hypothécaire ou un notaire qualifié. Pour en savoir plus sur notre approche éditoriale, consultez notre page méthodologie.